30.12.2006
Tête de poussin
Tête de poussin
vomit [du jambon ahuri].
Etrange, dans ses veines,
il danse sous les flocons d'avoine
qui fondent les lampadères en zinc
et les rebords des lèvres [grinçantes].
Tête de poussin
se bat avec une autre tête de poussin,
leurs os roulent sur le caniveau de la nuit [fantôme],
tome I tome II [tamtam]
c'est toujours le même con-bat,
et-les têtes-se-fêlent-se-fracassent-se-désintègrent-se
prennent pour des mangas intoxiqués,
et le sang tiède y farfouille une brèche
une ouverture, dans le corps flou.
Fous,
que sont ces têtes de poussins,
ils tabassent un troisième maintenant,
pis un quatrième, voilà
un quart d'heure que ça bastonne,
sans "car"
sans raison.
La boule d'échymose grandit,
elle est massive [tellurique]
nom d'une pipe
même les ombres se charcutent,
même les pensées s'entrecoupent,
leurs âmes exhalent des spasmes ensanglantés.
Et et et et et
personne ne balayera la viande
v,i,a,n,d,e
vie en deux
[qui pousse hein?]
.
14:05 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, onirisme, texte, trash
28.12.2006
Sueur solaire
Depuis tout petit, Kouka regarde le soleil, cela ne lui blesse guère les rétines car à chaque instant il utilise son troisième oeuil métaphysique. Un beau jour, en plein mois d'éte, il vit que le pauvre astre avait tellement chaud qu'il transpirait comme un cochon sous sa peau magmatique. La sueur dorée qui suintait du soleil se répandait dans tout l'univers, et notemment sur terre ou elle arrivait à la vitesse de la lumière [c'est pouquoi personne ne pouvait perçevoir ce phénomène cosmique]. Kouka remarqua par la suite que les points de chute de cette transpiration intersidérale étaient bien définis, seuls les fleurs et autres rares végétaux délicats pouvaient être des cibles potentielles, car ils étaient capables de capter cette sécrétion et de la stocker temporairement. Kouka déduit donc que le pollen était en réalité la sueur déshydratée du soleil [dans un état poudreux], et que les abeilles ne fesaient que lui rendre sa véritable allure liquide, vous savez ce fluide précieux que l'on appel "miel" et dont raffolent les petits enfants avides de glucose.
Remercions donc notre astre éternel, le fruit de sa dure labeur énergétique nous procure bien plus que de la simple lumière bronzante...
18:40 Publié dans Les comtes de Kouka | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, comtes, trash, marijuana
27.12.2006
Translation
Le bus, ronronne sans âme
derrière la vitre
le verglas crystallise les rues grises
je suis las, très
mon crâne s'enfonce dans mes épaules
elles vont craquer
exploser en mille brindilles de chair
"slack"
!
Chaque virage
me vire
j'ai besoin de vomir
crâmer cet asphalte déliquescent
avec mon intestin grêle [de boyaux]
.
"Vroum, vroum"
!
Au creux des esgourdes démentes
résonne acide Barrett
tristement
.
Solitude exponentielle
exposée
x
.
13:45 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, onirisme, texte, marijuana, fac
26.12.2006
Con-ception
Ma foi
est un horizon
onirique
.
Je
l'élargis
je
le restreint
je
l'immole
tendrement
.
[Putain qu'est ce qu'elle pialle ma paille païllenne]
.
13:15 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, onirisme, texte, marijuana, fac
25.12.2006
Glaire-Noël
Un homme bouffi
mâchonne
du pavé bleu
c'est le Glaire-Noël
qui vient de mordre
un iceberg
.
Pis, il coule
bien cool
"Glups"
etc
.
Dense hiver qui danse
danse, dense
dans ses godasses
embourbées
s
.
22:40 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, onirisme, texte, magenta
24.12.2006
Re-nuit
Nat
elle est belle
comme une hirondelle
qui glisse sur arc-en-ciel
[toboggan psyquédélique]
ffffuiiiiiiiiite
fffuiiiite
fuiiite
fuite
!
Oh, oh
injection de mort-fine
...
..
.
Te souviens-tu de cette nuit liquide
et des ces champignons ambulants
hachés par les bougies
mécaniques
?
Brume
.
16:50 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, onirisme, texte, magenta
23.12.2006
Désabusé
Vie-en
de
nourrir la mort
vie-en
de
très-pas
libérateur
.
Pâle
.
21:50 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, surréaliste
22.12.2006
Retour
Tout est revenu d'un coup
une gifle glacée
[pour un coeur meurtri]
le pont me disait: "allez mon vieux, viens te jeter!"
mais pas mes pas
ils m'on conduit vers la fuite
loin, loin de cet orage ravageur
qui fesait pleuvoir mes yeux.
