30.08.2008
Mes mains saignent
Quand je scrute la morne glace des miroirs, je vois l'adolescent perdu aux rêves brisés. Ce sinistre fantôme intérieur qui râle, qui couine et chiale, demandant toujours des vaines explications. -Pourquoi m'as tu ainsi scari-sacrifié? Où sont passées les années séquestrées?- Je n'ose guère lui répondre, de peur de l'affliger. Il a l'air si esseulé, si désabusé, dedans le vague reflet... Je ne peux que lui dire: "pardon", avant de fracasser sa prison.
18:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, poésie, tristesse, écriture, exutoire










