25.02.2008

Jusqu'à ce que nos lents élans devinssent...

Il glissait timidement sur l'accent circonflexe de la demeure, le zizi-serpent. Puis, il sauta vers l'en haut pour tomber verlan bas, comme toujours, abonné à l'abandon. Mais cette fois, le valeureux malheureux n'y pare-brise point, car un petit rot de nuage stoppa la tentative tant attendue -même si cela était un trognon-problème en ce qui me sourcil ou cerne-. Le bibi-cerveau [lent] se retrouva donc gisement de pétrole, saboté, humilié, tel un oeuf écrabouillé par une pépite de désir aux reflets terroristes. Mais il jura, il jura en pièce jointe rajeunie, que cet épisode purûlant ne résumerait point d'exclamation la trajectoire de son future cadavre! Car l'immonde l'avait vu bien d'autres foules sous un autre sangle, et les péripéties de ses antiques étrons autodidactes avaient déjà placardé sa réputination récidiviste. Le quiqui-gazon mourut bienséance dans un silence quantique de plomb: "boing!". Et les voisines Quart-de-Camembert, pleurèrent des océans hypocrites sous les becs -benzènes- des faucons croquant l'altitude réglissante de la maison, toujours aussi gluante et venimeuse qu'une tranche de serpent:

              "Pan!" [circuit].

21.02.2008

Ange usurpateur

Un waterfall d'étoiles liquéfiées s'engouffrait dans mes esgourdes vagabondes. Elle avait une voix pure et séraphine comme l'haleine des sommets tibétains, et je me laissais emporter par ce courant céleste surgissant du décor brumeux. Je voulais par tous les moyens trouver la formule pour qu'elle me dévoile son visage mystérieux, je suis même allé jusqu'au déchirement désespéré de la membrane onirique, celle qui sépare le monde matériel du monde impalpable -tout en courant le risque mortel de me réveiller-, mais cela a été en vain. Un épais rideau lumineux -mêlé à l'horizon instable- continuait à masquer insolemment la nymphe chantante. C'était comme essayer d'avaler des flocons de neige espiègles avec une bouche verglacée aux lèvres cousues. Pour la première fois, depuis fort longtemps, je n'avais plus vraiment d'emprise sur mon rêve. J'étais devenu tout simplement un spectateur-spéculateur-admiratif-impuissant, et cela m'a angoissé profondément, car j'avais réussi à développer, maladroitement, la capacité d'influencer les évènements qui avaient cours lors de mes songes -et cela était systématique-, dépassant par ailleurs le cadre familier du rêve lucide...

Au réveil, j'étais trempé de sueur, et le soleil cognait à la fenêtre.

17.02.2008

Vueltita

Genèse des troubles et tradition folky génétique, à priori... Il faudra donc questionner et remettre en question mes propres interrogations, ainsi que mes conclusions et mes réactions [si l'on veut et que l'on peut quand on doit  le faire, oeuf corse]... A moins que l'antique flou-tagada [fulgurant éclat aux répercussions sucrées] remporte la victoire dans un prélude insoupçonné. Mais je le doute, car je sens que je n'appartiens plus vraiment au grand tourbillon onrique. Musicalement parlant, j'ai envie de virer mon putain d'hémisphère irrationnel pour laisser une généreuse marge à la lucidité sélective [plutôt contemporaine] et devenir, pourquoi pas, un indécrottable troubadour subversif engagé dans une multiplicité de combats utopiques ou atypiques. Et oui, j'en ai assez d'écrire des chansons surréalistes que je suis le seul à pouvoir déchiffrer. Le monde est bien trop mal fichu, et la nuit, la nuit j'entends ces cris fantômes qui résonnent dans mes pensées... ce qui me ronge les os et la conscience. Je me dois donc de réagir au plus vite.

J'ai toujours su qu'une guitare et une voix pouvaient être des armes artistiques, mais je n'ai jamais eu vraiment la rage ni le courage de concrétiser cette noble possibilité. Maintenant, je sais que je dois le faire, et j'y mettrai toute l'acidité de mes viscères. Cependant, je tiens à garder quelques condiments surréalistes -des petites pincées deçà delà- je ne peux tout de même pas jeter mon berceau dans les flammes du changement.

15.02.2008

Chimères lexicales III

Hum, voici une autre petite dose de néologismes koukiques:

*Krusturicabuleux: Désigne quelque chose, ou quelqu'un qui est fabuleux, fantastique, génial, splendide... C'est aussi un petit clin d'oeil à l'univers croustillant de Kusturica. Ex: Ton écharpe purpurine est krusturicabuleuse, j'aimerais tant avoir la même!

*Youpi: Ici, le terme est un adjectif, qui renvoie a quelqu'un qui est heureux, content. Je tiens à préciser qu'il doit être prononcé comme si c'était une exclamation [ youPiiiii! + petit sourire], de cette façon, il devient plus expressif. Ex: Je suis trop youpi en ce moment! J'espère que ça va durer!

*"Courroucoucou les cocos!": Mon préféré! C'est comme le chant langoureux d'un petit oiseau  [pienso en el jilguerito, o en una palomita], et il faudra l'utiliser pour prendre congé, pour dire au revoir [en partenariat avec une petite gestuelle appropriée et en roulant les "r"]. Ex: Bon, je dois y aller, courroucoucou les cocos!

11.02.2008

Sainte Vivi: attisons le débat!

Comme s'il nous fallait-phallus un vieux prétexte idiot dans le calendrier occidental pour devenir romantiques. C'est l'une des inventions les plus grotesques qui soient, je vous le dis [un peu comme le ketchup américain, vous voyez?].

Alors, moi je dis non! Bouuu, bouuuu! Remballez-moi ce fête robotique à l'eau de rose! Et que ça saute! Hum.

Duel

Je devais prendre le bouclier psychique ou la furieuse épée, j'ai donc choisi d'ouvrir une autre dimension.

10.02.2008

Formule

Etre vrai, tel un coup de poing dans une bagarre de rue, et rejoindre l'essence brute de la situation.

06.02.2008

Chimères

Il y'a des

forces insolites, collées

sur mes rétines, dedans

mes rêves clos, pendant

vos décalages

------m--------ages

----i---------------ages,

partout-ze!

02.02.2008

Perte du talisman

Le transfert onirique

a bien été déclenché:

j'ai aperçu, su, bu, un 

jardin parsemé de masques

et de ruisseaux noirs qui s'éventraient,

devant une maison-sangsue [ni dessous]

au réalisme sans cesse rétorqué.

Puis "ça", et "ce"? chacal-spectral-croqueur

d'étoiles juteuses et de cris personnels

brillant sous l'angle de la frayeur.

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