08.10.2008
Je vous le demande...
à quoi bon mettre des majuscules pour dire des petitesses?
18:25 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, expressions, koukisme
15.09.2008
Ringardons*
Ces lambeaux calcinés imbus d'histoire, ces momies nonchalantes ruminant leurs amertumes, ces corbeaux fétides aux ailes de plomb; sont bientôt nous, inexorablement... Et ces tuiles hypocrites qui s'éclipsent déjà -balafrant la géométrie des formes-, Oh farandoles dégarnies! Oh partouzes incontinentes! A nous le délabrement parfait!
18:40 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poésie, symbolisme, kouka, nicoya, écriture, rimbaud
12.09.2008
54 révolutions
Maman, tu es un arbre blanc
aux hystériques vieilles branches
mais aux racines profondes
-hymnes secrets à la sagesse-
je t'aime.
14:32 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, martine, écriture, culture
30.08.2008
Mes mains saignent
Quand je scrute la morne glace des miroirs, je vois l'adolescent perdu aux rêves brisés. Ce sinistre fantôme intérieur qui râle, qui couine et chiale, demandant toujours des vaines explications. -Pourquoi m'as tu ainsi scari-sacrifié? Où sont passées les années séquestrées?- Je n'ose guère lui répondre, de peur de l'affliger. Il a l'air si esseulé, si désabusé, dedans le vague reflet... Je ne peux que lui dire: "pardon", avant de fracasser sa prison.
18:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, poésie, tristesse, écriture, exutoire
28.08.2008
Esquinte
Découvrez Inti Illimani!
Il y a ces bouts de mélodie qui font déborder les aquarelles salines, il y a ces chansons inexplicables qui dessèchent nos yeux lépreux. On se laisse emporter par le vif tourbillon sonore des instruments, toujours vers haut, tels des oiseaux assoiffés d'azur, et une fois "là-bas", sur ce petit para-nuage langoureux, on contemple la fin de quelque chose, de quelque Homme, tout au fond du sombre abîme, poignardé par la musique elle même; traîtresse fleur insomniaque aux pétales ardentes. Il y a ces chansons maudites qui remplissent le coeur des océans.
18:09 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : poésie, musique, inspiration, tristesse, mélancolie, écriture
25.08.2008
La vie est un miracle mais...
J'ai égaré la douceur. J'ai perdu mon bonheur. Comment garder l'âme tendre et apaisée dans un monde si écoeurant qui se mutile lui même, dévoué à sa propre destruction insouciante et collective. Où allons-nous ainsi, aveugles et coupables, toujours avides de ce que bout supplémentaire qui nous rendra cette "chose supérieure", et toujours au détriment de l'équilibre naturel. Arrogants, égoïstes, la plupart nombrilistes et si vulnérables au fond... Ce monde se meurt, on l'a trop épuisé, exprimé, saigné. Est-ce le prix à payer du progrès? Et ses ombres maudites qui s'estompent dans une triste pièce de notre cerveau, et ces guerres absurdes et ces oppressions discriminantes. L'homme se bouffe lui-même, il est cannibale, ronge ses os et sa raison, éternellement. Comment être heureux philosophiquement dans un chaos qui se dessine ainsi? Comment trouver l'espoir pour les générations futures? Combien de temps durera l'illusion de bulle dans laquelle nous vivons? J'ai envie de vomir aujourd'hui, gerber toute cette humanité corrompue et cynique, dégueuler ma résignation et mon pessimisme. Car si rien ne change le pire nous attend. L'harmonie de notre mère universelle est moribonde...
Alors bondissons! "Pan!"
