22.07.2008

Virgulez, y'a rien à voir!

Sous l'arbre aux milles larmes écloses, je t'embrasse mon ecchymose. Petite douleur d'été, toujours vive et secrète, quelque part dans les débris de mon vieux cristal. Voilà que je te câline -en guise de prélude- et non sans regrets. Oh, cygne cynique, au bec effilochant! Oh, rapace dérapant, visant ma clique! Ces moments jolis teintés d'espoir, ces plumes tranquilles sans affres noires... Je sais que tu reviendras, les maux sont solides, et mes mots sont faibles, pour esquisser la torture: regards acides, rongeant les pétales; solitudes collectives, attisant les plaies; vices carnivores, charcutant la bonté. Alors je te baise ma douleur, et je t'immole de l'intérieur; pyro-métaphores, hystéries lumineuses, imminentes en ta panse: "kaboum!". Désormais je te creuse, une tombe silencieuse. Atavique trou parterre, signature funeste, que je te dédirai ce jour d'allégresse, où ton corps purulent sera inhumé... Amène!

31.05.2008

El derecho de vivir en paz

Voici un des troubadours engagés que j'admire le plus, Vicotor Jara. C'était une grande figure de la résistance chilienne. Il fut tué après le coup d'État de Pinochet en 1973 [quand il renversa le président socialiste Allende grâce à l'aide de l'armée fasciste et de la CIA]. On raconte qu'avant d'être fusillé, des soldats sans scrupules lui auraient tranché "symboliquement" quelques doigts, puis ils lui demandèrent ironiquement de chanter un air, alors Jara  commença à fredonner un hymne de résistance populaire [face aux autres prisonniers raflés]... les soldats devinrent furieux et le criblèrent de balles.

On t'oublira pas, l'ami.