28.12.2006
Sueur solaire
Depuis tout petit, Kouka regarde le soleil, cela ne lui blesse guère les rétines car à chaque instant il utilise son troisième oeuil métaphysique. Un beau jour, en plein mois d'éte, il vit que le pauvre astre avait tellement chaud qu'il transpirait comme un cochon sous sa peau magmatique. La sueur dorée qui suintait du soleil se répandait dans tout l'univers, et notemment sur terre ou elle arrivait à la vitesse de la lumière [c'est pouquoi personne ne pouvait perçevoir ce phénomène cosmique]. Kouka remarqua par la suite que les points de chute de cette transpiration intersidérale étaient bien définis, seuls les fleurs et autres rares végétaux délicats pouvaient être des cibles potentielles, car ils étaient capables de capter cette sécrétion et de la stocker temporairement. Kouka déduit donc que le pollen était en réalité la sueur déshydratée du soleil [dans un état poudreux], et que les abeilles ne fesaient que lui rendre sa véritable allure liquide, vous savez ce fluide précieux que l'on appel "miel" et dont raffolent les petits enfants avides de glucose.
Remercions donc notre astre éternel, le fruit de sa dure labeur énergétique nous procure bien plus que de la simple lumière bronzante...
18:40 Publié dans Les comtes de Kouka | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, comtes, trash, marijuana
16.12.2006
La fille champignon.
Au fin fond d'une forêt en béton, vivait une fille qui possédait l'aptitude [incroyablesqueuuuh] de se métamorphoser en un gros champignon. Chaque fois que des passants se promenaient près de sa grotte-HLM secrète, elle psalmodiait quelques formules obscures et se transformait promptement en ce fameux champignon. En réalité, elle avait très peur des hommes, des femmes, des enfants, des lutins, des martiens, des punks, des poètes et de ses aléas...[tout le mondeuuh quoi]. Depuis qu'elle était toute petite, elle ne parlait à personne, on croyait qu'elle était muette, ou idiote. Un jour, quand sa mère était partie faire des courses, elle s'était défenestrée par désespoir, mais lors de sa chute, juste avant d'atteindre le sol, son corps avait muté en un champignon très spongieux. Du coup, elle s'en était plutôt bien tirée [youpi!], au-lieu de se retrouver éparpillée comme un miroir brisé sur le trottoir [snifeuh!]... Puis, quelques semaines après, elle avait fui de chez ses parents, sans hésiter [couragesque la petite...] Avec le temps, elle avait compris que chaque fois qu'elle se sentait menacée il suffisait qu'elle pense à son aliment préféré et "hop" elle devenait cela. Et, comme elle raffolait des champignons, elle se transformait tout le temps en la même chose, c'était tout à fait logique [comme dirait le sage Truc]. La seule chose qui l'avait perturbée, c'est qu'elle ne savait guère comment expliquer ce pouvoir mystérieux [hormonaleuuh? zondes zinvibles des portableuuhs?] C'est pour cette raison, qu'elle avait inventé une divinité végétale [miam] qu'elle vénérait tous les jours. Cela lui suffisait amplement pour comprendre sa nouvelle vie, si si...
En tout cas, elle se métamorphosait souvent, et quand elle était en "mode champignon", elle se sentait tellement bien, qu'elle voyait des explosions chromatiques fantastiques tout autour de ses tics épileptiques. Dans cet état, plus rien ne lui faisait peur, c'était sa bulle psyquédélique réconfortante, son alcôve métaphysique [avec un pouf qui fait "pouf" quand tu t'assois dessus!] Parfois elle se transformait volontairement, juste comme ça, pour le plaisir des sens, la volupté des vertiges [happy vegetal-bénévolati, you know].
Cependant, sa vie fut bien courte [snifeuuh!]. Un sombre jour d'automne, un individu moustachu passa près de sa grotte, c'était un grand chef de cuisine. Il était perdu, alors il sonna chez la fille champignon, pour demander de l'aide. Mais personne ne répondit, et comme elle avait laissé la porte entrouverte [on ne saura jamaieuuh pourquoi], le cuisto en profita pour s'engouffrer dans son appartement poussiéreux. Puis, il chercha quelqu'un, mais ne trouva même pas l'ombre d'un murmure, alors, il décida de faire demi-tour, pour tenter sa chance ailleurs. Et quand il passait à côté de la cuisine, il aperçut soudain, un énorme et sublime champignon multicolore. La tentation fut trop grande, il l'emporta avec lui pour l'utiliser dans une recette révolutionnaire...[sans avoir le moindre soupçoneuuh sur la vraie nature de ce végétal]. La pauvre fille champignon finis donc en petits morceaux, mélangée à des oeufs, du jambon, de l'aille, du persil, du poivre, du beurre, bref tous les ingrédients d'une bonne vielle quiche lorraine. Les clients du restaurant n'en revenaient pas, c'était la première fois qu'ils avalaient un plat aussi goûteux, aussi explosif, aussi vertigineux [ils eurent même des étranges hallucinationeuuhs]... cependant, ils étaient loin de se douter, que quelques heures après le repas, ils allaient déféquer des membres humains ensanglantés... les restes du corps de la fille champignon, hum, bouffée par la vie... [RIPeuuh].
