05.12.2006

baS

Un petit brin de brume

broit bruyamment mes lèvres

c'est un arôme doux et venimeux

qui coule le long de ma trachée

je sens ses murmures

jusqu'au fond de ma carcasse

laissant derrière, des sillons, des traces

de vaporeuses anomalies

alors j'oublie ma raison

et les moustaches de l'horloge

ma demeure lointaine, ris bien jaune...

[-Ah ah, entends-tu le parquet qui aboit? Ah ah, vois-tu la nuit qui tournoie?]

 

La dent

dense

croque dans mon coucou!

 

29.11.2006

Le ciel pleure

Les rues ruissellent, l'eau coule de partout, elle nettoie la ville du clochard au riche, eux perdus dans un vice brumeux. Au loin un nuage abominable jappe, son gosier vomit des zigzags ardents, ils fendent l'horizon incertain, enflamment le crépuscule, et des violentes bourrasques de fluides gazeux viennent déranger mon karma mendiant

Je n'ai point une seconde de paix [snif de cocaïne]

les hommes et la nature se déchaînent sur mes membres décharnés

crachats, pluie 

regards, foudre

chute abîmée, coeur en distorsion...

Depuis ma fenêtre, je bois l'eau claire qui coule le long des barreaux. Mes larmes salées fusionnent avec les gouttelettes de pluie froide. J'aime ce coktel, il résume bien ma vie, un savant mélange alchimique qui laisse un arrière goût amère sous le palais et qu'on est obligés d'avaler par petites rasades-rasoirs.

Je serai barman, prisonnier dans mes illusions, pis j'invitrai une rimbabelle de bons camarades boire leurs coktels maudits derrière les barreaux rouillés de ma fenêtre [ouverte sur cet océan orageux, qu'est la vie].

 

27.11.2006

Grondement

Le parfum mélancolique

s'imprègne dans ma lucidité

tout se brouille

larmes obliques [broussaille lacrymale]

mémoire en feu [explosion du naguère]

désirs annihilés [utopie sensorielle]

sommeil froid

sommeil glacé 

et je tombe, je tombe

alourdi par les fantasmes

et la nuit gronde, gronde

je nage dans ses miasmes

pourtant

j'aime ce néant [???]

rien de mieux

pour creer

rien de mieux 

pour sombrer

imaginons...imaginons

les courbes de la chanson

cherchons...cherchons [en ces nuages pourpres]

la douceur du démon

ôh mon amour en désamour 

j'allumerai une bougie éclaboussant des râles

ôh mon impasse existentielle 

je serai une chimère en lambeaux qui sourit

[le temps d'une éclipse freudienne]. 

 

26.11.2006

Vrac platonique

Vautré dans un amour prison-parfaite l'heure m'indique la direction des larmes alors j'entreprends un petit détour poison-raclette-réveil-paupière hors de l'hystérie mais Ratoncita stagne vivement dans ma moelle-ananas un peu beau-coup-chic et bien olfactive je me souviens toujours-à-jamais de son nombril doux et opalin qui coule sur mes lèvres assoiffées de sensualité dermique mon amour en désamour range tes mains dans ton ombre et embrasse moi avec tes souvenirs ardents tes dents ouvertes et incisives m'éblouissent langoureusement je ne vois que ton alchimie dans une perverse monotonie tramway-métro hélas trop  intense brûlant la nuit étanche vois la luciole en plastique qui fond sur une croix rouillée crois moi je t'aime comme un chien aveugle suintant multiples pleurs polyvalents bien polis bien insolents verlans sans haine juste un amour déformé par mes hyperboles ratatouilles-venimeuses souviens toi des dessins des dessseins des dés sains des-des saints que nous n'étions pas perfides et paumés que nous sommes en ce bas monde immonde selon l'éclairage occulaire de nos sens(timents) pis tu ments quand tu me diras que tu viendras mon anniversaire ne m'importe point bus [car] Le Quichote a d'autres moulins à tarabiscoter indices à réformer fantômes à apprivoiser et le temps trépasse vite Qui-shoot dans nos godasses boueuses alors que le vent  malin continue à souffler son aliénation sur nos tronches de girouettes bohèmes il faut résister convaincre et atteindre l'état des spagettis-amicaux vers nous en nous à côté d'ici en toi en moi tu vois tâche d'encre de trouver ton onde tiède sonde la vie sans oublier Kouka ses sentiments ne te menttent pas il vacillent maison sincère en "mi" mineur sans d'effet de serre dans sa demeure démente mais abonnée à une pluie de désespoir qui embourbe l'horizon d'attente....

