30.08.2008
Mes mains saignent
Quand je scrute la morne glace des miroirs, je vois l'adolescent perdu aux rêves brisés. Ce sinistre fantôme intérieur qui râle, qui couine et chiale, demandant toujours des vaines explications. -Pourquoi m'as tu ainsi scari-sacrifié? Où sont passées les années séquestrées?- Je n'ose guère lui répondre, de peur de l'affliger. Il a l'air si esseulé, si désabusé, dedans le vague reflet... Je ne peux que lui dire: "pardon", avant de fracasser sa prison.
18:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, poésie, tristesse, écriture, exutoire
28.08.2008
Esquinte
Découvrez Inti Illimani!
Il y a ces bouts de mélodie qui font déborder les aquarelles salines, il y a ces chansons inexplicables qui dessèchent nos yeux lépreux. On se laisse emporter par le vif tourbillon sonore des instruments, toujours vers haut, tels des oiseaux assoiffés d'azur, et une fois "là-bas", sur ce petit para-nuage langoureux, on contemple la fin de quelque chose, de quelque Homme, tout au fond du sombre abîme, poignardé par la musique elle même; traîtresse fleur insomniaque aux pétales ardentes. Il y a ces chansons maudites qui remplissent le coeur des océans.
18:09 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, musique, inspiration, tristesse, mélancolie, écriture
25.08.2008
La vie est un miracle mais...
J'ai égaré la douceur. J'ai perdu mon bonheur. Comment garder l'âme tendre et apaisée dans un monde si écoeurant qui se mutile lui même, dévoué à sa propre destruction insouciante et collective. Où allons-nous ainsi, aveugles et coupables, toujours avides de ce que bout supplémentaire qui nous rendra cette "chose supérieure", et toujours au détriment de l'équilibre naturel. Arrogants, égoïstes, la plupart nombrilistes et si vulnérables au fond... Ce monde se meurt, on l'a trop épuisé, exprimé, saigné. Est-ce le prix à payer du progrès? Et ses ombres maudites qui s'estompent dans une triste pièce de notre cerveau, et ces guerres absurdes et ces oppressions discriminantes. L'homme se bouffe lui-même, il est cannibale, ronge ses os et sa raison, éternellement. Comment être heureux philosophiquement dans un chaos qui se dessine ainsi? Comment trouver l'espoir pour les générations futures? Combien de temps durera l'illusion de bulle dans laquelle nous vivons? J'ai envie de vomir aujourd'hui, gerber toute cette humanité corrompue et cynique, dégueuler ma résignation et mon pessimisme. Car si rien ne change le pire nous attend. L'harmonie de notre mère universelle est moribonde...
Alors bondissons! "Pan!"
18:08 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : écriture, écologie, guerre, humanité, poésie
17.08.2008
Grigri atomique [exp]
J'avais un liéco, bien ficellé, bien lichant. Avec une naine de graine pondérale et vacillante toromachisant mon cou-leuvre élancé. Toute timide et timbrée à l'image de "miau-moi"; allurant hasta la victoria siempre des plus petits dilemmes. Jamais je ne me divisais d'elle [coagulations cingla-loufoques d'adolescent interne, you gnome]. Même sous la chédoume, nue et suintante qu'elle trônait, murmurant toujours des vieux vautours prémonitoires à mes amours crisseurs mystimielleux... Et foilà que dans l'hier composé, elle s'est alchimisée en bourgeon plantagornique non soupçonné, mais ôh combien krusturicabuleux et splendidement magnanimesque! Kiwi, yeux-de-meuhs crédulants! Kiwi, Devendreuh-moiselles! Suppositionnez me croire! Car cette pamplemousseuse histoire est tout sauf un beau bar, fou-roulé de bêtisettes algoronaïves pour zoorilles languissants. Et mon inconscient témoignique rigoureux-tout-gueux valide le ramassis de vécu-cuvé! Dorénéant el solecito de mon cou quinine avec grâce ornant les airs de spasmes végétatifs cent pour cent tue-Raël-pan! Et des myriades de minis-cunégondoles font des gros bidules oraux quand elles reluquent cet oasis amovible présentationné devant leurs nez égarés. Alors-l'aurore je peux vous la vomir fort: mes choisissures sélectinicles s'orientent caillassantes et savoureusement sûres, la zutaine de monodalité bagatéllique s'est bien imposée! Et nullissime sera la fruit philosophiteux du furieux cerveau-lent qui gavera ses adipeuses neurones pour trouver une quelcaire jonquille justifigniquante. Et nullissant ne pourra lacériser le brin de liane organico-poétique qui s'est auto-tissée dans la peine ombrée de mon insu-laire cosmo[a]gonie. "Jah!".
00:33 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, expérimentale, surréalise, écriture, champingnons
06.08.2008
Effet-mère
As-tu déjà perçu l'ombre inversée d'une étoile gitane fonçant dans la poussière d'une chimère constellaire?
C'est l'amour débridé... "Pan!"
23:38 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, surréaliste, écriture, nicoya, folk
04.08.2008
Chic lamantin
Amour aliénant, cercueil des folies
pourrir dans le noir, avant les mois blancs
j'écris mes cris, acryliques crinières
les frontières se creusent, toutes pieuses
avalanches minuscules, de larmes félines
un crâne roule, oh! ciel tournant: "pan!"
doigter les cordes, de l'amante régulière
chocolats bourgeois, brûleurs de billets
et ces mots roses, se mutant en épines
je miaule désabusé, tout est révolu.
03:30 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, surréaliste, écriture, culture, kouka










