18.07.2008

Pour une fée suédoise

Ta blanche main, tendre comme la neige, je la serre fort dans la mienne, encore et encore. Elle ne pourra guère me brûler, preciosa, car je suis une flamme, mouvante et totale, vois-tu? Puis on ira crâcher sur les nuages hautains, et planter des mangues bleues dans les prairies fécondes. Tu verras, on sera des lutins fous et ivres d'étoiles; ici, allà, partout, profitant de l'instant précieux qui fige les horizons avant les grands cataclysmes. Et peut-être que cet instant, rare, deviendra une éternité irrationnelle durant laquelle un arôme de bonheur parfumera nos chairs au milieu du chaos; pour le meilleur, et pour le pire, mi cielo. Alors viens vite, je suis où tu sais... je suis dans ton coeur, chaud et sucré.

25.02.2008

Jusqu'à ce que nos lents élans devinssent...

Il glissait timidement sur l'accent circonflexe de la demeure, le zizi-serpent. Puis, il sauta vers l'en haut pour tomber verlan bas, comme toujours, abonné à l'abandon. Mais cette fois, le valeureux malheureux n'y pare-brise point, car un petit rot de nuage stoppa la tentative tant attendue -même si cela était un trognon-problème en ce qui me sourcil ou cerne-. Le bibi-cerveau [lent] se retrouva donc gisement de pétrole, saboté, humilié, tel un oeuf écrabouillé par une pépite de désir aux reflets terroristes. Mais il jura, il jura en pièce jointe rajeunie, que cet épisode purûlant ne résumerait point d'exclamation la trajectoire de son future cadavre! Car l'immonde l'avait vu bien d'autres foules sous un autre sangle, et les péripéties de ses antiques étrons autodidactes avaient déjà placardé sa réputination récidiviste. Le quiqui-gazon mourut bienséance dans un silence quantique de plomb: "boing!". Et les voisines Quart-de-Camembert, pleurèrent des océans hypocrites sous les becs -benzènes- des faucons croquant l'altitude réglissante de la maison, toujours aussi gluante et venimeuse qu'une tranche de serpent:

              "Pan!" [circuit].

01.01.2008

K. minus [douce nostalgie]

Photobucket  

Photobucket
 

Si, si, j'étais bel et bien blond, et un peu insolent [il parait] hum...

Fusée

Je m'en vais au fond

du pourpre siphon,

afin d'y fondre

foncièrement seul.

Et quand je renaîtrai, à l'insu du visible-risible,

je serai le petit cafard pourri qui te mord les orteils...

-Ah! Ah!

Ou peut-être bien,

juste une larme

qui se poignarde

sur ta pâle joue-

29.12.2007

Kébauche

Photobucket 

14.12.2007

Mexique, photos (suite)

428026ed6cf30e03472335a507445872.jpg
6e8ea07214208315be8819190d3683f0.jpg
24873be151401721b4bb6e2e6d2180bf.jpg
 
Photo 1: Dans les rues de Guadalajara. Photo 2: Au site archéologique du cimetière totonaca près de la ville de Veracruz. Photo 3: Un chat, donc moi, comme dirait le sage Truc.

24.11.2007

Etrinzelte

Rires pirates voguant sur le bitume

cernes labourées par la fatigue

déchirons nos lèvres closes

bruine de chocolat, rose

éclatant le verglas humain.

                                                                

Et thé-toi, et tue-moi

précieuse fibre

tzigane

ane

.

28.04.2007

Lunatisme

Un vieux soleil agonisant crépitait juste derrière la sublime basilique subliminale de Four-rivière alors que je flânais en zigzaguant sur les trotoirs-pavés exquis du vieux Lyon comme un fantôme décontracté et les gens-légendaires sautaient à mes yeux  écarquillés par le biais d'explosions mutiples de souvenirs acidulés mêlés à des odeurs visuelles tant bien que mal assimilables car il fallait voir et sentir ce que mon malhomme de chemin me livrait insolemment à chaque coin de rue on trouvait éparpillés en mille notes bohèmes des saltimbanques des accordéonistes des gratteurs à n'en plus finir tellement la source semblait inépuisable et moi dans toute cette foire de sensations urbaines j'aurais aimé sortir "zip" ma guitare et pisser mon malheur en "Mi" mineur mais je n'avais que du vent entre mes dents inertes et les poches remplies de pessimisme névrotique espéculatif-résonnant bien puissant sourtout après avoir eu une matinée aussi crade moralement ce jeudi que je dis "dead-Jedi" le genre de 24 heures dépressives où l'on aimerait être un ballon de baudruche enterré de façon mécanque sous terre quelque part dans un potager bucolique-dental à l'insu du monde antropophagique bref de zèbre-abrupte ce n'était point le moment-mendiant de jouer au cowboy improvisé dans ces rues magiques fantastiquement peuplées car même s'il avait plu un voile rassurant de brume épileptique mon cerveau me servait certains dicats autartiques et je n'étais pas dans la couleur du temps ni dans la férocité des tags psyquédéliques qui tatouent les murs moi j'étais plutôt quelque part allongé dans une rance parcelle passive pseudo-protectrice symbolisée par mon chat Nikita affalé sur un radiateur éteint alors qu'il sait pertinemment qu'il ne s'allumera jamais à moins que la baraque-baroque brûle dans une flamme de came à sucre au bon karma ce qui est bien loin-lion des horizons prophétiques qui ont l'habitude de mollarder grâcieusement ma fenêtre réceptrice.

 

Aujourd'hui c'est le contraire,

             j'ai des sourires plein les poches!              "Pan!"

15.10.2006

Rencontre

La fille Glups-sur-la-joue,

je joue

je joue avec joie

je joue avec joie sous le joug

je joue avec joie sous le joug de son esprit joyeux

la fille Glups-sur-la-joue,

elle est Nuit-Rose-Bonbon

avec le troisième oeuil

celui qui perçe les surfaces de chair pour saisir l'essence des êtres

une humaniste à tour de bras et d'athébas,

je craque et je recraque

mes os s'éclatent sur son parebrise

c'est un parking des sens et des théories philosophiques

où je gare mon véhicule, où je me véhicule et m'égare

comme dans un songe enfumé

avec sa silhouette, et des tulipes en chocolat

[aux charmes impossibles]

alors je fond

[à fond]

je ris

[Harry, ledit Terry?]

je chiale par révulsions

pis ce sourire sincère et bénévole qui me réchauffe la möelle

la solitude est une telle poisse, un autel de la discretion

alors mes amis que j'embrasse

devenons fous

kaboum!!! [sans direction]