31.05.2008
El derecho de vivir en paz
Voici un des troubadours engagés que j'admire le plus, Vicotor Jara. C'était une grande figure de la résistance chilienne. Il fut tué après le coup d'État de Pinochet en 1973 [quand il renversa le président socialiste Allende grâce à l'aide de l'armée fasciste et de la CIA]. On raconte qu'avant d'être fusillé, des soldats sans scrupules lui auraient tranché "symboliquement" quelques doigts, puis ils lui demandèrent ironiquement de chanter un air, alors Jara commença à fredonner un hymne de résistance populaire [face aux autres prisonniers raflés]... les soldats devinrent furieux et le criblèrent de balles.
On t'oublira pas, l'ami.
19:26 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : victor, jara, pinochet, troubadour
27.05.2008
Retour du spectre [explorador?]
Cette saloperie de spectre énergétique ce cache derrière de gens qui me sont proches. Il prend leur forme, épouse leurs corps, leurs voix. Je ne remarque se présence qu'à la dernière minute, juste quand il reprend son apparence "normale". J'en suis presque convaincu; hier soir, dans un autre songe très réaliste sensoriellement [et cela me semble être un facteur plutôt important, qui annonce en quelque sorte son éventuelle arrivée], il est réapparu sinistrement, alors qu'il se cachait dans l'enveloppe charnelle de ma soeur. Je rêvais qu'on prenait des photos ensemble dans les ruelles étroites du vieux Lyon, et soudain, un clochard poisseux [sorti de nulle part] débarque et s'agrippe vicieusement à ma veste en cuir, en me dégoisant des trucs inintelligibles; j'ai remarqué aussi qu'il avait quelques dents en or et que son haleine était particulièrement nauséabonde [comme s'il avait croqué dans un étron desséché]. Machinalement, je lui ai donné l'appareil photo pour qu'il me foute la paix, et puis il s'est évanoui dans la pénombre d'une ruelle. J'ai commencé à transpirer dans le rêve, ce vieux hystérique m'avait foncièrement tendu. Puis je me suis retourné pour dire un truc un à ma soeur, et là, il y avait le putain de spectre gazeux. Ce dernier a essayé de me capturer avec son impétueux courant énergétique, mais je me suis réveillé violemment juste avant que cela arrive. Et cette fois, j'avais très mal au bas du dos, comme si on m'avait donné un coup de genou dans cette partie du corps. D'ailleurs, actuellement quand j'écris, je ressens encore un peu cette désagréable sensation.
En résumé: Le spectre, contrairement aux premières expériences oniriques de Castaneda, surgit d'une personne [qui m'est familière, jusqu'à présent]. Cela se produit lorsque le songe semble avoir un caractère assez réaliste [au niveau des sensations en tout cas]. Et puis enfin j'ai l'impression qu'il m'inflige des dégâts physiques, sinon comment expliquer ces douleurs?
Tactique: Pour l'instant, fuir brutalement, ou me réveiller à tout prix. Je ne sais absolument pas ce qui pourrait se passer si je me laisse manger par le spectre... Quoique, à vrai dire, j'ai peut-être une vague idée [théorique], celle que j'ai trouvée dans le bouquin de Castaneda, bien entendu. Mais le truc c'est que je ne suis pas spécialement prêt pour effectuer ce voyage énergétique... si c'est vraiment cela de quoi il est question. Il faut aussi que j'aille quelques jours dans les bois, histoire de ressourcer mon capital énergétique [n'essayez pas de comprendre, hum...].
Avertissement: Sincèrement, je n'ai abosolument rien raconté à mes parents, cela risquerait d'accentuer les vives tensions qui règnent en ce moment à la maison. Gardez donc tout cela pour vous mêmes [je le dis à ceux qui me connaissent dans "la vraie vie"].
