25.08.2008

La vie est un miracle mais...

J'ai égaré la douceur. J'ai perdu mon bonheur. Comment garder l'âme tendre et apaisée dans un monde si écoeurant qui se mutile lui même, dévoué à sa propre destruction insouciante et collective. Où allons-nous ainsi, aveugles et coupables, toujours avides de ce que bout supplémentaire qui nous rendra cette "chose supérieure", et toujours au détriment de l'équilibre naturel. Arrogants, égoïstes, la plupart nombrilistes et si vulnérables au fond... Ce monde se meurt, on l'a trop épuisé, exprimé, saigné. Est-ce le prix à payer du progrès? Et ses ombres maudites qui s'estompent dans une triste pièce de notre cerveau, et ces guerres absurdes et ces oppressions discriminantes. L'homme se bouffe lui-même, il est cannibale, ronge ses os et sa raison, éternellement. Comment être heureux philosophiquement dans un chaos qui se dessine ainsi? Comment trouver l'espoir pour les générations futures? Combien de temps durera l'illusion de bulle dans laquelle nous vivons? J'ai envie de vomir aujourd'hui, gerber toute cette humanité corrompue et cynique, dégueuler ma résignation et mon pessimisme. Car si rien ne change le pire nous attend. L'harmonie de notre mère universelle est moribonde...

Alors bondissons! "Pan!"

19.07.2008

Bad trip culinaire

Imaginez une pauvre âme pressée qui se sert de la quinoa dans une assiette, et qui pour donner un peu de goût à ladite chose, rajoute mécaniquement avec une louche les restes d'un vieux pseudo-mole poblano [plat mexicain typique préparé avec une sauce de chocolat pimentée] qui dormait tranquillement dans une grosse marmite posée sur le rebord de la fenêtre. Imaginez ensuite, que quelques heures après, la mère du pauvre type rentre dans la cuisine et s'étonne de voir que cette marmite ait été déplacée, ce qui naturellement la pousse à demander des explications reloues à son fils. Imaginez enfin, que les restes de cette maudite sauce, contenait en réalité de la javel et d'autres produits toxiques de merde car il était question de décrasser la marmite putassée et non de conserver la sauce épicée. Bordel de ratatouille les cocos, je l'ai échappé belle quoi! Je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre après avoir ingurgité trivialement cette saloperie concentrée en produits cruellement super-toxiques [est-ce dû aux nombreuses tasses de thé que j'ai bues après le repas?]. Malgré tout, je me suis forcé à avaler des litres de lait de vache tout à l'heure, moi qui suis accro au lait de soja bio je peux vous dire que ça m'a bien claqué, afin m'infliger une bonne vielle diarrhée purificatrice, qui n'en finit de me torpiller les tripes dans l'immédiat... et d'ailleurs, hum, excusez-moi mais il faut que je refile aux chiottes, bon Dieu de merde...

06.07.2008

Dragon bleu

Il pleuvait des trombones, je regardais le déluge à travers la petite fenêtre poussiéreuse de la cave. Nikita, mon frère de chat, était affalé sur le rayon d'une vielle étagère en bois moisi. Près de moi, derrière un petit lustre rouillé, trônait une immense toile d'araignée, sa créatrice, particulièrement impressionnante -elle ressemble vaguement à une mygale décharnée mais sans les poils- attendait l'accident fatal, celui qui précipiterait un quelconque moucheron dans son piège aérien. J'ai pris mes congas et mon djembé, puis j'ai commencé à jouer avec  les deux en même temps [c'est une modalité chimérique que j'essaye de perfectionner], scrutant toujours la petite fenêtre moribonde. Le bruit de la pluie donnait une chaleur organique à mes rythmes épileptiques. J'avais l'impression d'être dans une jungle tropicale, quelque part au sud du Costa Rica, au beau milieu des insectes exotiques et des arbres foncièrement magiques. Je commençais à être en transe. Et soudain: "kraboum!", un dragon électrique est tombé à quelque mètres de la maison, faisant trembler le sol humide et les parois solitaires de la cave. C'était la première que je voyais un éclair fendre l'espace aussi près de moi. Il avait dégagé une étrange lueur bleue, juste avant de vomir son fracas céleste dans les environs. C'était beau, et terrifiant à la fois, au fond de mon inconscient, j'étais persuadé qu'un autre éclair viendrait se joindre au premier, mais tombant cette fois sur mon futur cadavre imaginairement calciné. Mais ce scénario pulsionnel ne s'est jamais concrétisé...  Et les dragons lumineux se sont éclipsés, il n'y avait plus qu'une agréable pluie qui roulait éternellement, léchant les tuiles dermiques et les vitres embuées, abreuvant la terre et ses vers lépreux, arrosant mes douces folies et l'inexplicable mélancolie, d'un dimanche sans soleil.

