06.08.2008

Effet-mère

As-tu déjà perçu l'ombre inversée d'une étoile gitane fonçant dans la poussière d'une chimère constellaire?

C'est l'amour débridé... "Pan!"

04.08.2008

Chic lamantin

Amour aliénant, cercueil des folies

pourrir dans le noir, avant les mois blancs

j'écris mes cris, acryliques crinières

les frontières se creusent, toutes pieuses

avalanches minuscules, de larmes félines

un crâne roule, oh! ciel tournant: "pan!"

doigter les cordes, de l'amante régulière

chocolats bourgeois, brûleurs de billets

et ces mots roses, se mutant en épines

je miaule désabusé, tout est révolu.

26.07.2008

Echos

Un petit fantôme noisette pleure dans mes yeux -tartines de chagrin, marmelades lacrymales- Je voudrais tant le consoler, lui dire chaleureusement qu'il n'est pas le seul fantôme chétif de l'univers, et que ses illusions puériles s'élèvent au-dessus de la vaine poussière. Mais je n'ose point. Il y'a comme une pudeur, qui inonde mon coeur, et me paralyse. Après tout, qui suis-je, pour me permettre de lui servir tous ces mensonges. Car il est seul dans son malheur, et ses maigres lambeaux d'espoir s'estomperont dans la crue réalité. Le petit fantôme est condamné. Et je ne peux pas faire grand chose pour l'aider. Je ne veux plus mentir. Je ne veux plus de mirages comestibles, ni de rires défenestrés; je ne veux plus de pays sans chauves et ni de colombes assassines. Le petit fantôme égaré doit grandir, ou trépasser. Pour devenir un spectre fort, effrayant: un amusant chasseur de croyants naïfs, un cauchemar splendide à deux heures du matin, un cri déchirant les entrailles du silence... Petit fantôme chétif, je sais que ces palabres ne t'atteignent pas, mais l'espoir qui vogue dans mes veines coagulera, qui sait, l'élan pragmatique qui te rendra adulte, un véritable spectre redoutable, affreux et malin. Je prierai pour toi, petit fantôme sans nom; je prierai pour toi, avec mes pleurs sans fond.

02.04.2008

Passons à la vitesse supérieure!

Je crains que les autorités totalitaires de la raie publique du Dragon, ne fassent aucune concession à l'égard du grand peuple ch'tibétain. J'invite donc vivement les futurs champignons olympiques, notamment les lanceurs de javelots [bien aiguisés] et les archers [robinesques des bois] à viser avec une immense précision les espaces V.I.P [Very ignoble people] où s'entasseront des grappes sordides de politichiens colonialistes sans âme.

No pasarán, "Pan!".

01.05.2007

Goûte la goutte

Le grand nuage obscur grondait les petits aléas du jardin délicat que j'essayais pathétiquement d'explorer avec l'invariable envie avariée de découvrir les activités captieuses de mon chat Nikita le troisième le vrai le fou celui qui ressemble à un incroyablissime super-écureuil tyranique-divin car ce bon vieux malin extermine l'autre vermine-féline concurrentielle de notre pâté de quartier immédiat afin de garantir avec enthousiasme les limites modulables de sa littière infinie aussi bien pour y déposer ses affreux déchets fécaux que pour y donner des sérénades rock-ambolesques à moults petits êtres aux allures d'insectes naïfs et nains tels que les zizis des fleurs délétères et les chattes des mauvaises herbes milliardaires qui pullulent pour peupler progressivement chaque putain de recoin du jardin péruvien tout autour de ma piaule éclatée ainsi que de mes cils si si et de mes pensées embourbées au fil des saisons savamment saisies et tiens voilà la pluie sans pudeur qui débarque avec ses grosses godasses chaudasses-lubrifiées "Glups" la marque naturelle qui se démarque par sa fine silhouette et sa constitution acqueuse aérodynamiquement tranchante reflétant les paysages à l'envers jusqu'à leur imminente explosion au contact du sol assassin connu pour sa soif de larmes célestes à l'image de celles qui ruissèlent vaguement le long du violon de mon front tout au bout des nuits pâles quand je rêve éveillé de bouffées sensuelles aux capacités grandement régénératrices.

[...]

[idem]

"Glups, glups, glups...", c'est devenu un déluge, le soleil a été évacué!

18.02.2007

El toro

Il interjecte*

comme il rouspète

          pis, la Rousse pète

intrinsèque

      à une déviance

               un peu rance

pour une fleur

       dont la couleur, et la couleuvre

                            frôle la pose d'un rose-échymose

dit...

               Et subversive, verticale

ce qui plait pas, au fada                

                                    alors:                 "Paf"! et "Paf"!

Là-bas, la bat, l'abbat, monsieur couillu

     quelque part, dans ce jardin

           où il Rousse-pète

                sa gueule

                    fou

                      .

04.01.2007

Kha

Le nuage gronde

                  est affamé

        nonchalant

la pluie tombe

                 est sucrée

  dessinant

      les petits océans

      où se perdent les oeufs

                                        des moustiquesses carnivores.

 

-Venez me déchiqueter

mes bras, ma diagonale

                 pompez mon venin caustique

      tic

         hic.

-Desséchez moi

mes organes, ma verve

avant que l´heure exacte me con-sume

                                             fume, dune

 

Os qui craque

    artère qui fuck'

                    "slack"

!

 

23.12.2006

Désabusé

Vie-en

de

nourrir la mort

vie-en

de

très-pas

libérateur

.

 

Pâle

.

 

22.12.2006

Retour

 

Tout est revenu d'un coup

une gifle glacée

[pour un coeur meurtri]

le pont me disait: "allez mon vieux, viens te jeter!"

mais pas mes pas

ils m'on conduit vers la fuite

loin, loin de cet orage ravageur

qui fesait pleuvoir mes yeux.

 

En rentrant à la maison

j'ai déccroché le téléphone

puis, j'ai composé le numéro sanglant

une dernière fois.

 

La folie m'oxydait

ah

ah ah

et, ah ah ah

kaboum lugubre!

 

Puta mierda 

l'amour est un poison 

[vicieux

il faudra m'effacer de sa périphérie

ou trépasser de mélancolie

seul