30.08.2008
Mes mains saignent
Quand je scrute la morne glace des miroirs, je vois l'adolescent perdu aux rêves brisés. Ce sinistre fantôme intérieur qui râle, qui couine et chiale, demandant toujours des vaines explications. -Pourquoi m'as tu ainsi scari-sacrifié? Où sont passées les années séquestrées?- Je n'ose guère lui répondre, de peur de l'affliger. Il a l'air si esseulé, si désabusé, dedans le vague reflet... Je ne peux que lui dire: "pardon", avant de fracasser sa prison.
18:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, poésie, tristesse, écriture, exutoire
22.03.2007
Du pareil au même
Il est des hommes et des femmes qui rayonnent en ce bas monde, des individus complexes et rares qu'on aime mystifier naturellement. Leurs corps émanent quelque chose qui nous échappe, comme des vibrations ou des ondes subtiles. Il suffit de les voir venir au loin, il suffit parfois qu'ils disent rien...et là
c'est tout!!!
L'univers est altéré par leur présence
et l'on croit vraiment à la démence
mais on est pas fous, on est pas cinglés
on est prisonniers
on est sensibles
on est vivants... "Pan!"
Récepteurs d'un charme invisible qui nous transporte, qui nous balance dans une autre dimension avec les poches trouées et pleines d'illusions. On peut monter aux cieux comme on peut déscendre aux enfers, c'est une véritable montagne russe. Le voyage est trépidant, dangereux, dévastateur, ou au contraire, réjouissant, merveilleux, constructeur... Cependant on ne contrôle presque rien, même notre coeur devient farouche [et les toros n'aiment pas les cages, c'est évident].
Fragmentation-Fragmentation-Fragmentation: "Slack!"
Je suis prisonnier d'un coeur farouche, le miens. Et ces ondes, ses belles résonnances intérieures, je les perçois quand je te vois, quand je meuble ma solitude avec ta différence, quand je rêve au fond de mes nuits blanches... En somme tu es une véritable muse: "toi" amie que je connais depuis si peu, "toi" inconnue que je croiserai dans les relents du hasard.
Défragmentation-Défragmentation-Défragmentation: "Shap!"
Il est des hommes et des femmes aveugles dans la lumière jaïllissant d'un coeur, un coeur sauvage et fragile comme le notre, un coeur dont on devra sans doute recoller un jour les morceaux...
Ces hommes et ces femmes sont nous, aveugles et rayonnants.
15:50 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, écriture, exutoire