29.06.2008

Eux, bouffant des "tamales"

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Il y a ces deux hippies joviaux, tout au bout du Malécon. Ils ont un petit stand ambulant où ils vendent des colliers, des bracelets et toute une pléthore exotique de babioles et de bagatelle mexicaine. Ce sont des amis, ils m'ont appris le macramé, et les secrets de leur petit commerce hasardeux. Toujours souriants, même les poches vides, ils sont prêts à partager un pétard ou une réflexion poétique avec les badauds qu'ils rencontrent. J'ai passé des nuits agréables en leur compagnie. Je les aidais à vendre et à attirer les clients potentiels -essentiellement des filles, il faut être honnête- et en retour ils me transmettaient leur brin d'expérience, me racontaient leurs tranches de vies, riches et mouvementées; après tout ils étaient des véritables bohèmes nomades, des bourlingueurs incessants, avant d'atterrir à Puerto Vallarta, où leurs affaires marchaient fort bien [ils se sont associés avec des petits commerçants du coin, ce qui explique leur présence plutôt régulière]. Dans cette agglomération cotière infestée par les adipeux touristes gringos, les bourgeois branchés mexicains, les complexes hôteliers défigurants, les bars lubriques à gogo, ça fait du bien de trouver des braves gens différents. J'ai hâte de les revoir, et de partager mes "visions oniriques" avec eux, car il se trouve qu'ils connaissent vaguement ces "univers" [puis c'est les seules personnes que j'ai vu lire un putain de bouquin en publique, ce qui est rare au Mexique, croyez moi]. Enfin, il y a aussi Mona, qui traîne dans les parages. C'est une petite sorcière rondouillarde aux yeux d'émeraude et au teint délicieusement doré, mais ça, c'est une autre histoire...    

26.06.2008

Coccinelle

Mais où es-tu passée Cathy G? Toi, la petite papesse fantasque de l'imaginaire, qui consolait mon coeur brisé par une vilaine sorcière en me donnant des fraises tagada magiques teintées de miel d'écureuil, tout en me murmurant: "prends ces petits bonbons magiques mon enfant, ils apaiseront les vives brûlures de ton coeur agonisant". Ce qui revenait un peu à faire de la psychomagie [utiliser des actes métaphoriques pour cibler l'inconscient...], peut-être avais déjà tu lu Jorodowsky? Ce qui ne m'étonnerai guère, tellement tu es chilienne et passionnée. Tu sais, tu es peut-être la seule personne qui était un miroir ambulant dans le lequel je me reconnaissais, et cela à plusieurs niveaux. Je me souviens très bien de nos dialogues absurdes, de nos jeux théâtraux dans les couloirs aseptisés et les salles froides de la faculté de Bron. On donnait la vie à tout ce qui nous entourait, en créant des personnages imaginaires et des putains de légendes ubuesques -tellement délicieuses- qui nous accompagnaient partout: ainsi mes sandales scandaleuses détenaient des pouvoirs surnaturels qui me permettaient d'aplatir les injures, pour les transformer en tortillas fécondes, ainsi tes yeux étaient des billes qu'un poisson-chat vivant dans la cuvette de tes w.c t'avait offertes avec bonté, ainsi la prof de poésie était une elfe qui dévorait les hommes après les avoir castrés, ainsi mes bonnets acidulés étaient des capotes en coton pour des lamas extraterrestres, ainsi les oiseaux déféquaient des virgules sur les histoires prosaïques des passants fluides, ainsi le silence était une bouche en argent qui déchiquetait avec ses dents aiguisées les sons vagabonds, ainsi les pattes étaient des cheveux comestibles issus d'un mystérieux pays où l'on semait des graines de blé sur les crânes des femmes, ainsi on miaulait au milieu de la foule aigrie et on collait des poèmes surréalistes sur les panneaux d'affichage -à côté des petites annonces perimées-, ainsi on réorganisait le monde entier, tout simplement, et c'était splendide. Mais depuis que tu es partie, loin, loin, avec ton amant de porcelaine sur un vieux tapis volant domestiqué, je n'ai plus aucune nouvelle de toi. Alors manifeste-toi, espèce de petite moi-sissure bordélique! Et n'oublie pas le talent latent de ton talon de lutin, celui qui te va si bien, partout où tu dérives, les joues gonflées de gentillesse, "Glups!"