11:20 Publié dans Les comtes de Kouka | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, comtes, fantastiques, marijuana
12.12.2006
Les virgules
Indispensables perles noirs... En effet, on les utilise toujours, elles permettent de réguler la vitesse de lecture de nos prunelles en donnant un rythme à un texte, un récit, un poème, patati patata...à l'image de cette histoire véridique. Mais savez-vous d'où émanent-elles? En réalité, selon le l'étrange barde onirique qu'est Kouka, il s'agit de petites crottes de chauves-souris qui se faufilent perfidement dans nos écrits. Les chauves-souris en question sont ivisibles, il y'en a des millions, elles sont partout, même dans les endroits les plus improbales, commes dans les ordinateurs ou les pastèques. On les appelle "Karbacks", ces petites bestioles sont branchées par le biais d'une fréquence télépathique sur notre pauvre inconscient, chaque fois que l'on doit infliger une pause, un arrêt, aux phrases toutes fraîches d'un texte quelconque, elles chient subliminalement juste à l'endroit où il le faut, et de cette façon se matérialisent plein de petites virgules magiques. Tout se passe tellement vite et de façon synchronisé que personne ne s'en est rendu compte, sauf Kouka bien entendu... car il détient le troisième oeuil.
N'ayez crainte chers lutins! Ces minuscules déchêts ne sont pas toxiques, ni infectes, alors n'essuyez jamais un texte, laissez les vurgules là où elles sont, car on en a terriblement besoin, c'est pour le bien de l'humanité toute entière. Que ferions nous sans nos amis les Karbacks? Qui arbitrerait nos effluves littéraires? Qui donnerait un tempo cohérent à nos amas de palabres? Imaginez l'insolent désastre grammatical!
Sans leur crottes, ce serait donc la fin de l'univers. Alors, comme dirait Kouka lui même: Virgulez! Virgulez sans hésitation!
17:30 Publié dans Les comtes de Kouka | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicya, comtes, fantastiques, marijuana
11.12.2006
L'homme qui buvait la pluie
L'homme qui buvait la pluie vivait au sommet d'une grande montagne rocailleuse. Il était fort vieux et avait une carrure imposante enjolivée par sa longue barbe grisâtre qu'il utilisait comme manteau. Son nom était méconnu, les habitants des villages environnants le désignaient par: "L'homme qui buvait la pluie". Comme nous le dit cette paraphrase, il passait son temps à boire à grandes gorgées la pluie qui déferlait les jours orageux. Pour cela, il ouvrait son immense bouche en forme d'entonnoir, et visait les nuages chargées d'eau. Puis, au fur et à mesure que les flots célestes s'engouffraient dans dans sa gorge, il gonflait magiquement tel un ballon de baudruche. Parfois, il avalait tellement de pluie, que la montagne sur laquelle il habitait peinait à supporter son poids colossal. Il devenait vraiment géant, et la seule façon de le faire rapetisser, pour qu'il n'écrase pas les villageois, était de le faire "pisser de rire" comme dirait le sage Truc. Alors, on ordonnait aux petits enfants espiègles de grimper sur ses orteils, afin de lui faire des violentes chatouilles. La méthode marchait très bien, car quand le géant succombait toujours, il riait tellement fort que la terre toute entière tremblait, du pôle Nord au pôle Sud. Et il finissait toujours par verser des larmes, à force de glousser. Ainsi, sa corpulence hyperbolique diminuait, et les habitants des environs se sentaient soulagés. A vrai dire, il n'y avait jamais eu d'incidents majeurs, sauf une fois, où il avait marché accidentellement sur une école, heureusement il n'y avait personne, si enfin...un sapin de noël, mais il mourut bien vite et sans agonie.
L'homme qui buvait la pluie était introverti, timide et mystérieux. Il expliquait tout simplement qu'il était accro à la mélancolie, surtout quand elle était à l'état liquide, à l'instar des les larmes des cieux. C'est pour cette raison légitime qu'il ne pouvait point se retenir et devait en boire, c'était devenu comme un rituel incontournable. Cependant, on raconte qu'une fois il était tombé amoureux du sixième étage de sa montagne. En fait, il avait flashé sur une fermière qui vendait des fromages tout bizarres qui puaient horriblement. Elle, généreuse et humaniste, lui donna une chance, c'était quelqu'un de très ouverte [bien entendu]. Et c'est ainsi ils formèrent un couple, un peu imparfait, mais ça marchait plutôt bien au bout du compte. Pendant temps, il avait cessé de boire la l'urine mélancolique des nuages. Il se contentait uniquement d'avaler les sanglots acidulés de sa princesse rurale, et elle pleurait souvent, parce que personne ne voulait de ses vilains produits laitiers.Tout le monde saluait la manoeuvre, car la sécurité des villages à proximité était bel et bien garantie. Hélas, un triste jour, la fermière partit sans daigner laisser une seule explication. Frustré, l'homme qui buvait la pluie reprit ses vielles habitudes métaphysiques. Il n'aimait pas l'alcool, ni les docteurs de l'esprit, ni rien de chez Néant-rama. Boire la gerbe hydratante du ciel était son truc à lui, sa drogue, son trip personnel, son exutoire... De temps à autres, il songeait à son ancienne princesse, elle avait marqué au fer rouge son petit coeur naïf. Dans le fond, il espérait devenir immense comme un phare en buvant autant, de la sorte, elle pourrait l'apercevoir de loin si jamais elle regardait dans sa direction, et qui sait... revenir un jour, pour se blottir dans sa barbe infinie.
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