18:08 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : écriture, écologie, guerre, humanité, poésie
17.08.2008
Grigri atomique [exp]
J'avais un liéco, bien ficellé, bien lichant. Avec une naine de graine pondérale et vacillante toromachisant mon cou-leuvre élancé. Toute timide et timbrée à l'image de "miau-moi"; allurant hasta la victoria siempre des plus petits dilemmes. Jamais je ne me divisais d'elle [coagulations cingla-loufoques d'adolescent interne, you gnome]. Même sous la chédoume, nue et suintante qu'elle trônait, murmurant toujours des vieux vautours prémonitoires à mes amours crisseurs mystimielleux... Et foilà que dans l'hier composé, elle s'est alchimisée en bourgeon plantagornique non soupçonné, mais ôh combien krusturicabuleux et splendidement magnanimesque! Kiwi, yeux-de-meuhs crédulants! Kiwi, Devendreuh-moiselles! Suppositionnez me croire! Car cette pamplemousseuse histoire est tout sauf un beau bar, fou-roulé de bêtisettes algoronaïves pour zoorilles languissants. Et mon inconscient témoignique rigoureux-tout-gueux valide le ramassis de vécu-cuvé! Dorénéant el solecito de mon cou quinine avec grâce ornant les airs de spasmes végétatifs cent pour cent tue-Raël-pan! Et des myriades de minis-cunégondoles font des gros bidules oraux quand elles reluquent cet oasis amovible présentationné devant leurs nez égarés. Alors-l'aurore je peux vous la vomir fort: mes choisissures sélectinicles s'orientent caillassantes et savoureusement sûres, la zutaine de monodalité bagatéllique s'est bien imposée! Et nullissime sera la fruit philosophiteux du furieux cerveau-lent qui gavera ses adipeuses neurones pour trouver une quelcaire jonquille justifigniquante. Et nullissant ne pourra lacériser le brin de liane organico-poétique qui s'est auto-tissée dans la peine ombrée de mon insu-laire cosmo[a]gonie. "Jah!".
00:33 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, expérimentale, surréalise, écriture, champingnons
06.08.2008
Effet-mère
As-tu déjà perçu l'ombre inversée d'une étoile gitane fonçant dans la poussière d'une chimère constellaire?
C'est l'amour débridé... "Pan!"
23:38 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, surréaliste, écriture, nicoya, folk
04.08.2008
Chic lamantin
Amour aliénant, cercueil des folies
pourrir dans le noir, avant les mois blancs
j'écris mes cris, acryliques crinières
les frontières se creusent, toutes pieuses
avalanches minuscules, de larmes félines
un crâne roule, oh! ciel tournant: "pan!"
doigter les cordes, de l'amante régulière
chocolats bourgeois, brûleurs de billets
et ces mots roses, se mutant en épines
je miaule désabusé, tout est révolu.
03:30 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, surréaliste, écriture, culture, kouka
30.07.2008
La Môme épicée
Lila Downs, visuellement elle ressemble vaguement à l'immense Frida. Musicalement, c'est une véritable machine céleste, possédant une palette sonore remarquable. Elle peut ainsi aborder plusieurs registres musicaux, allant des corridas aux anciens airs mixtèques. C'est peut-être aussi la chanteuse mexicaine la plus douée de ces dernières années. Et dire que mon veinard de père l'a interviewée l'année dernière, j'aurais tout donné pour la voir en chair et en os... A vrai dire elle me fait pas mal fantasmer la petite oaxaqueña, mais pas comme vous pourriez le croire, je renvois l'image à un cadre artistique et culturel, hum. Sinon je conseil à tous son album "Tree of life", c'est celui que je préfère, une vraie pépite musicale!