23.06.2008

Fractales cosmiques

Imaginez l'univers comme une poupée russe à l'intérieur d'un autre univers-poupée encore plus géant, et ce dernier au creux d'un autre ensemble d'univers complexes... et ce schéma ce reproduisant à l'infini. C'est la théorie des "couches cosmiques", c'est ainsi que je l'appelle, mais on peut retrouver des équivalences conceptuelles sous d'autres noms comme "les strates dimensionnelles", ou "la théorie des couches du grand oignon", hum, c'est ainsi que la nommaient les sorciers toltèques. Cette vision, d'un fragment de mon paradigme, je l'ai développée quand j'étais au lycée; après avoir étudié la composition des objets, des cellules, des atomes, et des astres. J'ai remarqué qu'un atome, avec ses électrons, ses neutrinos, et tout les petits bidules qui interagissent avec lui, ressemblait vaguement à notre système solaire, et sachant en outre que: les atomes constituent des molécules, les molécules forment des protéines, les protéines fabriquent des cellules ou des objets, les cellules matérialisent des corps vivants, les corps vivants et les objets forment des planètes, les planètes s'organisent en systèmes solaires, les systèmes  solaires créent des galaxies, et enfin les amas de galaxies forment l'univers... hum, j'ai pu déduire qu'au-delà de notre univers, et de son immense physionomie évolutive, car il n'est pas infini contrairement à ce que la plupart des gens pensent [il est grossièrement sphérique et continue à se dilater sous l'effet du big bang], il devait y avoir une autre structure plus vaste, soit une autre "dimension", une autre "couche cosmique"... Et si l'univers était, dans cette nouvelle strate cosmique, tout simplement comme une sorte d'atome parmi tant d'autres qui venait d'exploser? Si c'était le cas, nous serions pire que petits, pire que microbiens, pire que nano-minus de chez Néant-rama, hum, juste de la poussière cosmique errant dans une immensité dérisoire, qu'on appel humblement: "univers". Notre Dieu créateur en quelque sorte, père de notre conscience, et fruit du hasard, si-si, car les "super-barbus tout puissants" ne sont que des clichés métaphoriques pour manipuler les foules et expliquer ce qui nous échappe... "Pan!"

Objectif à très long terme si "inch tralala" le veut, hum: rentrer en contact avec des "êtres conscients" d'autres strates dimensionnelles par le biais des rêves, donc de l'inconscient, tout en m'inspirant partiellement des techniques que le mystérieux monsieur Castaneda a expérimentées... Je suis persuadé qu'on a un certain "potentiel endormi" au fond de notre "patrimoine structural", après tout on utilise à peu près que 10% de nos capacités cérébrales, imaginez si on parvenait à exploiter la "totalité de notre conscience" comme dirait Jorodowski, ce serait vraiment... bandant!

09.06.2008

Pluie de nouvelles

Chers minis-fantômes caramélisés, suite à de nombreuses missives "myshitiennes", j'ai décidé, pour le bien de l'humanité et de l'équilibre fragile de la galaxie qui nous renferme, hum, d'héberger gratuitement l'intégralité de mon dernier album expérimental: Célula Onirica, [plus proche de la poésie sonore qu'autre chose...] dans ce support virtuel, vous pourrez donc le télécharger à volonté autant de fois que vous le voudrez. En ce qui concerne les chansons que j'élabore en ce moment, tout "baigne" à priori, si l'on fait abstraction de la perte malheureuse d'un carnet où je notais toutes les ébauches brouillonesques des paroles des chansons en question [pour tout vous dire je l'ai oublié sur une chaise rouillée dans le jardin, et comme il a plu des putains de trombes, je vous laisse imaginer l'état diarrhéique dans lequel je l'ai trouvé, "snif!"]. Je m'efforce donc, avec toute mon ardeure mentale, de reconstituer l'ensemble des textes perdus à jamais [oh! douce catastrophe]. Ainsi vont les choses... 

03.06.2008

Le vagabond de la Lune

J'ai envie d'écrire un roman, comme ça, tout d'un coup. Libellule m'en a donné l'idée en "balançant" que je serais un bon auteur de science fiction, hum, ce que je remets profondément en cause dans la mesure où elle -en tant qu'étudiante en pharma pseudo-rationnelle- me prends pour un illuminé hippy qui déraille [n'est-ce pas?]. Cependant je ne sais guère si je tiendrais jusqu'au bout de cette aventure, car l'écriture demande une énergie pharamineuse, et surtout quand il s'agit d'accoucher d'un vrai roman en bonne et due forme... Mais j'ai déjà un bon scénario, glups! Et depuis ce matin je ne cesse de l'enrichir mécaniquement. Je dégouline d'idées incisives qui partent dans tous les sens, mais qui en fin de compte tiennent la route -menant à un centre de gravité intelligent, comme une subtile toile d'araignée-. Par ailleurs, ce support me permettrait d'esquisser certaines de mes théories dans un cadre littéraire, ce qui me séduit d'emblée.