J'ai envie Kouka-moi de ravaler mon sel et battir un océan de bonheur bus il est bonne heure mais dis donc trou qu'est dur trou qu'est complexe alors que la roue est ronde et la carré pareil tout me blesse rien ne me laisse en statue de paix-zZzZenteur il faudra alors devenir gras et fragmenter la passion en petites unités oxydantes puis diversifier ta poésie en d'autres contrées organiques voilà mon impasse foilà ma réaction débouchant sur un flou qui ne rassure que mon idiote dislexie sentimentaliste.

 

17.08.2006

Fin et renouveau

[Deux hommes nus dans une prairie, l'un est l'Insolent et l'autre est Verlaine, un oeuf d'autruche fait office de lune]

-Hey Verlaine, c'est qui ce Kouka Nicoya?

-Difficile de résumer quelqu'un, mais donnons quelques indices vitaux pour satisfaire ta curiosité malsaine.

-Youpi! Donc je vais tout savoir! [En donnant des petits sauts frénétiques]

-Détrompe-toi Insolent...

-Maiieuuh snif et resnif de cocaïne, c'est pas justeuuh!

-Hélas, on ne peut pas tout avoir dans la vie, Kouka Nicoya le sait bien.

-Bon hockey sur glace, balance tes indices vieux égocentrique, on véra.

-Petit candide, je te signale que tu es virtuel et que ce dialogue au rabais est une invention bacclée sans avenir de Kouka.

-Mmmmm, donc je n'existe pas quoi?

-En somme.

-Oh la chiasse c'est triste tout cela, je ne suis qu'un personnage en papier, et qui en plus détient le rôle du jeune naïf impulsif.

-Exacte.

-Je te maudis Kouka Nicoya! Salopard à l'huile d'olive! [Il crache parterre]

-Chuuuut Insolent, il va nous effacer si tu commences à l'outrer avec tes injures niaises, il n'aime point cela.

-Pfff, rien à battre, qu'il essaye, je suis plus fort qu'il ne le croit.

-Pauvres de nous, je crains le pire...

-Hey Kouka t'es un petit hippi-caca, viens me bagarrer si t'en as les couilles! Je suis là, je t'attends avec mon opinel bien aiguisé dans la main. [Il sort le couteau de sa poche]

-Nous sommes perdus. [Levant les bras vers le ciel]

-Oh arrête de chialer toi, t'es lourd. Bon il arrive ou quoi? J'ai envie de le charcuter, de bistouriser son corps avec ma lame tranchante.

-Insolent tu es indigne, je me demande toujours pourquoi il a voulu de toi [Soupir]. Peu importe, il est trop tard, on ne peut plus revenir en arrière, nous sommes condamnés ici, pour le meilleur et pour le pire. [Se lamentant]

-Hey hey le voilà... il a l'air... oohhh.... aaaahhh ....aaarrrrggggggggg [Ses yeux putrides sortent de ses orbites et ses bras commencent à brûler vivement] .....nnooooooooonnn! 

[Destruction du dialogue, RIP]

Erreur

Erreur

Erreur optimale.

[Amputation de l'imaginaire, le créateur de cette humble demeure va parler]:

-Je n'ai qu'une devise, qu'un axe, qu'une vie: L'imaginaire pour horizon! Ce blog est consacré à la création, allant de ma musique [vagues compositions...hum hum, si vous voulez l'album écrivez moi un mail...] à un recceuil de comtes [fantastiqueeuuhs] en passant par des croquis exquis [help pas de scanner]. Je ne parlerai point ici de mon vécu de façon objective comme le fesait l'Insolent Verlaine que j'étais [hum, j'ai fini par écrire des textes qui décrivent quelques expériences bien réelles... comme quoi on évolue]. Sur ce je  vous délaisse, puis n'oubliez surtout pas d'aller croquer les étoiles suffocantes [le site est mort actuellement], Dionysos ne vous le pardonnerait point, Vin-diou!

 

Signé: Kouka Nicoya.

Post-Lutin: "Kouka" est une déformation de "Cuca" [le surnom de ma grande mère mexicaine] je tenais à l'assimiler pour lui rendre hommage en quelque sorte... pis cela sonne très jolieuuuh quand même, hum hum.

Post-Lutin2: Mail: koukanicoya@hotmail.com