15.09.2008

Ringardons*

Ces lambeaux calcinés imbus d'histoire, ces momies nonchalantes ruminant leurs amertumes, ces corbeaux fétides aux ailes de plomb; sont bientôt nous, inexorablement... Et ces tuiles hypocrites qui s'éclipsent déjà -balafrant la géométrie des formes-, Oh farandoles dégarnies! Oh partouzes incontinentes! A nous le délabrement parfait!

06.08.2008

Effet-mère

As-tu déjà perçu l'ombre inversée d'une étoile gitane fonçant dans la poussière d'une chimère constellaire?

C'est l'amour débridé... "Pan!"

26.04.2008

Parlons musique

Ah, j'ai l'excellent plaisir de vous annoncer que je vais bientôt achever l'écriture d'une demie-douzaine de chansons [sachant que j'en ai conçues 18 ces dernières semaines, mais il me reste toujours à trouver les paroles des autres morceaux ainsi qu'à les apprendre par coeur, ce qui est plus dur à mes yeux]. La différence avec mes anciennes chansons expérimentales, c'est que ces nouvelles mélodies-folkys sont destinées à faire le trottoir, à embrasser la sensibilité personnelle d'autrui, tout en me déshabillant, pour aller au fond des choses... ce sera donc du "matos live quoi" [comme dirait Bidule]. J'ai même ressorti l'harmonica rouillé du placard, histoire de jouer aussi à l'homme orchestre au creux de certains morceaux [j'avoue que c'est en partie grâce à l'influence de Dylan]. J'ai également puisé certaines couleurs chaudes dans la palette musicale du folklore Mexicain, notamment autour des "Sones" que jouent les musiciens ambulants; cela était une évidence pour moi, après tout c'est mes racines et je ne les renie point. Il y'aura donc au moins deux chansons dans ce style, construites avec des "coplas" et chantées avec des modulations "passage abrupte à l'aigu vocal" [que l'on retrouve beaucoup dans les "sones huaxtecos" de la côte Est]. Enfin, je suis plutôt satisfait du résultat qui s'esquisse au fil des crépuscules, il ne me reste plus qu'à améliorer la mécanique-organique de mes cordes vocales et "hop", je serai prêt pour croquer l'univers tout entier, hum.

19.04.2008

Eteindre "le dialogue intérieur"?

Mais qu'est-ce donc?

Selon Don Juan, le pseudo-sorcier mexicain qui a initié le célèbre anthropologue Carlos Casteneda au chamanisme [émanant de la civilisation Toltèque], ce "procédé" est la clé absolue pour atteindre le rayonnement subtil du "Nagual". Je suppose que je me dois aussi de vous expliquer ce qu'est le "Nagual", mais ce n'est pas très simple à vrai dire, hum... Le nagual peut avoir différent sens, je l'ai découvert en lisant par exemple l'ouvrage de Don Miguel Ruiz: Les quatre accords toltèques, mais subjectivement j'ai plutôt choisi l'explication fournie par l'univers que décrit Castenda. "Le Nagual", est ce qui se trouve en dehors de l'île du "Tonal". Cette île est une représentation de la perception consciente ou inconsciente des objets de l'univers, et de la vision de l'existence que nous avons sur notre petite planète bleue. D'après Don Juan, l'immense majorité des personnes demeurent toujours dans ce moule "tonal", sauf lors de leur naissance ou de leur décès, car c'est à ces moments précis que le "Nagual" se manifeste de façon naturelle. L'île du "Tonal" est très vaste, chacun de nous possède une île personnelle de cette sorte, et on l'on retrouve sur l'ensemble de toutes ces îles existantes, et respectives à chaque personne, des points en commun, des similitudes, comme la présence ou l'absence d'un Dieu, l'ébauche du manichéisme, le désir instinctif, l'inconscient terroriste [formule poétique, hum], bref, beaucoup de choses. Cette île est aussi un "rêve", mais quand je dis "rêve" je renvoie à une vision subjective du monde, et pas au phénomène onirique régénérateur [miam, miam]. Les toltèques appelaient aussi l'ensemble collectif de ces rêves: le "Mitote"; ils croyaient qu'il était plutôt néfaste, car ce chaos empêchait de voir la vraie nature de l'univers et la "luminosité des êtres" [mais là je m'éloigne un peu du sujet, je vais donc revenir au coeur du sujet, hum]... Pour Don Juan, il est très difficile d'accéder au "Nagual", seul un guerrier [ou apprenti chamanique] peut le faire sans y risquer sa peau. Pour cela il y'a des "techniques" que le maître chaman doit apprendre au guerrier. Je vais en citer quelques unes, sans toute fois les expliquer, ainsi je laisserai les personnes véritablement ouvertes et curieuses d'avoir le déclic pour lire les ouvrages de Castaneda [notamment: Relatos de Poder]. Avant tout, il faut tout nettoyer, balayer son île du Tonal, la débarrasser de ses objets encombrants et pesants; il faut aussi cesser de vouloir toujours tout expliquer, assumer ses responsabilités, être "fort", "impeccable" et prêt à défier la mort, être prêt à agir sans attendre rien en retour, puis changer la "façade" de certaines choses auxquelles ont accorde une grande importance [les mettre dans une sorte d'arrière plan]; il faut aussi maîtriser des techniques qui tournent autour de notre "attention à l'égard du monde immédiat" [ou "l'intention"] pour saturer d'informations multiples l'île du "Tonal" et stopper ainsi son flux, sans pour autant l'anéantir, car selon Don Juan, si jamais un homme meurtri profondément son "Tonal" personnel, il risque de mourir. Par ailleurs, il mentionne aussi qu'il y-a des personnes qui on "Tonal" en bonne santé et d'autres dans un état lamentable, comme les alcooliques déliquescents ou toutes les personnes fragiles qui ont des problèmes avec leur santé physique et mentale; cela m'à conduit à penser que le "Tonal" est intrinsèquement lié à l'état sanitaire de notre complexe machine infernale en chair surenchérée [excusez-moi pour la métaphore, c'est plus fort que moi, hum]...