23:55 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : ensoñar, arte, spectre, chamanisme, rêves
24.05.2008
Au-delà
Je discutais mollement avec M, elle était allongée de l'autre côté du lit. Chaque fois qu'elle parlait, elle regardait ses mains et jouait avec les plis chaotiques de la couette. Je la trouvais drôle ainsi, et malgré la profondeur méticuleuse de ses réflexions, je ne pouvais m'empêcher de la comparer inconsciement avec un personnage fantasque de manga japonais. Au bout de quelques échanges elle s'est levée en bondissant comme une agile sauterelle, puis elle s'est dirigée vers la grande fenêtre du living. Elle semblait être étrangement absorbée par la contemplation de quelque chose au loin, dans l'azur. On aurait dit qu'il s'agissait d'une immense libellule qui vagabondait lentement entre les sombres nuages de minuit. Je me suis levé à mon tour pour me rapprocher de la fenêtre. M était toujours figée, ses yeux ne clignaient même pas, et sa respiration semblait éteinte. J'ai eu un terrible frisson, on aurait vraiment dit qu'elle s'était transformée en une statue de chair. Je lui ai demandée si elle sentait bien, mais elle n'a point répondu. J'ai alors touché son épaule afin de susciter une quelconque réaction de sa part, mais rien ne s'est produit. J'ai pensé pendant quelques instants qu'elle me jouait une sale blague. Alors j'ai feins que j'allais l'embrasser, j'étais presque sûre qu'elle réagirait, mais quand je m'apprêtais à poser mes lèvres sur les siennes, j'ai entendu un cri monstrueux provenant de la cuisine, suivit par un fracas métallique, comme si on avait laissé choir une marmite en acier sur le carrelage. Je me suis précipité pour voir ce qui était arrivé, mais il n'y avait personne dans la cuisine, et tout semblait normal. Soudain j'ai senti quelque chose de mou sous mes pantoufles, j'avais l'impression d'avoir marché sur un vieux bonbon tout gluant. En ôtant mon pied j'ai vu un petite tâche pourpre sur le carrelage. J'ai alors enlevé ma pentoufle gauche pour l'examiner. La semelle était toute souillée, et il y avait comme un minuscule débris organique collé à elle. Je l'ai détaché, et quand je l'ai bien vu de près je l'ai violemment jeté parterre. C'étaient les restes d'un oeil. Je me suis extirpé de la cuisine aussi vite que j'ai pu. Je dégoulinais de trouille intérieurement, et j'avais aussi une vague envie de dégueuler. En arrivant au living M. n'était plus là, et la vitre de la fenêtre était cassée. J'ai eu immédiatement la foudroyante certitude que la pauvre s'était défenestrée. J'ai donc fait la même la chose, instinctivement, poussé un par un élan mystérieux. En tombant du haut de l'immeuble dans les airs lugubres j'ai ardemment tenté de déployer mes ailes, celles qui me permettent de voler dans la plupart de mes de songes [est-ce dû à l'influence d'Escaflown?]. Mais cela n'a absolument pas marché, et voyais le trottoir d'en bas se rapprocher de plus en plus de ma pauvre future carcasse défragmentée. Et soudain, juste avant de toucher l'asphalte, une sorte de vortex brumeux s'est ouvert in extremis et m'a aspiré férocement, pour ensuite me faire tournoyer dans l'intestin d'un mystérieux tunnel vaporeux. Après, j'ai eu l'impression d'avoir perdu connaissance... En ouvrant lentement les yeux, j'ai constaté avec stupéfaction que j'étais étendu sur un petit sentier boueux qui zigzagait dans une forêt à la flore démesurée. Il y avait partout comme des eucalyptus géants, dont les sommets infinis s'engouffraient dans un ciel crépusculaire aux tonalités purpurines. Il y avait aussi d'autres sortes d'arbres inédits et hymalayesques dont les multiples branches vomissaient d'épaisses lianes fibreuses couleur marron. C'était un spectacle dépaysant. Quand je respirais je pouvais aussi percevoir la richesse olfactive des lieux; l'air contenait une panoplie d'odeurs boisées, sauvagement brutes et pures comme le cristal d'un diamant parfait. Je pouvais aussi sentir l'haleine puissante de la terre, c'était une odeur d'argile unique qui apaisait mes poumons fébriles. Le plus incroyable, c'était que j'avais totalement oublié que j'étais dans un rêve, du fait que toutes ses informations sensorielles [sans parler -aussi- de l'opulence des bruits...] me faisaient percevoir cet endroit comme s'il était vraiment réel. Après cette première impression, j'ai commencé à arpenter le petit sentier dégagé. Au bout des quelques mouvements j'ai aperçu M, elle était accoudée au tronc d'un arbre monstre; elle regardait vers le haut, comme si elle épiait les portions d'azur purpurin qui filtraient à travers le feuillage des arbres de la forêt. Soudain, une lumière aveuglante a surgit d'un nuage. Elle s'approchait rapidement de nous. J'ai remarqué progressivement qu'il