31.05.2007
La métamorphose de Robert
Il s'est réveillé en sursaut, et quand il s'est frotté sous le caleçon, il ne l'a point trouvé, son petit zizi. Ses mains sont tombées sur une sorte de raie velue drôlement douce. Puis il s'est regardé de près, avec la lumière matinale, et a constaté avec étonnement qu'il avait une chatte à la place de son sexe habituel. Si, si, crois moi, le bon vieux Robert doit maintenant s'assoir pour uriner, lui, le gros macho de service. Cepedant, je demeure sceptique, certaines personnes ne chagent jamais moralement [Robert est un cancre en la matière]... mais au moins je suis certain d'une chose, dorénavant il ne salira plus la cuvette des chiottes.
14:35 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kouka nicoya
28.05.2007
Le festin de Luna
Il était recroquevillé en forme de phoetus, avec des yeux éclatés qui fixaient le plafond moisi. Il était nu comme un chien, maigre comme un os, et bavait comme un cactus meurti. Parfois il avait des spasmes, alors il souriait à la crasse, ou il chialait tout court, pour satisfaire sa folie naissante. Les néons foireux da la salle de bains hachaient ses convulsions, ils accentuaient aussi les explosions chromatiques de ses délires mentaux... Personne n'était là pour l'aider, il ne pouvait compter que sur lui même dans cet infernal cauchemard. Lors d'un geste désespéré, il essaya de fracasser son crâne contre le rebord de la baignoire, mais il échoua, le coup ne fut pas assez violent. Il réussit seulement à se faire un échymose bleuâtre au niveau du front. Alors il se leva péniblement pour saisir une lame de rasoir. Puis, sans aucun regret, il s'ouvrit les veines de son bras droit. Le sang froid commença à couler silencieusement, au bout de quelques minutes il perdit connaissance.
[...]
Quand le concièrge de l'immeuble força la serrure, il trouva un mystérieux chat albinos entrain de lécher un squelette ensanglanté.
15:00 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : kouka, comte, trash, écriture
24.05.2007
L'exécution [collez-le dans les chiottes!]
Miroir étoilé
dans la cuvette des chiottes,
tout un reflet introspectif
qui t'absorbe à l'impératif: "Ah!" "Ah!"
Mais avant de tirer la chasse
tu scrutes l'étron,
puis, tu le serres dans tes bras avec désolation. "Snif!"
Une goutte s'évade de tes iris,
elle s'infiltre dans la merde,
c'est beau
c'est triste
sacré.
Ton étron s'en va
au vent mauvais, "ôh!"
ton étron s'en va
pour t'oublier,
et les vapeurs nauséabondes embuent tes lunettes.
L'émotion est vive, écorchée
dans ce triste film ton étron a sombré,
il faut l'achever,
tirer la chasse, "pan!" qu'il sent mauvais!
Peter.
Le temps est venu d'en finir,
ton petit étron doit mourir,
pourtant il a l'air si tendre,
mais non il faut le pendre!
Alors t'executes la sentence
en riant avec démence,
"boarf!" la petite crotte est aspirée [où ira t'elle dériver?]
"boaf!" "boarf!" "boarf!"
[...]
Je suis dans les égouts
goût.
15:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, ode, merde
21.05.2007
Tu trames quoi?
Le tramway couine
je me tords à l'intérieur comme une vipère
épilepsie.
Y'a un journal tout souillé
y 'a une mémé toute fatiguée
et les arrêts n'arrêtent pas de s'habiller.
Pis un gros goujat pète, c'est drôle mais ça pue,
et "hop!" je pince mon nez
dans ce cahin-caca
"snif!" de merde
"snif!" de merde 2 (odeur tenace).
J'ai mal au dos & je fais dodo
diode
chaos!
Cocaïne de rêve
et le jour cogne
je transpire comme un porc
mais j'suis pas un porc
je suis un ingénieur
Kinder Surprise!
La vielle femme est décédée
elle stagne, c'est abjecte
ça va puer, et le gros qui a chlingué, fac
je m'en sors plus...
S.O.S-isson!
Je m'invente un oasis dans mon crâne
c'est splendide, c'est nul
ça marche deux secondes.
Le gros est mort
mais il a eu le temps de se chier dessus
c'est chic, c'est fou, c'est trash!
"Pfff!"
