28.04.2007

Lunatisme

Un vieux soleil agonisant crépitait juste derrière la sublime basilique subliminale de Four-rivière alors que je flânais en zigzaguant sur les trotoirs-pavés exquis du vieux Lyon comme un fantôme décontracté et les gens-légendaires sautaient à mes yeux  écarquillés par le biais d'explosions mutiples de souvenirs acidulés mêlés à des odeurs visuelles tant bien que mal assimilables car il fallait voir et sentir ce que mon malhomme de chemin me livrait insolemment à chaque coin de rue on trouvait éparpillés en mille notes bohèmes des saltimbanques des accordéonistes des gratteurs à n'en plus finir tellement la source semblait inépuisable et moi dans toute cette foire de sensations urbaines j'aurais aimé sortir "zip" ma guitare et pisser mon malheur en "Mi" mineur mais je n'avais que du vent entre mes dents inertes et les poches remplies de pessimisme névrotique espéculatif-résonnant bien puissant sourtout après avoir eu une matinée aussi crade moralement ce jeudi que je dis "dead-Jedi" le genre de 24 heures dépressives où l'on aimerait être un ballon de baudruche enterré de façon mécanque sous terre quelque part dans un potager bucolique-dental à l'insu du monde antropophagique bref de zèbre-abrupte ce n'était point le moment-mendiant de jouer au cowboy improvisé dans ces rues magiques fantastiquement peuplées car même s'il avait plu un voile rassurant de brume épileptique mon cerveau me servait certains dicats autartiques et je n'étais pas dans la couleur du temps ni dans la férocité des tags psyquédéliques qui tatouent les murs moi j'étais plutôt quelque part allongé dans une rance parcelle passive pseudo-protectrice symbolisée par mon chat Nikita affalé sur un radiateur éteint alors qu'il sait pertinemment qu'il ne s'allumera jamais à moins que la baraque-baroque brûle dans une flamme de came à sucre au bon karma ce qui est bien loin-lion des horizons prophétiques qui ont l'habitude de mollarder grâcieusement ma fenêtre réceptrice.

 

Aujourd'hui c'est le contraire,

             j'ai des sourires plein les poches!              "Pan!"

21.04.2007

"Ce tunnel en face, c'est le destin..."

On était sur la passerelle qui relie les deux quais de la station de Saint Jean, le vieux quartier bohème de la ville de Lyon. Elle était pressée de rentrer chez elle car il était un peu tard, et moi je devais rejoindre l'autre côté de la station pour prendre ma rame de métro... Pendant ces longues minutes je n'ai cessé de penser à ce jour ou elle m'avait balancé nerveusement "hum hum je suis accro à toi". On était assis tous les deux au bout d'une rame. Moi sur le coup j'étais bouleversé et profondément angoissé, je ne m'y attendais pas du tout. Puis, j'avais j'essayé tant bien que mal de la dissuader de sortir avec moi, je ne me sentais point apte à vrai dire et je n'avais aucune confiance en moi. Mais j'ai fini par craquer au bout de plusieurs sations [on avait même du changer de 2 fois de rame parcequ'on avait fait toute la ligne B]. Elle avait donc réussi à me convaincre, ou plutôt à me rassurer. Cependant j'avais insisté pour qu'on se voit de nuit [je boude sérieusement le jour, je suis comme les chats]. C'était en Octobre, quelques jours avant son anniversaire.

Hier, j'ai songé avec nostalgie à cela, impossible d'y échapper, tous les éléments étaient présents autour de nous: Ratoncita, la valse mécanique du métro et moi, îvre de ses yeux.

Hier, je voulais la serrer dans mes bras... tout simplement.

18.04.2007

Megots de mots, maux (III)

Je est

  plusieurs jeux

     de mots-maux

.

17.04.2007

Un choix

Machin lapin blanc

chasse la chiasse: "Pan!" "Pan!"

Et les politichiens se tordent

comme des serpents merdiques

à qui l'on a carroté

la vertueuse vibration.

 

Machin lapin blanc

vote putain blanc

pas vert

pas bleu

pas rouge                                 "Pan!".

16.04.2007

Reminescence

Cela fait un an que je l'ai enterré au fond de moi, l'Insolent Verlaine. Comme si mon corps était une tombe, une tombe poussiéreuse dont le cerceuil s'entrouvre parfois. Mais le mort est bien décomposé, et fantastiquement inerte.

Moi, j'étais et je suis toujours ce cadavre ingénu. Je me suis assassiné pour mieux me réiventer... Ainsi, j'évolue.

15.04.2007

Cacâlin

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 Adoptez-moi!

Crispation

Je te regardais à travers un grillage en acier, tu soufflais des grenouilles immenses et putrides. J'avais peur, j'avais mal, j'étais désabusé... comme un petit cafard écrasé.

13.04.2007

Glups, célébrons!

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J'ai le plaisir de vous annoncer la création de la nouvelle catégorie "Kroukissimes", réservée à mes croquis bâclés, dessins conceptuels, photos foireuses, mollards visuels, etc...  Puis j'attends aussi un vieux scanner [qu'on va me troquer contre une bière, hum, hum], je pourrai donc passer à la vitesse supérieure dans quelques jours [il faut dire que les dessins mis en ligne ont été vaguement photographiés par votre serviteur].

 "Pan!"

12.04.2007

Beauf

Bonbonne, hockey sur glace à vanille, j'arrête de poisson d'Avril mes sucs de palabres à deux balles de ping pong.

 

Corps-dialectiquement votre [et vautré].

11.04.2007

Une fourmie for me

Je croque la fourmie                 

      four fois for you

           mon Appétit,

                                      attablé/accablé       

                                   par une fine faim

                         gourmande et orpheline.

"Crac!"                            "Crac!"

            Et c'est la fin fine

  de la fourmie mauve,

          entre mes dents elle défile

[broyée en poudre épileptique]

    dans un noble festin de convulsions.

           Un     un    hein?          ballet de mastications

à l'insu du monde, et mondain

      qu'est le raffinement

           d'la mâcher                       

                    .

Oh!      Quelle aubaine, 

        en voilà-ré une autre

fourmie à croquer four fois for you

                                  mon est-ce Thomas?

[Car je suis peuplé].

                                             Faim!

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