10.03.2008

Humedad

Tu dulce mirada tenebrosa, es como una pequeña naranja jugosa, que le da sabor a mis noches insípidas... Por favor, mi preciosa Tentación, empápame con tus ojos marvillosos! Qué me estoy secando hasta los huesos! Y me lleva [al vacío, al vacío infernal] la chingada madre!

27.12.2007

Sabrons le shampoing!

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Chers fantômes errants, je suis entrain de mettre mes croquis exquis [ceux qui ont été supra-numérisés] dans l'album photo de mon site alternatif-formaté-interactif-mais-interesting-malgré-t... donc n'hésitez pas à y jeter un coup d'oeil. Mais attention, je n'ai pas encore fini, il m'en reste d'autres... [soupir]. En outre, vous pourrez y trouver six chansons téléchargeables issues de mon dernier opus surréaliste. Et n'oubliez surtout pas: L'imaginaire pour horizon! Pan! Pan!
 
Post-lutin: Au-dessus, Mélo-lama et une vague photo d'identité grossièrement usée par l'oubli [patati-blablabla] lancinant.

24.12.2007

Glaire Noël

Guirlandes aguichantes

-"glups!" sur la joue-  

pellicules arctiques

-"glups!" sur la joue-

rubans tortionnaires

-"glups!" sur la joue- 

bonhomie comédienne

-"glups!" sur la joue-

refrains éthyliques  

-"glups!" sur la joue-

marshmallows vampires

-"glups!" sur la joue- 

et les gens, fort contents

généreux incontinents...

19.12.2007

Tumultes

Offre-moi tes longs doigts pusillanimes

pour les trancher avec les moustaches de ma guitare

et les accords dissonants rempliront le boudoir

et le sang valsant teindra l'éternité
 
[...] 
 
"Slack!"

12.12.2007

Déraillement

Je scrutais son bonnet bleu cyan dans la pénombre. Elle était assise à côté de moi, grelottante et lasse. On s'était réfugiés dans une cage d'escalier, dont la porte était miraculeusement ouverte, pour nous reposer un peu à l'abri du froid carnivore. Mais on arrivait pas à s'endormir, on avait tant de choses à se dire. Des choses qui troublent, des choses toutes rouges, comme les ampoules des arbres de la Croix Rousse [saignantes cerises lumineuses de Décembre]. Puis, j'ai passé mon bras sur son épaule tremblante, je voulais juste lui transmettre un peu de chaleur humaine, elle ne cessait de se plaindre du froid, et je ne pouvais point rester les bras croisés. Cependant, au fur et à mesure, la situation est devenue étrange. Je ne sais comment, je me suis retrouvé entrain de dessiner des cercles irréguliers, des ondes ricochantes, avec le bout de mes doigts sur ses cuisses tièdes. Et ces gestes, silencieux et nonchalants, la faisaient frissonner de plaisir... J'étais un autre, et Rimbaud rira dans sa tombe. Ce n'est vraiment pas dans mes habitudes d'agir de la sorte. J'ai pratiquement toujours réussi à contrôler mes pulsions lubriques, et Dieu sait que les hommes en débordent, mais cette nuit, dans cette cage d'escalier atemporelle, dans cette bulle voluptueuse et irréelle, j'ai franchi les frontières de ma propre éthique personnelle. Après quelques gentilles caresses, j'ai fini par m'abandonner à ses douces lèvres, ventouses pulpeuses de l'amour. Nos langues s'enroulaient avec violence, nos nez boxaient avec fougue, et nos mains, nos mains espiègles sont allées chercher les parties les plus cachées, les plus sensibles. Je bandais comme un chien, elle mouillait comme une reine. On aurait tant aimé rentrer l'un dans l'autre, faire l'amour secrètement dans ce nid fantôme, sous les ailes de notre animalité instinctive... Cependant, mon éthique endormie a bondi tout au fond de mon cerveau. Je ne pouvais guère aller plus loin, car je voyais en elle une amie, et rien d'autre. Je voulais pas me sentir minablement vide après l'acte, et devenir hypocrite comme tant d'hommes, et cela même si le désir mutuel était à son paroxysme... Alors, j'ai tout arrêté, de façon progressive. Je lui ai demandé pardon, et je l'ai embrassée une dernière fois, inexplicablement. Quand on est sortis de là, le vent du petit matin nous gelait les os. On est allés jusqu'à la gare, elle était pas très loin, il fallait juste suivre les voies du tramway qui s'étiraient devant nous. Une fois sur place, on s'est regardés longuement, j'ai cru à un moment donné qu'elle allait me gifler, mais elle m'a juste souri tendrement. Ensuite, on a échangés quelques mots hésitants pour se dire au revoir. Puis, elle est partie, en marchant tout doucement.

04.12.2007

Plousk

Minauder au piano bar

pouponner l'inaccessible

coaguler les tentations

et que la neige trombone!

30.11.2007

Etoile filante

Je suivais son petit regard espiègle, il rebondissait partout, sur le papier peint, sur les bouteilles tièdes. C'était comme essayer d'attraper une luciole avec des baguettes chinoises. Impossible. J'avais beau essayer avec toute ma fougue animale, il finissait toujours de l'autre côté du bistrot, à des années lumières de mon orbite. Ces yeux étaient plus farouches que le tango que balançaient les deux musiciens fébriles, mais pourtant, le peu que j'ai pu voir d'eux, a suffit à m'hypnotiser. Et maintenant, ils me talonnent, dans les méandres de mon inconscience. 

On croise des inconnues comme ça, insaisissables et fugaces.

29.11.2007

Kesquite

Spirale de la volupté

cuisses molles mouillées

ronde envie de toi

soufflet.

27.11.2007

"Pan!"

Tire de carabine,

foire d'hémoglobine,

j'ai cloué mon intestin

sur tes lobes en porcelaine.

Et les spectres cacochymes te fixent

avec une pétulance inquiétante,

ils voudraient bien tes boucles d'oreilles

pour s'adoniser devant leurs glaces...

19.11.2007

Dékranation

Je défonce la porte bleue, langue ouverte, yeux gluants. mais la rue demeure désespérément muette. je voudrais tant qu'elle jappe, qu'elle éjacule son foutre bitumeux sur mon hébétement lancinant. plouc! depuis que j'ai égaré mes moustaches de chat, je suis devenu bien flasque, vaguement pire qu'un matelas obèse tuméfié. et le silence poisseux me nargue avec ces raccourcis aigus, et les mouches kamikazes [marmelade] se fracassent sur mon front port-avions. il n'y a plus aucun geste transcendant, plus aucune respiration nutritive, mes soupirs sont devenus des obus atomiques. résonances putrides croissantes, ondes morbides nonchalantes. night, les spectres fredonnent des airs déliquescents au coeur mon inexistence théorisée. j'ai envie de dégueuler mon propre jambon de singe, auto-spéculations savamment sanguinolentes. fakir! l'avènement de l'avenue de l'Avenir se désintègre, mes interrogations se transmutent en impasses anarchistes. l'eau de vie devient feu de mort. cendres lacrymales, inceste cérébral. mes yeux sortent de ses coquilles! et la fille, celle qui clignote dans les brumes amorphes de mes songes déglingués, ne reviendra plus. des chimères, des putains de chimères infernales de mouise abjecte l'ont dévorée. logorrhée, la vitalité du cauchemar freudien se confirme, et les démons ocres sont bien là, juste à quelques pouces-arrachés de ma splendide carcasse inerte. il suffit d'ouvrir le placard, il suffit de... de... aorte bleue.

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