02:22 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lila, downs, frida, corridas, mixteca, oaxaca, musique
26.07.2008
Echos
Un petit fantôme noisette pleure dans mes yeux -tartines de chagrin, marmelades lacrymales- Je voudrais tant le consoler, lui dire chaleureusement qu'il n'est pas le seul fantôme chétif de l'univers, et que ses illusions puériles s'élèvent au-dessus de la vaine poussière. Mais je n'ose point. Il y'a comme une pudeur, qui inonde mon coeur, et me paralyse. Après tout, qui suis-je, pour me permettre de lui servir tous ces mensonges. Car il est seul dans son malheur, et ses maigres lambeaux d'espoir s'estomperont dans la crue réalité. Le petit fantôme est condamné. Et je ne peux pas faire grand chose pour l'aider. Je ne veux plus mentir. Je ne veux plus de mirages comestibles, ni de rires défenestrés; je ne veux plus de pays sans chauves et ni de colombes assassines. Le petit fantôme égaré doit grandir, ou trépasser. Pour devenir un spectre fort, effrayant: un amusant chasseur de croyants naïfs, un cauchemar splendide à deux heures du matin, un cri déchirant les entrailles du silence... Petit fantôme chétif, je sais que ces palabres ne t'atteignent pas, mais l'espoir qui vogue dans mes veines coagulera, qui sait, l'élan pragmatique qui te rendra adulte, un véritable spectre redoutable, affreux et malin. Je prierai pour toi, petit fantôme sans nom; je prierai pour toi, avec mes pleurs sans fond.
03:43 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : poésie, surréaliste, écriture, musique, marijuana, folk
24.07.2008
Ritournelles
Laisse-toi choir, sur ses rondes épaules, toutes frêles, toutes tièdes: cascade de chair, unissant deux corps, au creux de la nuit. Puis pose ton menton, avec malice, sur sa chevelure déchaînée: cascade de fibres, unissant deux corps, au creux de la nuit. Savoure l'odeur de sa fraîche peau, et écoute son souffle délicat: cascade de perceptions, unissant deux corps, au creux de la nuit. Permets à ton coeur saltimbanque, d'épouser son rythme oscillant: cascade de musique, unissant deux corps, au creux de la nuit. Rédige un poème, avec ta langue fêlée, sur les pages nues de son corps dévoilé: cascade de vers, unissant deux corps, au creux de la nuit. Glisse tes doigts, sournoisement, dans son humide vallée: cascade de caresses, unissant deux corps, au creux de la nuit. Murmure-lui, une pléthore de baisés; sucrés ou salés: cascade de volupté, unissant deux corps, au creux de la nuit... Fusionnez l'alchimie des âmes, et laissez-vous noyer, dans ce long fleuve sacré: cascade d'amour, unissant les océans, au creux du néant.
03:24 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, culture, folk, chamanisme
22.07.2008
Virgulez, y'a rien à voir!
Sous l'arbre aux milles larmes écloses, je t'embrasse mon ecchymose. Petite douleur d'été, toujours vive et secrète, quelque part dans les débris de mon vieux cristal. Voilà que je te câline -en guise de prélude- et non sans regrets. Oh, cygne cynique, au bec effilochant! Oh, rapace dérapant, visant ma clique! Ces moments jolis teintés d'espoir, ces plumes tranquilles sans affres noires... Je sais que tu reviendras, les maux sont solides, et mes mots sont faibles, pour esquisser la torture: regards acides, rongeant les pétales; solitudes collectives, attisant les plaies; vices carnivores, charcutant la bonté. Alors je te baise ma douleur, et je t'immole de l'intérieur; pyro-métaphores, hystéries lumineuses, imminentes en ta panse: "kaboum!". Désormais je te creuse, une tombe silencieuse. Atavique trou parterre, signature funeste, que je te dédirai ce jour d'allégresse, où ton corps purulent sera inhumé... Amène!
