29.06.2008
Eux, bouffant des "tamales"
Il y a ces deux hippies joviaux, tout au bout du Malécon. Ils ont un petit stand ambulant où ils vendent des colliers, des bracelets et toute une pléthore exotique de babioles et de bagatelle mexicaine. Ce sont des amis, ils m'ont appris le macramé, et les secrets de leur petit commerce hasardeux. Toujours souriants, même les poches vides, ils sont prêts à partager un pétard ou une réflexion poétique avec les badauds qu'ils rencontrent. J'ai passé des nuits agréables en leur compagnie. Je les aidais à vendre et à attirer les clients potentiels -essentiellement des filles, il faut être honnête- et en retour ils me transmettaient leur brin d'expérience, me racontaient leurs tranches de vies, riches et mouvementées; après tout ils étaient des véritables bohèmes nomades, des bourlingueurs incessants, avant d'atterrir à Puerto Vallarta, où leurs affaires marchaient fort bien [ils se sont associés avec des petits commerçants du coin, ce qui explique leur présence plutôt régulière]. Dans cette agglomération cotière infestée par les adipeux touristes gringos, les bourgeois branchés mexicains, les complexes hôteliers défigurants, les bars lubriques à gogo, ça fait du bien de trouver des braves gens différents. J'ai hâte de les revoir, et de partager mes "visions oniriques" avec eux, car il se trouve qu'ils connaissent vaguement ces "univers" [puis c'est les seules personnes que j'ai vu lire un putain de bouquin en publique, ce qui est rare au Mexique, croyez moi]. Enfin, il y a aussi Mona, qui traîne dans les parages. C'est une petite sorcière rondouillarde aux yeux d'émeraude et au teint délicieusement doré, mais ça, c'est une autre histoire...
20:49 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hippi, baba, tresses, athéba, malecon, écriture











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