26.07.2008

Echos

Un petit fantôme noisette pleure dans mes yeux -tartines de chagrin, marmelades lacrymales- Je voudrais tant le consoler, lui dire chaleureusement qu'il n'est pas le seul fantôme chétif de l'univers, et que ses illusions puériles s'élèvent au-dessus de la vaine poussière. Mais je n'ose point. Il y'a comme une pudeur, qui inonde mon coeur, et me paralyse. Après tout, qui suis-je, pour me permettre de lui servir tous ces mensonges. Car il est seul dans son malheur, et ses maigres lambeaux d'espoir s'estomperont dans la crue réalité. Le petit fantôme est condamné. Et je ne peux pas faire grand chose pour l'aider. Je ne veux plus mentir. Je ne veux plus de mirages comestibles, ni de rires défenestrés; je ne veux plus de pays sans chauves et ni de colombes assassines. Le petit fantôme égaré doit grandir, ou trépasser. Pour devenir un spectre fort, effrayant: un amusant chasseur de croyants naïfs, un cauchemar splendide à deux heures du matin, un cri déchirant les entrailles du silence... Petit fantôme chétif, je sais que ces palabres ne t'atteignent pas, mais l'espoir qui vogue dans mes veines coagulera, qui sait, l'élan pragmatique qui te rendra adulte, un véritable spectre redoutable, affreux et malin. Je prierai pour toi, petit fantôme sans nom; je prierai pour toi, avec mes pleurs sans fond.

04.04.2008

KN-VII

Pico vampírico

la sangre brota

el hueso cruje

mis labios se encarnizan

[...]

20.01.2008

Roulade [slam de mierde]

Glisse, vice dans ma clope

ton cannabis mon pote!

Pas l'factice, qui pisse des maux,

je veux du vrai, iguana bio,

aux effets magiques et rigolos

genre une soupe de mikados:        Oh! Oh! Oh!

Yep, j'ai besoin de ma dose

[de junky-jungle-grandiose]

car je le vaux bien, tu gépis?

Allez, nulle âme ne nous épie,

sors l'épice, le condiment

qui flingue la géométrie

de l'enfer glauque ambiant:               "Pan!"

Et je te payerai, oui, sans mépris

avec des liasses de... mélancolie,

puisque je suis siiii fortuné

dans ce domaine taaant cultivé!

Amen, oh amen mon frère,

le doux Seigneur saigne

dans nos feuilles pleines.

"Juuuuuuuuuiiiick!" 

Et nous continuerons ainsi

l'entreprise déliquescente,

jusqu'à l'indécente descente

des brigades du poil soumis.

12.01.2008

Die crampe

Joyeux égarés,

garants du vertige,

tétons, saignons les

mamelles de la nuit

jusqu'à l'agonie

de son petit lait,

car l'aube viendra

pour nous dessécher,

avec ses bijoux

aux violents reflets!

04.01.2008

Ubique

Plonger dans ton hors-champ de blé

le comble du comblé

rouler dans ta frêle narine et

cajoler, les quelques nerfs-transistors

de ton véloce cerf-volant

mais, au ralenti, comme un long calcul

qui s'éternise perversement

devant une inquiète marmelade

d'élucubrations turquoises

puis, je te sacre, et, tu me sondes

livrée aux rances délivrances

d'une contagion sinoque.

14.12.2007

Mexique, photos (suite)

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Photo 1: Dans les rues de Guadalajara. Photo 2: Au site archéologique du cimetière totonaca près de la ville de Veracruz. Photo 3: Un chat, donc moi, comme dirait le sage Truc.

24.11.2007

Etrinzelte

Rires pirates voguant sur le bitume

cernes labourées par la fatigue

déchirons nos lèvres closes

bruine de chocolat, rose

éclatant le verglas humain.

                                                                

Et thé-toi, et tue-moi

précieuse fibre

tzigane

ane

.

18.04.2007

Megots de mots, maux (III)

Je est

  plusieurs jeux

     de mots-maux

.

12.04.2007

Beauf

Bonbonne, hockey sur glace à vanille, j'arrête de poisson d'Avril mes sucs de palabres à deux balles de ping pong.

 

Corps-dialectiquement votre [et vautré].

11.04.2007

Une fourmie for me

Je croque la fourmie                 

      four fois for you

           mon Appétit,

                                      attablé/accablé       

                                   par une fine faim

                         gourmande et orpheline.

"Crac!"                            "Crac!"

            Et c'est la fin fine

  de la fourmie mauve,

          entre mes dents elle défile

[broyée en poudre épileptique]

    dans un noble festin de convulsions.

           Un     un    hein?          ballet de mastications

à l'insu du monde, et mondain

      qu'est le raffinement

           d'la mâcher                       

                    .

Oh!      Quelle aubaine, 

        en voilà-ré une autre

fourmie à croquer four fois for you

                                  mon est-ce Thomas?

[Car je suis peuplé].

                                             Faim!