12.09.2008

54 révolutions

Maman, tu es un arbre blanc

aux hystériques vieilles branches

mais aux racines profondes

-hymnes secrets à la sagesse-

je t'aime.

04.08.2008

Chic lamantin

Amour aliénant, cercueil des folies

pourrir dans le noir, avant les mois blancs

j'écris mes cris, acryliques crinières

les frontières se creusent, toutes pieuses

avalanches minuscules, de larmes félines

un crâne roule, oh! ciel tournant: "pan!"

doigter les cordes, de l'amante régulière

chocolats bourgeois, brûleurs de billets

et ces mots roses, se mutant en épines

je miaule désabusé, tout est révolu.

24.07.2008

Ritournelles

Laisse-toi choir, sur ses rondes épaules, toutes frêles, toutes tièdes: cascade de chair, unissant deux corps, au creux de la nuit. Puis pose ton menton, avec malice, sur sa chevelure déchaînée: cascade de fibres, unissant deux corps, au creux de la nuit. Savoure l'odeur de sa fraîche peau, et écoute son souffle délicat: cascade de perceptions, unissant deux corps, au creux de la nuit. Permets à ton coeur saltimbanque, d'épouser son rythme oscillant: cascade de musique, unissant deux corps, au creux de la nuit. Rédige un poème, avec ta langue fêlée, sur les pages nues de son corps dévoilé: cascade de vers, unissant deux corps, au creux de la nuit. Glisse tes doigts, sournoisement, dans son humide vallée: cascade de caresses, unissant deux corps, au creux de la nuit. Murmure-lui, une pléthore de baisés; sucrés ou salés: cascade de volupté, unissant deux corps, au creux de la nuit... Fusionnez l'alchimie des âmes, et laissez-vous noyer, dans ce long fleuve sacré: cascade d'amour, unissant les océans, au creux du néant.

20.05.2008

Fruits de l'oreille

Assis, sur la terre fraîche de mon potager, je bois mon thé vert avec nonchalance. Puis, quand j'achève le litre ardent de la théière, je pose ma tasse et je croise les jambes. Les yeux fermés, j'essaye d'écouter chaque son qui se faufile dans les environs. Il y en a toute une pléthore: le bourdonnement prospère des insectes, le gazouillis des oiseaux multiples, les cris lointains des petits écoliers, l'impertinent bruit sourd des automobiles, le grondement erratique des avions, l'haleine du vent sec qui entaille mes esgourdes, le fracas  silencieux des flux de mes entrailles, les battements symétriques de mon coeur béat, le craquement des contours d'un néant mental... J'essaye aussi de ressentir les petites vibrations qui se propagent un peu partout, je ne saurai dire d'où elles émanent, mais au bout d'un certain temps leurs perception devient "évidente". Je médite ainsi, une heure par jour, sous le soleil enragé, au milieu du potager, avec mes amies les fourmies. Elles viennent toujours, me sillonnent, me tâtent avec leur antennes vibrionantes et leurs pattes crochues. Au début cette sensation m'incommodait profondément, et maintenant, c'est devenu quelque chose de familier, de normal, comme avoir "des fourmies dans les jambes", à force de rester immobile, hum. Les résultats sensoriels sont étonnants; à présent, je repère plus facilement "la source" de n'importe quel son dans l'espace, c'est comme si j'avais une sorte de radar virtuel. Du coup je détecte beaucoup plus facilement la présence ou l'arrivée de quelqu'un, et j'ai aussi l'impression d'avoir développé une mémoire sonore en trois dimensions. Pour être plus précis, je peux imaginer un son sous différents angles, comme si je me déplaçais abstraitement dans l'espace afin de percevoir les nuances d'un "son virtuel". Cela a renforcé par ailleurs l'impression de "réalité sonore" dans la plupart des mes songes. Ce qui n'étais pas vraiment les cas avant, car quand je rêvais c'était plutôt le côté visuel et tactile qui l'emportait, je peinais donc énormément pour reconstituer la texture auditive d'un son "rêvé". Ainsi, je retiens mieux les dialogues oniriques qui ont lieu chaque nuit... et cela est indispensable.

19.05.2008

Les apéros sont un non-problème!

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03.05.2008

Yéyé meditatif

Debout

les jambes rouillées

je fixe l'humide, silence des prés.

Une pie

voltige au carré

perçante et magique, obus emplumé.

J'attends

la transe du guerrier

celui qui cultive , mon éternité...

02.05.2008

Masapan

Ce soir, l'ivresse roule sur nos pâles joues assaillies

et le tendre souvenir acidulé, entre mes vives neurones, glisse déjà.

Ce soir, on boit des petits verres de mélancolie

en tatouant sur nos coeurs dénudés, la pureté des meilleurs instants.

Ce soir, ce soir de Mai, est un peu le dernier;

demain ils s'en iront, comme ils sont venus,

sur une grande carlingue de colombe...

21.04.2008

KN-Raton-padre

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Nouvelle série de croquis surréalistes dans mon potager photobucket.

07.04.2008

Parade pour un immonde meilleur!

Ils auraient du jeter la flamme oléagineuse dans la Seine, ils manquent vraiment de courage ces sportifs. Porter un badge minuscule avec un slogan si bien éducoloré: "Pour un monde meilleur", est carrément insuffisant, soyons sérieux [pourquoi n'ont-ils pas interdit le passage grotesque de ce bout de ferraille au "pays des lumières"?], c'est un génocide culturel que subissent les tibétains, sans parler de l'implication criminelle de la Chine dans le conflit désastreux du Darfour... Il faudrait des actions politiques "unanimes" plus fortes, plus menaçantes, et virer immédiatement cette ordure ambulante de J. Rogue, comment se fait-il qu'un rat aussi corrompu et hypocrite puisse présider les J.O depuis des lustres! C'est du foutage-sordide-d'humain tout ça! J'ai envie de vomir...

04.04.2008

KN-VII

Pico vampírico

la sangre brota

el hueso cruje

mis labios se encarnizan

[...]

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