23.06.2008

Fractales cosmiques

Imaginez l'univers comme une poupée russe à l'intérieur d'un autre univers-poupée encore plus géant, et ce dernier au creux d'un autre ensemble d'univers complexes... et ce schéma ce reproduisant à l'infini. C'est la théorie des "couches cosmiques", c'est ainsi que je l'appelle, mais on peut retrouver des équivalences conceptuelles sous d'autres noms comme "les strates dimensionnelles", ou "la théorie des couches du grand oignon", hum, c'est ainsi que la nommaient les sorciers toltèques. Cette vision, d'un fragment de mon paradigme, je l'ai développée quand j'étais au lycée; après avoir étudié la composition des objets, des cellules, des atomes, et des astres. J'ai remarqué qu'un atome, avec ses électrons, ses neutrinos, et tout les petits bidules qui interagissent avec lui, ressemblait vaguement à notre système solaire, et sachant en outre que: les atomes constituent des molécules, les molécules forment des protéines, les protéines fabriquent des cellules ou des objets, les cellules matérialisent des corps vivants, les corps vivants et les objets forment des planètes, les planètes s'organisent en systèmes solaires, les systèmes  solaires créent des galaxies, et enfin les amas de galaxies forment l'univers... hum, j'ai pu déduire qu'au-delà de notre univers, et de son immense physionomie évolutive, car il n'est pas infini contrairement à ce que la plupart des gens pensent [il est grossièrement sphérique et continue à se dilater sous l'effet du big bang], il devait y avoir une autre structure plus vaste, soit une autre "dimension", une autre "couche cosmique"... Et si l'univers était, dans cette nouvelle strate cosmique, tout simplement comme une sorte d'atome parmi tant d'autres qui venait d'exploser? Si c'était le cas, nous serions pire que petits, pire que microbiens, pire que nano-minus de chez Néant-rama, hum, juste de la poussière cosmique errant dans une immensité dérisoire, qu'on appel humblement: "univers". Notre Dieu créateur en quelque sorte, père de notre conscience, et fruit du hasard, si-si, car les "super-barbus tout puissants" ne sont que des clichés métaphoriques pour manipuler les foules et expliquer ce qui nous échappe... "Pan!"

Objectif à très long terme si "inch tralala" le veut, hum: rentrer en contact avec des "êtres conscients" d'autres strates dimensionnelles par le biais des rêves, donc de l'inconscient, tout en m'inspirant partiellement des techniques que le mystérieux monsieur Castaneda a expérimentées... Je suis persuadé qu'on a un certain "potentiel endormi" au fond de notre "patrimoine structural", après tout on utilise à peu près que 10% de nos capacités cérébrales, imaginez si on parvenait à exploiter la "totalité de notre conscience" comme dirait Jorodowski, ce serait vraiment... bandant!

13.06.2008

Deuxième "moi"

