26.06.2008
Coccinelle
Mais où es-tu passée Cathy G? Toi, la petite papesse fantasque de l'imaginaire, qui consolait mon coeur brisé par une vilaine sorcière en me donnant des fraises tagada magiques teintées de miel d'écureuil, tout en me murmurant: "prends ces petits bonbons magiques mon enfant, ils apaiseront les vives brûlures de ton coeur agonisant". Ce qui revenait un peu à faire de la psychomagie [utiliser des actes métaphoriques pour cibler l'inconscient...], peut-être avais déjà tu lu Jorodowsky? Ce qui ne m'étonnerai guère, tellement tu es chilienne et passionnée. Tu sais, tu es peut-être la seule personne qui était un miroir ambulant dans le lequel je me reconnaissais, et cela à plusieurs niveaux. Je me souviens très bien de nos dialogues absurdes, de nos jeux théâtraux dans les couloirs aseptisés et les salles froides de la faculté de Bron. On donnait la vie à tout ce qui nous entourait, en créant des personnages imaginaires et des putains de légendes ubuesques -tellement délicieuses- qui nous accompagnaient partout: ainsi mes sandales scandaleuses détenaient des pouvoirs surnaturels qui me permettaient d'aplatir les injures, pour les transformer en tortillas fécondes, ainsi tes yeux étaient des billes qu'un poisson-chat vivant dans la cuvette de tes w.c t'avait offertes avec bonté, ainsi la prof de poésie était une elfe qui dévorait les hommes après les avoir castrés, ainsi mes bonnets acidulés étaient des capotes en coton pour des lamas extraterrestres, ainsi les oiseaux déféquaient des virgules sur les histoires prosaïques des passants fluides, ainsi le silence était une bouche en argent qui déchiquetait avec ses dents aiguisées les sons vagabonds, ainsi les pattes étaient des cheveux comestibles issus d'un mystérieux pays où l'on semait des graines de blé sur les crânes des femmes, ainsi on miaulait au milieu de la foule aigrie et on collait des poèmes surréalistes sur les panneaux d'affichage -à côté des petites annonces perimées-, ainsi on réorganisait le monde entier, tout simplement, et c'était splendide. Mais depuis que tu es partie, loin, loin, avec ton amant de porcelaine sur un vieux tapis volant domestiqué, je n'ai plus aucune nouvelle de toi. Alors manifeste-toi, espèce de petite moi-sissure bordélique! Et n'oublie pas le talent latent de ton talon de lutin, celui qui te va si bien, partout où tu dérives, les joues gonflées de gentillesse, "Glups!"
21:16 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écriture, fac, lettres, poésie, papesse
13.01.2007
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J'inhale
les vapeurs rouillées
du stress encyclopédique
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F(a)uck!
18:15 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : kouka, fac
27.12.2006
Translation
Le bus, ronronne sans âme
derrière la vitre
le verglas crystallise les rues grises
je suis las, très
mon crâne s'enfonce dans mes épaules
elles vont craquer
exploser en mille brindilles de chair
"slack"
!
Chaque virage
me vire
j'ai besoin de vomir
crâmer cet asphalte déliquescent
avec mon intestin grêle [de boyaux]
.
"Vroum, vroum"
!
Au creux des esgourdes démentes
résonne acide Barrett
tristement
.
Solitude exponentielle
exposée
x
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13:45 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, onirisme, texte, marijuana, fac
26.12.2006
Con-ception
Ma foi
est un horizon
onirique
.
Je
l'élargis
je
le restreint
je
l'immole
tendrement
.
[Putain qu'est ce qu'elle pialle ma paille païllenne]
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13:15 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, onirisme, texte, marijuana, fac










