28.05.2007
Le festin de Luna
Il était recroquevillé en forme de phoetus, avec des yeux éclatés qui fixaient le plafond moisi. Il était nu comme un chien, maigre comme un os, et bavait comme un cactus meurti. Parfois il avait des spasmes, alors il souriait à la crasse, ou il chialait tout court, pour satisfaire sa folie naissante. Les néons foireux da la salle de bains hachaient ses convulsions, ils accentuaient aussi les explosions chromatiques de ses délires mentaux... Personne n'était là pour l'aider, il ne pouvait compter que sur lui même dans cet infernal cauchemard. Lors d'un geste désespéré, il essaya de fracasser son crâne contre le rebord de la baignoire, mais il échoua, le coup ne fut pas assez violent. Il réussit seulement à se faire un échymose bleuâtre au niveau du front. Alors il se leva péniblement pour saisir une lame de rasoir. Puis, sans aucun regret, il s'ouvrit les veines de son bras droit. Le sang froid commença à couler silencieusement, au bout de quelques minutes il perdit connaissance.
[...]
Quand le concièrge de l'immeuble força la serrure, il trouva un mystérieux chat albinos entrain de lécher un squelette ensanglanté.
15:00 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : kouka, comte, trash, écriture