Je suis dans une pièce à la déco vaguement baroque. Le carrelage est constitué d'un assortiment de plaques argileuses aux couleurs sombres. J'entrevois dans un coin un vase Ming en équilibre sur un support en marbre, et à ses côtés, un vieux perroquet -prisonnier dans une cage rouillée- et qui a manifestement déféqué sur le papier journal qui tapisse son univers clos. Je commence à marcher lentement, pour me diriger vers la sortie dont la porte massive en bois est grandement ouverte. Une fois étant dans le couloir de l'immeuble j'aperçois des escaliers. Je commence à dévaler les marches, presque en courant, j'ai hâte de sortir dans la rue. Mais la descente s'éternise, j'ai l'impression que les escaliers -qui s'enroulent en décrivant une forme de spirale- se prolongent jusqu'à l'infini. "J'aurais dû prendre le putain d'ascenseur", pense-je. Soudain, je ressens une légère baisse de la température. Le changement thermique me file un petit frisson. Je regarde autour de moi, il n'y a pas de fenêtres, ni de conduits d'aération, aucune ouverture. "Etrange" me dis-je. Intuitivement je sens que quelque chose va se produire. Mais j'ai aucune idée sur la nature de l'évènement. Et c'est alors qu'apparaît un amas de brume foncièrement noire à une dizaine de marches au-dessus de moi. Je panique, même si je sais que je suis entrain de rêver. Du coup, je commence à courir en sautant des marches pour descendre plus vite, mais l'étrange brume me rattrape, elle se déplace aussi rapidement que moi. Je saisis alors tout mon courage intérieur afin de pouvoir affronter la chose, mais quand je me retourne pour lui faire face, je me retrouve devant un autre "moi", enfin c'était une sorte de clone parfait, comme si je me regardais dans un miroir, sauf qu'il n'était pas habillé tel que moi. Il portait une veste en coton marron pour femme [j'avoue qu'il m'est arrivé d'acheter des fringues pour femme, c'est une question délicate de morphologie, hum] un chapeau en feutre avec une plume rouge, une jupe verte népalaise -dont j'ai oublié le putain de nom- et des chaussures en cuir qui ressemblaient à de bottes. C'était vraiment un autre "moi", d'un point de vue esthétique en tout cas. Ce dernier me dévisageait avec un malice pénétrante. J'étais stupéfait, et je ne savais absolument pas comment réagir. Il m'a alors dit en espagnol: "Je suis une partie de ton Dieu intérieur, si tu veux savoir qui tu es, traverse l'abîme". Il a ensuite montré du doigt une porte qui se trouvait quelques marches en dessous de moi, on aurait dit qu'il s'agissait d'une porte banale débouchant sur le rez-de-chaussé de n'importe quel immeuble. Puis mon clone a crié: "Zebra!", et les portes ont étés brutalement déchiquetées par un courant puissant, laissant place à une sorte d'ouverture para-normale qui aspirait tout à l'image d'un trou noir. Mon corps a donc été violemment projeté dans ce "vide sidéral", et puis... amnésie, hélas. Je ne me rappel absolument pas de la suite. Mais il a dû forcément se passer quelque chose...

04.05.2008

Nagualmente

Quel est le point commun entre le Reiki japonais, le chamanisme toltèque (selon l'oeuvre de Carlos Castaneda), le yoga ayuruvédique, l'acupuncture chinoise, les théories du grand Enstein, la cosmologie scientifique et l'immense néant universel qui reste à être découvrert?

L'énergie mes amis, "tout est putain d'énergie", et je développerai la chose demain, si tout va bien...

19.04.2008

Eteindre "le dialogue intérieur"?

Mais qu'est-ce donc?

Selon Don Juan, le pseudo-sorcier mexicain qui a initié le célèbre anthropologue Carlos Casteneda au chamanisme [émanant de la civilisation Toltèque], ce "procédé" est la clé absolue pour atteindre le rayonnement subtil du "Nagual". Je suppose que je me dois aussi de vous expliquer ce qu'est le "Nagual", mais ce n'est pas très simple à vrai dire, hum... Le nagual peut avoir différent sens, je l'ai découvert en lisant par exemple l'ouvrage de Don Miguel Ruiz: Les quatre accords toltèques, mais subjectivement j'ai plutôt choisi l'explication fournie par l'univers que décrit Castenda. "Le Nagual", est ce qui se trouve en dehors de l'île du "Tonal". Cette île est une représentation de la perception consciente ou inconsciente des objets de l'univers, et de la vision de l'existence que nous avons sur notre petite planète bleue. D'après Don Juan, l'immense majorité des personnes demeurent toujours dans ce moule "tonal", sauf lors de leur naissance ou de leur décès, car c'est à ces moments précis que le "Nagual" se manifeste de façon naturelle. L'île du "Tonal" est très vaste, chacun de nous possède une île personnelle de cette sorte, et on l'on retrouve sur l'ensemble de toutes ces îles existantes, et respectives à chaque personne, des points en commun, des similitudes, comme la présence ou l'absence d'un Dieu, l'ébauche du manichéisme, le désir instinctif, l'inconscient terroriste [formule poétique, hum], bref, beaucoup de choses. Cette île est aussi un "rêve", mais quand je dis "rêve" je renvoie à une vision subjective du monde, et pas au phénomène onirique régénérateur [miam, miam]. Les toltèques appelaient aussi l'ensemble collectif de ces rêves: le "Mitote"; ils croyaient qu'il était plutôt néfaste, car ce chaos empêchait de voir la vraie nature de l'univers et la "luminosité des êtres" [mais là je m'éloigne un peu du sujet, je vais donc revenir au coeur du sujet, hum]... Pour Don Juan, il est très difficile d'accéder au "Nagual", seul un guerrier [ou apprenti chamanique] peut le faire sans y risquer sa peau. Pour cela il y'a des "techniques" que le maître chaman doit apprendre au guerrier. Je vais en citer quelques unes, sans toute fois les expliquer, ainsi je laisserai les personnes véritablement ouvertes et curieuses d'avoir le déclic pour lire les ouvrages de Castaneda [notamment: Relatos de Poder]. Avant tout, il faut tout nettoyer, balayer son île du Tonal, la débarrasser de ses objets encombrants et pesants; il faut aussi cesser de vouloir toujours tout expliquer, assumer ses responsabilités, être "fort", "impeccable" et prêt à défier la mort, être prêt à agir sans attendre rien en retour, puis changer la "façade" de certaines choses auxquelles ont accorde une grande importance [les mettre dans une sorte d'arrière plan]; il faut aussi maîtriser des techniques qui tournent autour de notre "attention à l'égard du monde immédiat" [ou "l'intention"] pour saturer d'informations multiples l'île du "Tonal" et stopper ainsi son flux, sans pour autant l'anéantir, car selon Don Juan, si jamais un homme meurtri profondément son "Tonal" personnel, il risque de mourir. Par ailleurs, il mentionne aussi qu'il y-a des personnes qui on "Tonal" en bonne santé et d'autres dans un état lamentable, comme les alcooliques déliquescents ou toutes les personnes fragiles qui ont des problèmes avec leur santé physique et mentale; cela m'à conduit à penser que le "Tonal" est intrinsèquement lié à l'état sanitaire de notre complexe machine infernale en chair surenchérée [excusez-moi pour la métaphore, c'est plus fort que moi, hum]...

