08.10.2008

Je vous le demande...

à quoi bon mettre des majuscules pour dire des petitesses?

12.09.2008

54 révolutions

Maman, tu es un arbre blanc

aux hystériques vieilles branches

mais aux racines profondes

-hymnes secrets à la sagesse-

je t'aime.

24.07.2008

Ritournelles

Laisse-toi choir, sur ses rondes épaules, toutes frêles, toutes tièdes: cascade de chair, unissant deux corps, au creux de la nuit. Puis pose ton menton, avec malice, sur sa chevelure déchaînée: cascade de fibres, unissant deux corps, au creux de la nuit. Savoure l'odeur de sa fraîche peau, et écoute son souffle délicat: cascade de perceptions, unissant deux corps, au creux de la nuit. Permets à ton coeur saltimbanque, d'épouser son rythme oscillant: cascade de musique, unissant deux corps, au creux de la nuit. Rédige un poème, avec ta langue fêlée, sur les pages nues de son corps dévoilé: cascade de vers, unissant deux corps, au creux de la nuit. Glisse tes doigts, sournoisement, dans son humide vallée: cascade de caresses, unissant deux corps, au creux de la nuit. Murmure-lui, une pléthore de baisés; sucrés ou salés: cascade de volupté, unissant deux corps, au creux de la nuit... Fusionnez l'alchimie des âmes, et laissez-vous noyer, dans ce long fleuve sacré: cascade d'amour, unissant les océans, au creux du néant.

22.07.2008

Virgulez, y'a rien à voir!

Sous l'arbre aux milles larmes écloses, je t'embrasse mon ecchymose. Petite douleur d'été, toujours vive et secrète, quelque part dans les débris de mon vieux cristal. Voilà que je te câline -en guise de prélude- et non sans regrets. Oh, cygne cynique, au bec effilochant! Oh, rapace dérapant, visant ma clique! Ces moments jolis teintés d'espoir, ces plumes tranquilles sans affres noires... Je sais que tu reviendras, les maux sont solides, et mes mots sont faibles, pour esquisser la torture: regards acides, rongeant les pétales; solitudes collectives, attisant les plaies; vices carnivores, charcutant la bonté. Alors je te baise ma douleur, et je t'immole de l'intérieur; pyro-métaphores, hystéries lumineuses, imminentes en ta panse: "kaboum!". Désormais je te creuse, une tombe silencieuse. Atavique trou parterre, signature funeste, que je te dédirai ce jour d'allégresse, où ton corps purulent sera inhumé... Amène!

16.07.2008

Lexique koukique V

Suite de mon inoxydable vocabulaire onirique:

*"Quelle prune!": Equivalent expressif de: "quelle chance", et plus joli que: "quelle moule" que je trouve foncièrement sexiste.

*"Etre une pastèque": Pour désigner un individu lambda qui est particulièrement maladroit, ou qui fait des gaffes à tour de bras.

*"Tromboner": Rien à voir avec l'accessoire, ni avec l'instrument, ce néologisme féerique renvoit aux verbes tels que: "tomber", "choir", "voltiger"... Ex: Et que la neige trombone en ce jour de Décembre!

*"Mauvaise herbe": Métaphore campagnarde pour qualifier une personne qui dégrade, qui souille la vie des autres. Un chieur social quoi, hum.

06.07.2008

Dragon bleu

Il pleuvait des trombones, je regardais le déluge à travers la petite fenêtre poussiéreuse de la cave. Nikita, mon frère de chat, était affalé sur le rayon d'une vielle étagère en bois moisi. Près de moi, derrière un petit lustre rouillé, trônait une immense toile d'araignée, sa créatrice, particulièrement impressionnante -elle ressemble vaguement à une mygale décharnée mais sans les poils- attendait l'accident fatal, celui qui précipiterait un quelconque moucheron dans son piège aérien. J'ai pris mes congas et mon djembé, puis j'ai commencé à jouer avec  les deux en même temps [c'est une modalité chimérique que j'essaye de perfectionner], scrutant toujours la petite fenêtre moribonde. Le bruit de la pluie donnait une chaleur organique à mes rythmes épileptiques. J'avais l'impression d'être dans une jungle tropicale, quelque part au sud du Costa Rica, au beau milieu des insectes exotiques et des arbres foncièrement magiques. Je commençais à être en transe. Et soudain: "kraboum!", un dragon électrique est tombé à quelque mètres de la maison, faisant trembler le sol humide et les parois solitaires de la cave. C'était la première que je voyais un éclair fendre l'espace aussi près de moi. Il avait dégagé une étrange lueur bleue, juste avant de vomir son fracas céleste dans les environs. C'était beau, et terrifiant à la fois, au fond de mon inconscient, j'étais persuadé qu'un autre éclair viendrait se joindre au premier, mais tombant cette fois sur mon futur cadavre imaginairement calciné. Mais ce scénario pulsionnel ne s'est jamais concrétisé...  Et les dragons lumineux se sont éclipsés, il n'y avait plus qu'une agréable pluie qui roulait éternellement, léchant les tuiles dermiques et les vitres embuées, abreuvant la terre et ses vers lépreux, arrosant mes douces folies et l'inexplicable mélancolie, d'un dimanche sans soleil.

31.03.2008

Lexique koukique IV

Suite des néologismes et des autres expressions à gogo:

*Virguler: Modérer, tempérer une émotion ou une envie. Ex: Virgule ta colère, ça fait peur aux enfants!

*En avoir ras le brocoli: Nouvelle variante éducolorée du très célèbre: "En avoir ras le cul", hum.

*Amidon: Ce petit mot existe déjà, sauf que j'exploite son potentiel métonymique, en gros ça renvoie au pain. Ex: File moi une tranche d'amidon s'il te plaît!

10.03.2008

Humedad

Tu dulce mirada tenebrosa, es como una pequeña naranja jugosa, que le da sabor a mis noches insípidas... Por favor, mi preciosa Tentación, empápame con tus ojos marvillosos! Qué me estoy secando hasta los huesos! Y me lleva [al vacío, al vacío infernal] la chingada madre!

25.12.2007

Père no-Truc

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Saluons l'arrivée du cadeau tant attendu, le fameux scanner polyvalentastique! Avec lequel je pourrai enfin numériser, à volonté et sans modérationeuuh, mes étranges dessins bâtards et autres tremblements d'encre. Si, si, et en plus, comme je suis généreux ce 25 Décembre, j'ai décidé de vous dévoiler une photo prise par ma soeur hier aux alentours de minuit [il y'en a toute une série...] dans l'haleine glaciale du jardin brumeux. Enfin, signalons que le dessin d'en haut, était utilisé en guise de pochette artisanale pour mon avant dernier album déglingué Accident Onirique, hum. Sur ce, je souhaite un très très très joyeux bordel à tutti-frutti le monde!