s'agissait d'une sorte d'insecte géant, qui émettait une vive lumière ocre, telle une luciole mais avec un long corps organique à l'image de celui des libellules. J'ai commencé à paniquer, la bestiole avait l'air hostile à notre présence. Elle a même cassé plusieurs branches, les faisant choir scabreusement très près de nous. J'ai donc pris M. par la main, et je l'ai obligée à fuir à mes côtés. Nous avons couru pendant un bon moment. J'entendais au loin, vers l'endroit où nous nous trouvions auparavant, des cris tonitruants, et aigus comme ceux d'une fêmme atterrée, mais je savais qu'ils n'étaient "pas humains". Au bout, de quelques instants, on s'est arrêtés, je me sentais étrangement épuisé, et M. refusait de bouger. Je lui ai demandé si elle savait où nous nous trouvions, elle n'a rien dit. Je me suis alors rappelé, d'un coup, que j'étais tombé dans un vortex brumeux -suite à mon saut à travers de la fenêtre de l'immeuble- et qu'il m'avait projeté dans cette étrange forêt digne d'un ouvrage de science fiction. Cela m'a immédiatement rassuré quelque peu, car je savais que je rêvais. Mais ma quiétude n'a point durée, car j'ai entendu un autre cri terrifiant juste à quelques mètres de nous, il semblait provenir d'un petit buisson épineux qui était situé à ma gauche. J'ai donc essayé de courir instinctivement en tirant M. par l'épaule, mais je n'ai pas réussi à la faire bouger d'un poil. Quand je me suis retourné pour lui dire qu'il fallait courir pour sauver notre peau, j'ai failli avoir un arrêt cardiaque, ce n'était plus M, mais un forme gazeuse opaque [comme un spectre] qui a commencé à m'aspirer avec une telle violence que je me suis réveillé en criant...
Il était 2h, j'avais donc dormi presque pendant 12 heures. J'ai essayé de me lever mais je ne pouvais pas, je ressentais douleur aigue dans la poitrine, et chaque fois que je tentais de faire un geste, une souffle glacé venait torturer mon coeur [je pense, ou une région proche du coeur]. Je suis resté allongé une bonne dizaines de minutes avant de pouvoir me déplacer normalement. J'avais peur, vraiment très peur. Et si c'était "un explorateur" d'un autre monde qui avait planifié de m'attaquer? Devrais-je arrêter d'essayer de suivre à ma façon les traces de Castaneda? Etait-ce tout simplement un cauchemar ordinaire, ou ai-je vraiment voyagé avec mon corps énergétique dans une autre couche de l'univers?
On véra bien... ou pas.
20:17 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chamanisme, rêves, explorador, ensoñar
20.05.2008
Fruits de l'oreille
Assis, sur la terre fraîche de mon potager, je bois mon thé vert avec nonchalance. Puis, quand j'achève le litre ardent de la théière, je pose ma tasse et je croise les jambes. Les yeux fermés, j'essaye d'écouter chaque son qui se faufile dans les environs. Il y en a toute une pléthore: le bourdonnement prospère des insectes, le gazouillis des oiseaux multiples, les cris lointains des petits écoliers, l'impertinent bruit sourd des automobiles, le grondement erratique des avions, l'haleine du vent sec qui entaille mes esgourdes, le fracas silencieux des flux de mes entrailles, les battements symétriques de mon coeur béat, le craquement des contours d'un néant mental... J'essaye aussi de ressentir les petites vibrations qui se propagent un peu partout, je ne saurai dire d'où elles émanent, mais au bout d'un certain temps leurs perception devient "évidente". Je médite ainsi, une heure par jour, sous le soleil enragé, au milieu du potager, avec mes amies les fourmies. Elles viennent toujours, me sillonnent, me tâtent avec leur antennes vibrionantes et leurs pattes crochues. Au début cette sensation m'incommodait profondément, et maintenant, c'est devenu quelque chose de familier, de normal, comme avoir "des fourmies dans les jambes", à force de rester immobile, hum. Les résultats sensoriels sont étonnants; à présent, je repère plus facilement "la source" de n'importe quel son dans l'espace, c'est comme si j'avais une sorte de radar virtuel. Du coup je détecte beaucoup plus facilement la présence ou l'arrivée de quelqu'un, et j'ai aussi l'impression d'avoir développé une mémoire sonore en trois dimensions. Pour être plus précis, je peux imaginer un son sous différents angles, comme si je me déplaçais abstraitement dans l'espace afin de percevoir les nuances d'un "son virtuel". Cela a renforcé par ailleurs l'impression de "réalité sonore" dans la plupart des mes songes. Ce qui n'étais pas vraiment les cas avant, car quand je rêvais c'était plutôt le côté visuel et tactile qui l'emportait, je peinais donc énormément pour reconstituer la texture auditive d'un son "rêvé". Ainsi, je retiens mieux les dialogues oniriques qui ont lieu chaque nuit... et cela est indispensable.
