28.05.2007

Le festin de Luna

Il était recroquevillé en forme de phoetus, avec des yeux éclatés qui fixaient le plafond moisi. Il était nu comme un chien, maigre comme un os, et bavait comme un cactus meurti. Parfois il avait des spasmes, alors il souriait à la crasse, ou il chialait tout court, pour satisfaire sa folie naissante. Les néons foireux da la salle de bains hachaient ses convulsions, ils accentuaient aussi les explosions chromatiques de ses délires mentaux... Personne n'était là pour l'aider, il ne pouvait compter que sur lui même dans cet infernal cauchemard. Lors d'un geste désespéré, il essaya de fracasser son crâne contre le rebord de la baignoire, mais il échoua, le coup ne fut pas assez violent. Il réussit seulement à se faire un échymose bleuâtre au niveau du front. Alors il se leva péniblement pour saisir une lame de rasoir. Puis, sans aucun regret, il s'ouvrit les veines de son bras droit. Le sang froid commença à couler silencieusement, au bout de quelques minutes il perdit connaissance.

[...]

Quand le concièrge de l'immeuble força la serrure, il trouva un mystérieux chat albinos entrain de lécher un squelette ensanglanté. 

04.02.2007

Requiem pour un nez non endurci

Attention, les faillots sont perfides:

Espace exigü, ascensseur nonchalant, et soudain: "pfff", micro-molécules fécales dans l'air rare juxtaposé, soit, une emmanation punitive qui condamne autrui à auto-détruire ses poummons, achevés par l'arrogance gazeuse qui peuple chaque centimètre cube de nourriture oxigénée assimilable, le coupable serre les fesses pour délimiter les dégats colatéraux, hélas, il est trop tard, un cadavre indélébile souille désormais son C.V [Cul Violent].

Kouka n'a pas survécu.

 

03.01.2007

Avortement du projet

Kouka abandonne son projet d'autodésignation par le pronom personnel "il". Ceci pour deux raisons:

Primo: Après tout c'est une larve, et ce projet est vraiment ambitieux, il demande trop d'efforts en matière de syntaxe.

Secundo: Il devrait expliquer tout le temps pourquoi il parle ainsi et JE me doute que les gens puissent comprendre la démarche existentielle.

 

Le "jeu" continue...

[Snif de cocaïne].

 

30.12.2006

Tête de poussin

Tête de poussin

vomit [du jambon ahuri].

Etrange, dans ses veines,

il danse sous les flocons d'avoine

qui fondent les lampadères en zinc

                et les rebords des lèvres [grinçantes].

 

Tête de poussin

             se bat avec une autre tête de poussin,

leurs os roulent sur le caniveau de la nuit [fantôme],

tome I tome II [tamtam]

              c'est toujours le même con-bat,

et-les têtes-se-fêlent-se-fracassent-se-désintègrent-se

    prennent pour des mangas intoxiqués,

                 et le sang tiède y farfouille une brèche

une ouverture, dans le corps flou.

                                                  Fous,

que sont ces têtes de poussins,

ils tabassent un troisième maintenant,

pis un quatrième,         voilà

          un quart d'heure que ça bastonne,

            sans "car"

              sans raison.

La boule d'échymose grandit,

  elle est massive               [tellurique]

    nom d'une pipe

                          même les ombres se charcutent,

même les pensées s'entrecoupent,

          leurs âmes exhalent des spasmes ensanglantés. 

                                      Et et et et et

personne ne balayera la viande

                                     v,i,a,n,d,e 

                                       vie en deux

                    [qui pousse hein?]

28.12.2006

Sueur solaire

Depuis tout petit, Kouka regarde le soleil, cela ne lui blesse guère les rétines car à chaque instant il utilise son troisième oeuil métaphysique. Un beau jour, en plein mois d'éte, il vit que le pauvre astre avait tellement chaud qu'il transpirait comme un cochon sous sa peau magmatique. La sueur dorée qui suintait du soleil se répandait dans tout l'univers, et notemment sur terre ou elle arrivait à la vitesse de la lumière [c'est pouquoi personne ne pouvait perçevoir ce phénomène cosmique]. Kouka remarqua par la suite que les points de chute de cette transpiration intersidérale étaient bien définis, seuls les fleurs et autres rares végétaux délicats pouvaient être des cibles potentielles, car ils étaient capables de capter cette sécrétion et de la stocker temporairement. Kouka déduit donc que le pollen était en réalité la sueur déshydratée du soleil [dans un état poudreux], et que les abeilles ne fesaient que lui rendre sa véritable allure liquide, vous savez ce fluide précieux que l'on appel "miel" et dont raffolent les petits enfants avides de glucose.

Remercions donc notre astre éternel, le fruit de sa dure labeur énergétique nous procure bien plus que de la simple lumière bronzante...