Mon cerveau tangue, mes mains se crispent
sapristi de spagetti
la Vache qui rit
juste en face!
Et voilà qu'une dent dépérie tombe de sa bouche!
Quelle dépravation! Quel hideux sourire antropomorphique!
Quelle fresque médiocre et post-morderne!
Halte! Halte!
Cela me dépasse
mélasse
carcasse
impasse
vielle morte
gros merdique
vache édentée
moi-caca
quelle d-t-rame!
Ouais!
18:50 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : caca, poésie, kouka, nicoya
17.05.2007
Full slash
j'étais allongé au milieu d'une foule homogène/ comme une feuille morte inconsciente/ avec les paupières rats-battus/ des bouches grasses me catapultaient des ignominies similaires au suc gastrique/ une indifférence liquéfiée qui rongeait mon contenu viscéral/ puis mes souliers tremblaient/ mes bras chialaient/ ma tête était fendue comme une raie/ elle pissait vilainement des bouts de coton grisâtres/ quelques passagers passants ricannaient [bien fort] mon coeur trépassant ricochait [fort bien] sur les vagues accidentées d'une mer endeuillée [horizon lugubre & baignoire empourprée] alors rien/ juste ma petite over-mort au ralenti dans le qui-vive de l'existence/ je songeais à mon chat tigré/ cet amas de poils devenant orphelin et miaulant à mon fantôme émergeant/ soudain: "pan!"/ une jolie fée s'est penchée sur moi/ elle me dévisageait avec des grands yeux dorés [globules intrépides suintant l'aurore] elle était si envoûtante/ si mystérieuse... et: "juiiick!"///
elle a craché sur mes os
elle a piétiné ma poussière
[...]
puis rien
je n'existais plus!
16:25 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : écriture, poésie, kouka
16.05.2007
Tam-pluie
Il pleut
des surplus
de parapluies
[...]
17:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie
11.05.2007
Exabidules
Je plonge en apné dans une flaque révisions...
"Plouf!"
20:10 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : kouka, poésie
08.05.2007
Sein-te Louve
Sincère
extra binaire
le lait salutaire
de la Louve incrédule
me dessine, me soule
jusqu'aux mortes cellules
de la cagoule
et j'insiste, sans artifices ni courroux
pour qu'elle scie
la monotonie l'éclat les sonneries
de vos cadis mystifiés
"ring!"
prisons-à-mille-pattes-sans-tonalités
"ring!"
dégueulis-de-portefeuille-pour-aseptiser
"ring!" .
Moi vouloir bien du lait
de Louve
car moi savoir le groove
du trait très
fluide de ses effluves
bombe. "Kaboum!"
15:55 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, écriture, kouka, nicoya
01.05.2007
Goûte la goutte
Le grand nuage obscur grondait les petits aléas du jardin délicat que j'essayais pathétiquement d'explorer avec l'invariable envie avariée de découvrir les activités captieuses de mon chat Nikita le troisième le vrai le fou celui qui ressemble à un incroyablissime super-écureuil tyranique-divin car ce bon vieux malin extermine l'autre vermine-féline concurrentielle de notre pâté de quartier immédiat afin de garantir avec enthousiasme les limites modulables de sa littière infinie aussi bien pour y déposer ses affreux déchets fécaux que pour y donner des sérénades rock-ambolesques à moults petits êtres aux allures d'insectes naïfs et nains tels que les zizis des fleurs délétères et les chattes des mauvaises herbes milliardaires qui pullulent pour peupler progressivement chaque putain de recoin du jardin péruvien tout autour de ma piaule éclatée ainsi que de mes cils si si et de mes pensées embourbées au fil des saisons savamment saisies et tiens voilà la pluie sans pudeur qui débarque avec ses grosses godasses chaudasses-lubrifiées "Glups" la marque naturelle qui se démarque par sa fine silhouette et sa constitution acqueuse aérodynamiquement tranchante reflétant les paysages à l'envers jusqu'à leur imminente explosion au contact du sol assassin connu pour sa soif de larmes célestes à l'image de celles qui ruissèlent vaguement le long du violon de mon front tout au bout des nuits pâles quand je rêve éveillé de bouffées sensuelles aux capacités grandement régénératrices.
[...]
[idem]
"Glups, glups, glups...", c'est devenu un déluge, le soleil a été évacué!
18:30 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, écriture, surréaliste, dafa