16:27 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : onirique, méditation, poésie, culture, sons
19.05.2008
Les apéros sont un non-problème!
17:47 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, photo, kouka, onirisme, culture
14.05.2008
Faille
Suis-je fou? Explications: J'ai l'impression qu'un évènement temporel de l'ordre de la science fiction a eu lieu ce lundi. Pour être précis, je crois nous avons vécu deux fois la même journée. Sauf qu'à part mon horloge biologique, personne ne s'en est aperçu. J'ai demandé maintes fois à mes proches, et ils m'ont dit maintes fois que "je déraille", et malgré cela je m'accroche vaguement aux dividendes de ma perception [qui me dit que je n'ai pas tout à fait tort], hum. Et si cela était plausible bordel? Vous pourriez riposter en disant qu'il y a eu la journée fériée du 12 Mai [la côte de Pan, hum] et que donc, comme elle s'est déroulée juste après le dimanche, j'ai peut-être eu cette vague sensation déstabilisante de double-immobilité-dominicale dans un bled périphérique, où à part les éternelles ruminations chew-gumesques des bovidés, rien de chez rien ne se passe. Mais, justement, cette double stagnation béate de la société rurale où je vis, je l'ai bien prise en compte. Il y a donc eu, selon mes intra-spéculations , hum, une troisième journée fantôme. Mais comment l'expliquer? Mon imagination délurée pourrait éventuellement fournir une hypothèse... et si j'avais été frappé de plein fouet par une énorme "faille dimensionnelle" à force de flirter avec des vielles conceptions chamaniques? Et si je m'étais bel et bien glissé dans "un autre lundi"; celui d'une autre dimension spatio-temporelle superposée à notre univers, et qui lui ressemble étrangement? Et si grâce à mes récentes explorations oniriques j'avais déclenché -accidentellement- ce phénomène? Et si j'étais tout simplement à côté de mes putains de sandales?
Je n'en sais rien. Mais je ne m'arrêterai plus aux bornes du rationnel...
22:43 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : pan, côte, chamanisme, rêves, dimension
11.05.2008
Au diable la faculté
Il n'y a rien de plus grandiose et d'humble que le contact sincère avec la terre, si l'on fait abstraction de certaines choses particulièrement jouissives [si vous voyez de quoi je parle, hum...], mais quand même, je suis tombé amoureux de cette vielle croûte d'argile, et il a suffit d'une seule journée. J'avais déjà un grand respect pour la nature et ses merveilles, et la semaine dernière j'ai l'impression d'avoir enfoncé un peu plus le clou dans cette brèche; mais je vous rassure, je ne suis pas assez cucu-la-praline pour aller jusqu'à épouser un platane et me branler dans des fougères nymphomanes [surdose de rire]. J'ai tout simplement trouvé la pièce manquante du grand puzzle de ma vie, et cette pièce je ne veux plus la lâcher. L'élément déclencheur à été mon expérience récente, qui est toute conne d'ailleurs, mais j'en ai été bouleversé, intérieurement quoi. Bref, pour tout vous dire, j'ai eu l'autorisation, après des âpres débats avec le voisin [qui est propriétaire de la baraque et du jardin], de pouvoir créer mon petit potager fantasque. Je n'y croyais pas trop, mais finalement mes nobles intentions l'ont persuadé de me faire confiance, et j'insiste sur le "me faire confiance", parce qu'il y a deux ans, j'ai trahi un peu cet homme, et je m'en veux terriblement; car j'avais déjà eu la possibilité de planter des petites herbes pseudo-aromatiques [dans une partie bien discrète du jardin], comme du persil, du basilic et d'autres conneries "à la mode", mais le monsieur c'est rendu compte que "ces fameuses herbes en question" avaient plutôt d'autres propriétés, plus iconoclastes et psyquédéliques, hum, sans parler de leur non-ressemblance flagrante avec le persil et compagnie [sourire de hyène atrophiée]. Conséquence directe: je me suis tapé un vieux savon moral et on a arraché mes petits bijoux botaniques ["snif!"]. Mais cela ne se reproduira plus, car je tiendrai ma promesse, et je donnerai une partie de la récolte artisanale au voisin. Quand à la pièce du puzzle, c'est plus une voix professionnelle, et spirituelle, pour être sincère. Je veux travailler la terre, que se soit ici, où ailleurs, je veux travailler la putain de terre, et me salir les mains de poussiéreuse beauté.
