30.08.2008
Mes mains saignent
Quand je scrute la morne glace des miroirs, je vois l'adolescent perdu aux rêves brisés. Ce sinistre fantôme intérieur qui râle, qui couine et chiale, demandant toujours des vaines explications. -Pourquoi m'as tu ainsi scari-sacrifié? Où sont passées les années séquestrées?- Je n'ose guère lui répondre, de peur de l'affliger. Il a l'air si esseulé, si désabusé, dedans le vague reflet... Je ne peux que lui dire: "pardon", avant de fracasser sa prison.
18:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, poésie, tristesse, écriture, exutoire











Commentaires
n'aie pas peur petit fantôme
ton âme veut être libre
oublie la tristesse de l'ombre
la vie est juste derrière, confiante, et elle t'attend...
Ecrit par : Zazen | 30.08.2008
Je connais que trop cette impression d'avoir trahi l'enfant que j'étais et qui avait encore des rêves, lui.
Beaux mots.
Ecrit par : June | 31.08.2008
ola :)
mais où es tu petit coyote?
pas trop loin j'éspère!...
Ecrit par : Zazen | 05.09.2008
visite ici ! trés agréable et bien phrasé ! Elie
Ecrit par : Elie | 07.09.2008
J'aime ce site! Ca y est, c'est dit!
Tes mots sont beaux, il ont le goût de la vérité.
Je te tirerai volontiers mon chapeau si j'en portais un, je vais me contenter de t'applaudir derrière mon écran
...
Ca y est. C'est fait.
Bravo l'artiste!
Ecrit par : Killdianette | 08.10.2008
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