Et si je passe vraiment à l'acte -et de façon sérieuse cette fois, pas comme le brouillon du roman "Amelikou" que j'ai abandonné bien vite- je le découperais en petites parties que j'hébergerais ici, dans cet humble blog. Je sais aussi que cela risque de me prendre beaucoup de temps, peut-être un an... ou plus, si j'ai assez de pêche pour aller jusqu'au bout, oeuf corse.

20.05.2008

Fruits de l'oreille

Assis, sur la terre fraîche de mon potager, je bois mon thé vert avec nonchalance. Puis, quand j'achève le litre ardent de la théière, je pose ma tasse et je croise les jambes. Les yeux fermés, j'essaye d'écouter chaque son qui se faufile dans les environs. Il y en a toute une pléthore: le bourdonnement prospère des insectes, le gazouillis des oiseaux multiples, les cris lointains des petits écoliers, l'impertinent bruit sourd des automobiles, le grondement erratique des avions, l'haleine du vent sec qui entaille mes esgourdes, le fracas  silencieux des flux de mes entrailles, les battements symétriques de mon coeur béat, le craquement des contours d'un néant mental... J'essaye aussi de ressentir les petites vibrations qui se propagent un peu partout, je ne saurai dire d'où elles émanent, mais au bout d'un certain temps leurs perception devient "évidente". Je médite ainsi, une heure par jour, sous le soleil enragé, au milieu du potager, avec mes amies les fourmies. Elles viennent toujours, me sillonnent, me tâtent avec leur antennes vibrionantes et leurs pattes crochues. Au début cette sensation m'incommodait profondément, et maintenant, c'est devenu quelque chose de familier, de normal, comme avoir "des fourmies dans les jambes", à force de rester immobile, hum. Les résultats sensoriels sont étonnants; à présent, je repère plus facilement "la source" de n'importe quel son dans l'espace, c'est comme si j'avais une sorte de radar virtuel. Du coup je détecte beaucoup plus facilement la présence ou l'arrivée de quelqu'un, et j'ai aussi l'impression d'avoir développé une mémoire sonore en trois dimensions. Pour être plus précis, je peux imaginer un son sous différents angles, comme si je me déplaçais abstraitement dans l'espace afin de percevoir les nuances d'un "son virtuel". Cela a renforcé par ailleurs l'impression de "réalité sonore" dans la plupart des mes songes. Ce qui n'étais pas vraiment les cas avant, car quand je rêvais c'était plutôt le côté visuel et tactile qui l'emportait, je peinais donc énormément pour reconstituer la texture auditive d'un son "rêvé". Ainsi, je retiens mieux les dialogues oniriques qui ont lieu chaque nuit... et cela est indispensable.

14.05.2008

Faille

Suis-je fou? Explications: J'ai l'impression qu'un évènement temporel de l'ordre de la science fiction a eu lieu ce lundi. Pour être précis, je crois nous avons vécu deux fois la même journée. Sauf qu'à part mon horloge biologique, personne ne s'en est aperçu. J'ai demandé maintes fois à mes proches, et ils m'ont dit maintes fois que "je déraille", et malgré cela je m'accroche vaguement aux dividendes de ma perception [qui me dit que je n'ai pas tout à fait tort], hum. Et si cela était plausible bordel? Vous pourriez riposter en disant qu'il y a eu la journée fériée du 12 Mai [la côte de Pan, hum] et que donc, comme elle s'est déroulée juste après le dimanche, j'ai peut-être eu cette vague sensation déstabilisante de double-immobilité-dominicale dans un bled périphérique, où à part les éternelles ruminations chew-gumesques des bovidés, rien de chez rien ne se passe. Mais, justement, cette double stagnation béate de la société rurale où je vis, je l'ai bien prise en compte. Il y a donc eu, selon mes intra-spéculations , hum, une troisième journée fantôme. Mais comment l'expliquer? Mon imagination délurée pourrait éventuellement fournir une hypothèse... et si j'avais été frappé de plein fouet par une énorme "faille dimensionnelle" à force de flirter avec des vielles conceptions chamaniques? Et si je m'étais bel et bien glissé dans "un autre lundi"; celui d'une autre dimension spatio-temporelle superposée à notre univers, et qui lui ressemble étrangement? Et si grâce à mes récentes explorations oniriques j'avais déclenché -accidentellement- ce phénomène? Et si j'étais tout simplement à côté de mes putains de sandales?

Je n'en sais rien. Mais je ne m'arrêterai plus aux bornes du rationnel...

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