Stopper le "dialogue intérieur" [el dialogo interno] est tout un art chamanique, qui consiste en gros à savoir rétrécir la puissance naturelle du "Tonal" envahissant, afin de permettre au "Nagual" de jaillir momentanément. Mais pour cela il faudrait, comme je l'ai dit précédemment, être sur la voie impéccable du "guerrero" [le guerrier]; et pour y parvenir il est nécessaire d'avoir un maître sorcier qui va aider le néophyte en question [choisi par le "pouvoir"] à rétrécir son "Tonal", sans qu'il mette sa vie en danger, notamment lorsqu'il va utiliser les plantes psychotropiques... Castaneda en a consommé beaucoup [selon ces récits] comme le peyotl [qui pousse uniquement dans certaines régions arides du Mexique], le datura... Pour Don Juan, l'intérêt des ces plantes est qu'elles ont un pouvoir sacré permettant de réduire le "Tonal", et d'accéder ainsi directement au vertige transcendant du "Nagual"; mais il précise qu'il faut le faire de façon ponctuelle et limité, parce qu'à long terme ces plantes psychotropiques peuvent avoir des conséquences désastreuses pour la santé [ce qui est  bien connu, hum...]. Elles servent en somme juste à préparer le terrain en déstabilisant le socle conditionné de l'île du "Tonal". Le véritable but du sorcier serait de pouvoir accéder au "Nagual" uniquement grâce à son "intention" et à son "pouvoir", sans avoir recours aux plantes sacrées... [je trouve cela très intéressant, mais je reviendrai là-dessus plus tard, dans une autre note].

Je sais que c'est un peu compliqué pour les âmes qui n'ont jamais entendu parler de concepts chamaniques tels que le "Nagual" [qui veut dire aussi "sorcier" en toltèque], le "Tonal" et compagnie...  Je sais également qu'il y-a une polémique autour de ce personnage si flou de Castaneda, car je me suis penché sur les articles caustiques de ses détracteurs, mais au-delà de tout ce débat virulent, j'ai trouvé dans son pseudo-témoignage beaucoup de choses subjectivement-sensées, comme des petits bouts éplileptiques de "quelque chose" qui vibrent en osmose avec certaines de mes plus profondes pensées. Je vais donc vous laisser dans votre île du "Tonal", avec votre vision personnelle du monde en guise vérité, voilà.   

10.03.2008

Humedad

Tu dulce mirada tenebrosa, es como una pequeña naranja jugosa, que le da sabor a mis noches insípidas... Por favor, mi preciosa Tentación, empápame con tus ojos marvillosos! Qué me estoy secando hasta los huesos! Y me lleva [al vacío, al vacío infernal] la chingada madre!

05.03.2008

Il pleut des poux

Je file les ciseaux à mon autre moi, celui qui affiche un sourire de hyène dans le miroir. Puis, il me prend plusieurs mèches au hasard, et les coupe une par une. Je ne bouge pas d'un poil, de peur qu'il m'entaille une oreille, il est tellement maladroit parfois... L'opération semble durer toute une éternité, j'ai donc le temps de faire défiler ma vie sur la passerelle de ma mémoire: les situations sucrés, les cloaques de la folie, les bouffées cosmiques, les railleries scabreuses, les coïncidences magiques, les rythmes métaphysiques, les scarifications tièdes, les débats philosophiques, les sentiments chaotiques, l'amour-l'amer-la mort, l'inconstance mafieuse, les choses que l'on ne peut expliquer, le désordre, le désordre à tous les niveaux... "Pan!"

