19.11.2007
Dékranation
Je défonce la porte bleue, langue ouverte, yeux gluants. mais la rue demeure désespérément muette. je voudrais tant qu'elle jappe, qu'elle éjacule son foutre bitumeux sur mon hébétement lancinant. plouc! depuis que j'ai égaré mes moustaches de chat, je suis devenu bien flasque, vaguement pire qu'un matelas obèse tuméfié. et le silence poisseux me nargue avec ces raccourcis aigus, et les mouches kamikazes [marmelade] se fracassent sur mon front port-avions. il n'y a plus aucun geste transcendant, plus aucune respiration nutritive, mes soupirs sont devenus des obus atomiques. résonances putrides croissantes, ondes morbides nonchalantes. night, les spectres fredonnent des airs déliquescents au coeur mon inexistence théorisée. j'ai envie de dégueuler mon propre jambon de singe, auto-spéculations savamment sanguinolentes. fakir! l'avènement de l'avenue de l'Avenir se désintègre, mes interrogations se transmutent en impasses anarchistes. l'eau de vie devient feu de mort. cendres lacrymales, inceste cérébral. mes yeux sortent de ses coquilles! et la fille, celle qui clignote dans les brumes amorphes de mes songes déglingués, ne reviendra plus. des chimères, des putains de chimères infernales de mouise abjecte l'ont dévorée. logorrhée, la vitalité du cauchemar freudien se confirme, et les démons ocres sont bien là, juste à quelques pouces-arrachés de ma splendide carcasse inerte. il suffit d'ouvrir le placard, il suffit de... de... aorte bleue.
17:50 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada, mexico, poesia, écriture











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