22.07.2008
Virgulez, y'a rien à voir!
Sous l'arbre aux milles larmes écloses, je t'embrasse mon ecchymose. Petite douleur d'été, toujours vive et secrète, quelque part dans les débris de mon vieux cristal. Voilà que je te câline -en guise de prélude- et non sans regrets. Oh, cygne cynique, au bec effilochant! Oh, rapace dérapant, visant ma clique! Ces moments jolis teintés d'espoir, ces plumes tranquilles sans affres noires... Je sais que tu reviendras, les maux sont solides, et mes mots sont faibles, pour esquisser la torture: regards acides, rongeant les pétales; solitudes collectives, attisant les plaies; vices carnivores, charcutant la bonté. Alors je te baise ma douleur, et je t'immole de l'intérieur; pyro-métaphores, hystéries lumineuses, imminentes en ta panse: "kaboum!". Désormais je te creuse, une tombe silencieuse. Atavique trou parterre, signature funeste, que je te dédirai ce jour d'allégresse, où ton corps purulent sera inhumé... Amène!
03:02 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésié, écriture, passé, littérature, troubadour











Commentaires
"solitudes collectives" ça c'est bon.
Joli texte, fluide, coloré, doux, explosif.
Ecrit par : Mowglie et les larmes de l'enfer | 23.07.2008
C'est surtout vrai.
Peace.
Ecrit par : Griffe de Coyote | 24.07.2008
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