20:20 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : terre, potager, voix, écho, cultiver, ganja
08.05.2008
Vision chamanique I
Je vais tenter de vous livrer par petits bouts l'approche qu'ont développée les ancêtres des sorciers de la lignée de Don Juan [le personnage central de toute l'oeuvre de Castaneda]. Je tiens à préciser que les livres que je possède de cet auteur sont en espagnol, il se peut donc que mes traductions subjectives -pour des termes qui sont déjà très abstraits et teintés de "magique"- soient un peu "déphasées et approximatives", après tout je ne suis pas un spécialiste chevronné de Casteneda.
Il faut dabbord vous dire que la plus grande découverte des premiers sorciers toltèques à été de s'aperçevoir que l'univers tout entier, ainsi que les êtres vivants, étaient constitués d'une sorte d'énergie mystérieuse. Ce fait remonte à très loin, Don Juan précise que cela s'est produit bien avant l'arrivée des Espagnols en Amérique Latine. Selon ces antiques sorciers, il faudrait voir cette énergie comme un immense réseau de fils, de cordes, de lignes lumineuses qui se tordent dans tous les sens et qui traversent l'immensité cosmique. En outre, ils se sont apperçus que chaque être humain, organisme vivant doté d'une conscience développée, était emballé dans une sorte "d'oeuf lumineux" [mais cela dépendait des individus, souvent c'était plus une boule qu'un oeuf]. Cet halo sphérique et incandescent suivait les déplacements de l'homme en traçant de sillons évanescents au sol, comme des petits échos lumineux, et se dissipait lorsqu'il trépassait. Par ailleurs, au sein même de cette sphère, quelque part au niveau de l'omoplate droit, se trouvait un point encore plus lumineux. Ce dernier était nommé: "point d'emboîtement", par l'ensemble des sorciers. Selon eux, ce point particulier avait la particularité de concentrer une quantité monstrueuse de filaments lumineux [vous savez, ceux qui traversent l'univers]. En fait, il faudrait penser que la plupart des lignes lumineuses, qui traversaient la sphère qui emballait chaque individu, se rejoignaient dans ce point, comme si elles partaient de là. Vous visualisez un peu la chose, ou il faut que je fasse un croquis, hum? Bref, les sorciers des temps passés, étaient convaincus que ce point clé était "la racine naturelle de la perception". Ainsi, le phénomène global de la perception, même à un niveau mental, abstrait quoi, s'organiserait autour de ce point d'emboîtement ["punto de encaje"]. Après plusieurs expérimentations chamaniques, ils découvrirent que ce point clé pouvait être déplacé au sein de la sphère lumineuse, et que le résultat qui en découlait se traduisait par une perception "atypique et transcendantale" du monde familier [j'appel "monde familier" la vision conditionnée qu'on nous transmet depuis qu'on est enfants]. Certains de ces sorciers pouvaient même déplacer leur point d'emboîtement avec une telle force, qu'il sortait de la putain de sphère incandescente [ce qui était très périlleux selon Don Juan]. Conséquemment, leur énergie adoptait la forme d'une colonne lumineuse, et ils parvenaient ainsi à capter bien plus de filaments lumineux que la sphère "naturelle" de base. En outre, avec cette nouvelle configuration énergétique, ils avaient la possibilité de percevoir des "royaumes non humains". Mais comme je l'ai dit précédemment, le gourou de Castaneda trouvait cela fort dangereux, car les conséquences sociales de cette démarche étaient bien trop négatives. La plupart d'entre eux devenaient "farouches", "égoïstes" et "presque cinglés"...
Mais avant cela, ils avaient constaté qu'un déplacement "naturel" de ce point d'emboîtement, se produisait chaque fois que l'on rêvait. C'est donc en s'attachant au domaine vaporeux des songes qu'ils ont réussi à trouver des méthodes pour maintenir le point d'emboîtement dans une position différente [qui n'était donc plus à l'endroit "habituel"; c'est à dire au niveau pseudo-immuable de l'omoplate droit...] De cette sorte ils agrandissaient prodigieusement leurs capacités exploitables de perception -je trouve cela fascinant, personnellement-. L'ensemble de ces techniques ancestrales était regroupé autour du concept chamanique: "ensoñar", hélas je ne sais comment le traduire [peut-être: "para-rêver"?]. L'art magique du "ensoñar" consistait donc à déplacer le fameux point d'emboîtement et à le maintenir dans une position "non-normale". Et pour cela, il fallait... [attendre la suite, hum].
