29.11.2006

Le ciel pleure

Les rues ruissellent, l'eau coule de partout, elle nettoie la ville du clochard au riche, eux perdus dans un vice brumeux. Au loin un nuage abominable jappe, son gosier vomit des zigzags ardents, ils fendent l'horizon incertain, enflamment le crépuscule, et des violentes bourrasques de fluides gazeux viennent déranger mon karma mendiant

Je n'ai point une seconde de paix [snif de cocaïne]

les hommes et la nature se déchaînent sur mes membres décharnés

crachats, pluie 

regards, foudre

chute abîmée, coeur en distorsion...

Depuis ma fenêtre, je bois l'eau claire qui coule le long des barreaux. Mes larmes salées fusionnent avec les gouttelettes de pluie froide. J'aime ce coktel, il résume bien ma vie, un savant mélange alchimique qui laisse un arrière goût amère sous le palais et qu'on est obligés d'avaler par petites rasades-rasoirs.

Je serai barman, prisonnier dans mes illusions, pis j'invitrai une rimbabelle de bons camarades boire leurs coktels maudits derrière les barreaux rouillés de ma fenêtre [ouverte sur cet océan orageux, qu'est la vie].

 

27.11.2006

Grondement

Le parfum mélancolique

s'imprègne dans ma lucidité

tout se brouille

larmes obliques [broussaille lacrymale]

mémoire en feu [explosion du naguère]

désirs annihilés [utopie sensorielle]

sommeil froid

sommeil glacé 

et je tombe, je tombe

alourdi par les fantasmes

et la nuit gronde, gronde

je nage dans ses miasmes

pourtant

j'aime ce néant [???]

rien de mieux

pour creer

rien de mieux 

pour sombrer

imaginons...imaginons

les courbes de la chanson

cherchons...cherchons [en ces nuages pourpres]

la douceur du démon

ôh mon amour en désamour 

j'allumerai une bougie éclaboussant des râles

ôh mon impasse existentielle 

je serai une chimère en lambeaux qui sourit

[le temps d'une éclipse freudienne]. 

 

26.11.2006

Vrac platonique

Vautré dans un amour prison-parfaite l'heure m'indique la direction des larmes alors j'entreprends un petit détour poison-raclette-réveil-paupière hors de l'hystérie mais Ratoncita stagne vivement dans ma moelle-ananas un peu beau-coup-chic et bien olfactive je me souviens toujours-à-jamais de son nombril doux et opalin qui coule sur mes lèvres assoiffées de sensualité dermique mon amour en désamour range tes mains dans ton ombre et embrasse moi avec tes souvenirs ardents tes dents ouvertes et incisives m'éblouissent langoureusement je ne vois que ton alchimie dans une perverse monotonie tramway-métro hélas trop  intense brûlant la nuit étanche vois la luciole en plastique qui fond sur une croix rouillée crois moi je t'aime comme un chien aveugle suintant multiples pleurs polyvalents bien polis bien insolents verlans sans haine juste un amour déformé par mes hyperboles ratatouilles-venimeuses souviens toi des dessins des dessseins des dés sains des-des saints que nous n'étions pas perfides et paumés que nous sommes en ce bas monde immonde selon l'éclairage occulaire de nos sens(timents) pis tu ments quand tu me diras que tu viendras mon anniversaire ne m'importe point bus [car] Le Quichote a d'autres moulins à tarabiscoter indices à réformer fantômes à apprivoiser et le temps trépasse vite Qui-shoot dans nos godasses boueuses alors que le vent  malin continue à souffler son aliénation sur nos tronches de girouettes bohèmes il faut résister convaincre et atteindre l'état des spagettis-amicaux vers nous en nous à côté d'ici en toi en moi tu vois tâche d'encre de trouver ton onde tiède sonde la vie sans oublier Kouka ses sentiments ne te menttent pas il vacillent maison sincère en "mi" mineur sans d'effet de serre dans sa demeure démente mais abonnée à une pluie de désespoir qui embourbe l'horizon d'attente....

J'ai envie Kouka-moi de ravaler mon sel et battir un océan de bonheur bus il est bonne heure mais dis donc trou qu'est dur trou qu'est complexe alors que la roue est ronde et la carré pareil tout me blesse rien ne me laisse en statue de paix-zZzZenteur il faudra alors devenir gras et fragmenter la passion en petites unités oxydantes puis diversifier ta poésie en d'autres contrées organiques voilà mon impasse foilà ma réaction débouchant sur un flou qui ne rassure que mon idiote dislexie sentimentaliste.

 

25.11.2006

Stratosphère paradigmatique (old)

Edentée

la terre

roule

à l'instar

d'une impasse

centripète

puis

viennent

ces caniveaux

qui 

couinnent

[couic, couic]

like

des

portes

avariées

ne cessant

de

lubrifier

les passant

pressés

comme-des-oranges

mécaniques

tralala

et

haut

Vénus

éclate

en

une

myriade

de mozaïques

sidérales

coupant

les

petites

veines

des rétines

béates

usées

uZêh

et

mon bras

lance

des

aventures

inexplorées

au-delà

de la stratosphère

pyramide

oblique

à

l'état

gazeux

déversant

réverbérations

sans faim [fin]

ni abîmes

tout

pour le toux

entre autres hiboux

célestes

voir

crochus

aux plumes

épousant

ma chair

violée

par

l'inconstance

d'un

horizon

virulent

zhû

vu

.

 

24.11.2006

Addition de "pouah"(vre)

Oeuil qui ronfle

gonfle le pieux

sang

ôcre est le goût

du lobe dissonant

craie

tendre timide

déambule aiguisée

thé

souhaits imparfaits

râlent violemment

noir

moustique divin

répète le diable

mhû [choir

.

 

-Sans craie t'es noir, s'encrer terroir [aime le noir].

 

21.11.2006

Mégots de mots, maux (1)

Mes battements mélancoliques

me jettent

sur des trottoirs solitaires

[où des visages tortionnaires vont et viennent]

puta mierda.

 

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J'ai besoin [de tomber dans un craquement obscur]

sans fréquence hertzienne

j'suis comme un chien à l'envers

qui rampe sur une jupe ineffable.

 

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L'heure exacte me consume

l'amour perdu me consume

j'suis con en somme!

 

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L'imaginaire pour horizon!

L'imaginaire pour horizon!

L'imaginaire pour horizon!

Limage lunaire pouf-chorizo!

[Trouvez l'intru].

 

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-Sueur amère...

-Elémentaire, mon cher déodorant.

 

19.11.2006

Chat-grin

Vertige

ensanglanté

dans

ma

cage

.

 

Aorte avortée

déchirement inné

ruiné, saboté par une terroriste de l'amour

[acidulée].

 

Venez vatours, je serai là, moisi par la mélancolie

les mains dans le vent

comme voulant capturer un grain de folie

une plume, tombée du ciel

dans mon tombeau

ouvert.

 

Larmes errantes de poussière

et ces miaulements fantômes

quelque part, dans mes souvenirs salés.

 

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