En rentrant à la maison
j'ai déccroché le téléphone
puis, j'ai composé le numéro sanglant
une dernière fois.
La folie m'oxydait
ah
ah ah
et, ah ah ah
kaboum lugubre!
Puta mierda
l'amour est un poison
[vicieux]
il faudra m'effacer de sa périphérie
ou trépasser de mélancolie
seul
.
00:10 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, surréaliste
18.12.2006
Tri-tri
Chaque trimestre
je trippote et trie
mes trippes tridimentionnelles
c'est le trillage putride
de mes trips trisomiques.
Symétrie
si mais trie!
Hey, cours derrière tes cours!
16:25 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, absurde, dada, marijuana, folk à deux balles
16.12.2006
La fille champignon.
Au fin fond d'une forêt en béton, vivait une fille qui possédait l'aptitude [incroyablesqueuuuh] de se métamorphoser en un gros champignon. Chaque fois que des passants se promenaient près de sa grotte-HLM secrète, elle psalmodiait quelques formules obscures et se transformait promptement en ce fameux champignon. En réalité, elle avait très peur des hommes, des femmes, des enfants, des lutins, des martiens, des punks, des poètes et de ses aléas...[tout le mondeuuh quoi]. Depuis qu'elle était toute petite, elle ne parlait à personne, on croyait qu'elle était muette, ou idiote. Un jour, quand sa mère était partie faire des courses, elle s'était défenestrée par désespoir, mais lors de sa chute, juste avant d'atteindre le sol, son corps avait muté en un champignon très spongieux. Du coup, elle s'en était plutôt bien tirée [youpi!], au-lieu de se retrouver éparpillée comme un miroir brisé sur le trottoir [snifeuh!]... Puis, quelques semaines après, elle avait fui de chez ses parents, sans hésiter [couragesque la petite...] Avec le temps, elle avait compris que chaque fois qu'elle se sentait menacée il suffisait qu'elle pense à son aliment préféré et "hop" elle devenait cela. Et, comme elle raffolait des champignons, elle se transformait tout le temps en la même chose, c'était tout à fait logique [comme dirait le sage Truc]. La seule chose qui l'avait perturbée, c'est qu'elle ne savait guère comment expliquer ce pouvoir mystérieux [hormonaleuuh? zondes zinvibles des portableuuhs?] C'est pour cette raison, qu'elle avait inventé une divinité végétale [miam] qu'elle vénérait tous les jours. Cela lui suffisait amplement pour comprendre sa nouvelle vie, si si...
En tout cas, elle se métamorphosait souvent, et quand elle était en "mode champignon", elle se sentait tellement bien, qu'elle voyait des explosions chromatiques fantastiques tout autour de ses tics épileptiques. Dans cet état, plus rien ne lui faisait peur, c'était sa bulle psyquédélique réconfortante, son alcôve métaphysique [avec un pouf qui fait "pouf" quand tu t'assois dessus!] Parfois elle se transformait volontairement, juste comme ça, pour le plaisir des sens, la volupté des vertiges [happy vegetal-bénévolati, you know].
Cependant, sa vie fut bien courte [snifeuuh!]. Un sombre jour d'automne, un individu moustachu passa près de sa grotte, c'était un grand chef de cuisine. Il était perdu, alors il sonna chez la fille champignon, pour demander de l'aide. Mais personne ne répondit, et comme elle avait laissé la porte entrouverte [on ne saura jamaieuuh pourquoi], le cuisto en profita pour s'engouffrer dans son appartement poussiéreux. Puis, il chercha quelqu'un, mais ne trouva même pas l'ombre d'un murmure, alors, il décida de faire demi-tour, pour tenter sa chance ailleurs. Et quand il passait à côté de la cuisine, il aperçut soudain, un énorme et sublime champignon multicolore. La tentation fut trop grande, il l'emporta avec lui pour l'utiliser dans une recette révolutionnaire...[sans avoir le moindre soupçoneuuh sur la vraie nature de ce végétal]. La pauvre fille champignon finis donc en petits morceaux, mélangée à des oeufs, du jambon, de l'aille, du persil, du poivre, du beurre, bref tous les ingrédients d'une bonne vielle quiche lorraine. Les clients du restaurant n'en revenaient pas, c'était la première fois qu'ils avalaient un plat aussi goûteux, aussi explosif, aussi vertigineux [ils eurent même des étranges hallucinationeuuhs]... cependant, ils étaient loin de se douter, que quelques heures après le repas, ils allaient déféquer des membres humains ensanglantés... les restes du corps de la fille champignon, hum, bouffée par la vie... [RIPeuuh].
11:20 Publié dans Les comtes de Kouka | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, comtes, fantastiques, marijuana