20:35 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : castaneda, esoñar, ver, chamanisme, rêve, énergie, encaje
05.05.2008
Au fin fond des choses
Bon, d'abbord, je matérialise la mise en commun:
Dans l'univers du Reiki, cette méthode curative venant du Japon, tout se base sur l'idée de force vitale, cette force est considérée comme une énergie invisible et qui est présente partout, et que l'on peut "utiliser" grâce a des techniques particulières. Le yoga peut être associé au Reiki, vu que les deux abordent le concept de "chakras", ces derniers sont répartis en sept points [où ce concentrent des flux énergétiques] qui sont associés à des organes, des glandes et des sentiments, comme la chakra du plexus solaire [c'est celui que je travail le plus, et j'en ai vraiment besoin pour diminuer mon stress]. En ce qui concerne l'acupuncture, le thérapeute va soigner des maux à l'aide d'aiguilles qu'il va planter sur des parties du corps qui sont traversées par des courants d'énergie [et tout cela dans une cadre liée au concept de ying-yang, aux prémices du taoïsme...] bref, il y a quand même une forte ressemblance entre ces trois pratiques, vous ne trouvez pas? Ensuite, tout le monde connais la célèbre formule d'Einstein: E=m.c [au carré], qui quantifie "l'énergie" disponible dans la matière, et qui en outre à permis de déboucher sur des nouvelles disciplines scientifiques comme la cosmologie [qui n'a rien à voir avec la voyance, hum]. Cette branche de l'astrophysique étudie tous les phénomènes de l'univers, allant des trous noirs cosmiques au Big bang, et actuellement il y a une grande excitation au sein de cette communauté scientifique, car grâce au LCH [c'est le plus puissant accélérateur de particules] qui va bientôt être inauguré tout près de Genève, les chercheurs espèrent pouvoir trouver la fameuse "particule de Dieu", c'est à dire le "Boson Higgs", qui est une mystérieuse petite particule dont ils n'ont jamais réussi à prouver l'existence; mais si jamais ils y parviennent, on pourra expliquer comment l'ensemble des particules de l'univers acquièrent de la masse [soit en interagissant avec l'hypothétique champ de particules "higgs", ce dernier serait présent partout, il comblerait le vide qui existe entre les atomes, donc 73% de l'univers]. Le néant ne serait donc plus du "vide", mais un vaste "océan d'énergie imperceptible" que les scientifiques appellent "masse sombre" [et à ne pas confondre avec la "matière noire" qui est une toute autre chose]. Cela est phénoménal à mes yeux, imaginez un peu les répercussions de ce nouveau modèle de fonctionnement de l'univers d'ici quelques décennies... je vous le disais mes amis, tout est de la putain d'énergie, car même un corps physique avec une "masse" [un truc bien concret quoi, telle une boulette de viande avec un peu de moutarde] possède une "énérgie", du fait qu'il est soumis aux lois de la gravité cosmique [souvenez vous de la formule d'Einstein], cette même gravité interagit avec la masse sombre de l'univers, et voilà que tout devient plus excitant! N'est-ce pas?
Et ce n'est pas tout, car si vous avez bien lieu ma note d'hier, vous me direz avec justesse que je n'ai point encore parlé du lien de mes vagues explications globales avec la sorcèlerie Toltèque que décrit Carlos Castaneda dans ses ouvrages, et bien cela viendra après, car j'en ai raz le brocoli de pianoter dans l'immédiat, hum...
20:25 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : reiki, boson, higgs, particules, cosmologie, énergie, castaneda
04.05.2008
Nagualmente
Quel est le point commun entre le Reiki japonais, le chamanisme toltèque (selon l'oeuvre de Carlos Castaneda), le yoga ayuruvédique, l'acupuncture chinoise, les théories du grand Enstein, la cosmologie scientifique et l'immense néant universel qui reste à être découvrert?
L'énergie mes amis, "tout est putain d'énergie", et je développerai la chose demain, si tout va bien...
20:17 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reiki, nagual, énergie, chamanisme, yoga