Mon autre moi a enfin terminé. Il me rend les ciseaux en soupirant, il a l'air exténué. Je n'ose point regarder la catastrophe dans le miroir, j'ai si peur, mes cheveux sont plus que des bouts de ficelle, ce sont mes amis les plus intimes. Alors je m'éloigne de là, tout doucement, puis, je dépose entre mes lèvres éreintées une tendre cigarette [que j'allume avec un vieux briquet dérobé], et, je vais m'allonger sur mon pissenlit. C'est tellement curieux, je me sens si léger, si aérien, comme ces volutes de fumée qui s'extirpent de ma gorge. Je crois que je vais m'envoler avec elles...

21.02.2008

Ange usurpateur

Un waterfall d'étoiles liquéfiées s'engouffrait dans mes esgourdes vagabondes. Elle avait une voix pure et séraphine comme l'haleine des sommets tibétains, et je me laissais emporter par ce courant céleste surgissant du décor brumeux. Je voulais par tous les moyens trouver la formule pour qu'elle me dévoile son visage mystérieux, je suis même allé jusqu'au déchirement désespéré de la membrane onirique, celle qui sépare le monde matériel du monde impalpable -tout en courant le risque mortel de me réveiller-, mais cela a été en vain. Un épais rideau lumineux -mêlé à l'horizon instable- continuait à masquer insolemment la nymphe chantante. C'était comme essayer d'avaler des flocons de neige espiègles avec une bouche verglacée aux lèvres cousues. Pour la première fois, depuis fort longtemps, je n'avais plus vraiment d'emprise sur mon rêve. J'étais devenu tout simplement un spectateur-spéculateur-admiratif-impuissant, et cela m'a angoissé profondément, car j'avais réussi à développer, maladroitement, la capacité d'influencer les évènements qui avaient cours lors de mes songes -et cela était systématique-, dépassant par ailleurs le cadre familier du rêve lucide...

Au réveil, j'étais trempé de sueur, et le soleil cognait à la fenêtre.

17.02.2008

Vueltita

Genèse des troubles et tradition folky génétique, à priori... Il faudra donc questionner et remettre en question mes propres interrogations, ainsi que mes conclusions et mes réactions [si l'on veut et que l'on peut quand on doit  le faire, oeuf corse]... A moins que l'antique flou-tagada [fulgurant éclat aux répercussions sucrées] remporte la victoire dans un prélude insoupçonné. Mais je le doute, car je sens que je n'appartiens plus vraiment au grand tourbillon onrique. Musicalement parlant, j'ai envie de virer mon putain d'hémisphère irrationnel pour laisser une généreuse marge à la lucidité sélective [plutôt contemporaine] et devenir, pourquoi pas, un indécrottable troubadour subversif engagé dans une multiplicité de combats utopiques ou atypiques. Et oui, j'en ai assez d'écrire des chansons surréalistes que je suis le seul à pouvoir déchiffrer. Le monde est bien trop mal fichu, et la nuit, la nuit j'entends ces cris fantômes qui résonnent dans mes pensées... ce qui me ronge les os et la conscience. Je me dois donc de réagir au plus vite.

J'ai toujours su qu'une guitare et une voix pouvaient être des armes artistiques, mais je n'ai jamais eu vraiment la rage ni le courage de concrétiser cette noble possibilité. Maintenant, je sais que je dois le faire, et j'y mettrai toute l'acidité de mes viscères. Cependant, je tiens à garder quelques condiments surréalistes -des petites pincées deçà delà- je ne peux tout de même pas jeter mon berceau dans les flammes du changement.

15.02.2008

Chimères lexicales III

Hum, voici une autre petite dose de néologismes koukiques:

*Krusturicabuleux: Désigne quelque chose, ou quelqu'un qui est fabuleux, fantastique, génial, splendide... C'est aussi un petit clin d'oeil à l'univers croustillant de Kusturica. Ex: Ton écharpe purpurine est krusturicabuleuse, j'aimerais tant avoir la même!

*Youpi: Ici, le terme est un adjectif, qui renvoie a quelqu'un qui est heureux, content. Je tiens à préciser qu'il doit être prononcé comme si c'était une exclamation [ youPiiiii! + petit sourire], de cette façon, il devient plus expressif. Ex: Je suis trop youpi en ce moment! J'espère que ça va durer!

*"Courroucoucou les cocos!": Mon préféré! C'est comme le chant langoureux d'un petit oiseau  [pienso en el jilguerito, o en una palomita], et il faudra l'utiliser pour prendre congé, pour dire au revoir [en partenariat avec une petite gestuelle appropriée et en roulant les "r"]. Ex: Bon, je dois y aller, courroucoucou les cocos!

11.02.2008

Duel

Je devais prendre le bouclier psychique ou la furieuse épée, j'ai donc choisi d'ouvrir une autre dimension.

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