Stopper le "dialogue intérieur" [el dialogo interno] est tout un art chamanique, qui consiste en gros à savoir rétrécir la puissance naturelle du "Tonal" envahissant, afin de permettre au "Nagual" de jaillir momentanément. Mais pour cela il faudrait, comme je l'ai dit précédemment, être sur la voie impéccable du "guerrero" [le guerrier]; et pour y parvenir il est nécessaire d'avoir un maître sorcier qui va aider le néophyte en question [choisi par le "pouvoir"] à rétrécir son "Tonal", sans qu'il mette sa vie en danger, notamment lorsqu'il va utiliser les plantes psychotropiques... Castaneda en a consommé beaucoup [selon ces récits] comme le peyotl [qui pousse uniquement dans certaines régions arides du Mexique], le datura... Pour Don Juan, l'intérêt des ces plantes est qu'elles ont un pouvoir sacré permettant de réduire le "Tonal", et d'accéder ainsi directement au vertige transcendant du "Nagual"; mais il précise qu'il faut le faire de façon ponctuelle et limité, parce qu'à long terme ces plantes psychotropiques peuvent avoir des conséquences désastreuses pour la santé [ce qui est  bien connu, hum...]. Elles servent en somme juste à préparer le terrain en déstabilisant le socle conditionné de l'île du "Tonal". Le véritable but du sorcier serait de pouvoir accéder au "Nagual" uniquement grâce à son "intention" et à son "pouvoir", sans avoir recours aux plantes sacrées... [je trouve cela très intéressant, mais je reviendrai là-dessus plus tard, dans une autre note].

Je sais que c'est un peu compliqué pour les âmes qui n'ont jamais entendu parler de concepts chamaniques tels que le "Nagual" [qui veut dire aussi "sorcier" en toltèque], le "Tonal" et compagnie...  Je sais également qu'il y-a une polémique autour de ce personnage si flou de Castaneda, car je me suis penché sur les articles caustiques de ses détracteurs, mais au-delà de tout ce débat virulent, j'ai trouvé dans son pseudo-témoignage beaucoup de choses subjectivement-sensées, comme des petits bouts éplileptiques de "quelque chose" qui vibrent en osmose avec certaines de mes plus profondes pensées. Je vais donc vous laisser dans votre île du "Tonal", avec votre vision personnelle du monde en guise vérité, voilà.