03:02 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poésié, écriture, passé, littérature, troubadour
19.07.2008
Bad trip culinaire
Imaginez une pauvre âme pressée qui se sert de la quinoa dans une assiette, et qui pour donner un peu de goût à ladite chose, rajoute mécaniquement avec une louche les restes d'un vieux pseudo-mole poblano [plat mexicain typique préparé avec une sauce de chocolat pimentée] qui dormait tranquillement dans une grosse marmite posée sur le rebord de la fenêtre. Imaginez ensuite, que quelques heures après, la mère du pauvre type rentre dans la cuisine et s'étonne de voir que cette marmite ait été déplacée, ce qui naturellement la pousse à demander des explications reloues à son fils. Imaginez enfin, que les restes de cette maudite sauce, contenait en réalité de la javel et d'autres produits toxiques de merde car il était question de décrasser la marmite putassée et non de conserver la sauce épicée. Bordel de ratatouille les cocos, je l'ai échappé belle quoi! Je ne sais pas comment j'ai fait pour survivre après avoir ingurgité trivialement cette saloperie concentrée en produits cruellement super-toxiques [est-ce dû aux nombreuses tasses de thé que j'ai bues après le repas?]. Malgré tout, je me suis forcé à avaler des litres de lait de vache tout à l'heure, moi qui suis accro au lait de soja bio je peux vous dire que ça m'a bien claqué, afin m'infliger une bonne vielle diarrhée purificatrice, qui n'en finit de me torpiller les tripes dans l'immédiat... et d'ailleurs, hum, excusez-moi mais il faut que je refile aux chiottes, bon Dieu de merde...
03:55 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : javel, avaler, purger, lait, mole, accident, écriture
18.07.2008
Pour une fée suédoise
Ta blanche main, tendre comme la neige, je la serre fort dans la mienne, encore et encore. Elle ne pourra guère me brûler, preciosa, car je suis une flamme, mouvante et totale, vois-tu? Puis on ira crâcher sur les nuages hautains, et planter des mangues bleues dans les prairies fécondes. Tu verras, on sera des lutins fous et ivres d'étoiles; ici, allà, partout, profitant de l'instant précieux qui fige les horizons avant les grands cataclysmes. Et peut-être que cet instant, rare, deviendra une éternité irrationnelle durant laquelle un arôme de bonheur parfumera nos chairs au milieu du chaos; pour le meilleur, et pour le pire, mi cielo. Alors viens vite, je suis où tu sais... je suis dans ton coeur, chaud et sucré.
03:06 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, fée, amour, surréalisme, écriture
16.07.2008
Lexique koukique V
Suite de mon inoxydable vocabulaire onirique:
*"Quelle prune!": Equivalent expressif de: "quelle chance", et plus joli que: "quelle moule" que je trouve foncièrement sexiste.
*"Etre une pastèque": Pour désigner un individu lambda qui est particulièrement maladroit, ou qui fait des gaffes à tour de bras.
*"Tromboner": Rien à voir avec l'accessoire, ni avec l'instrument, ce néologisme féerique renvoit aux verbes tels que: "tomber", "choir", "voltiger"... Ex: Et que la neige trombone en ce jour de Décembre!
*"Mauvaise herbe": Métaphore campagnarde pour qualifier une personne qui dégrade, qui souille la vie des autres. Un chieur social quoi, hum.
03:30 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lexique, néologismes, koukique, littérature, argot
09.07.2008
Idolâtre de...
Sonex, un des groupes mexicains les plus intéressants du moment. Ils ont eu l'audace et de mélanger le courant folklorique du "son jarocho" avec d'autres influences musicales, ce qui donne un résultat assez surprenant. Je ai eu la chance de les voir en concert l'année dernière dans un petit bar bohème de Jalapa [dans l'Est du Mexique], et leur prestation m'a beaucoup marqué, c'était phénoménal. Ce que j'apprécie aussi chez eux c'est qu'ils n'ont pas hésité à garder le zapateado [les claquettes improvisées], au milieu de certains de leurs morceaux. D'ailleurs cela m'a influencé, désormais quand je compose je m'arrange pour faire des rythmiques qui puissent être zapateadas, hum. En tout cas je vous conseil violemment d'écouter ce groupe novateur; si vous parvenez à vous procurer leur album [je suis dégoûté, il n'est même pas sur Dezeer]... Oh rage, oh désespoir!
20:37 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sonex, son, jarocho, jalapa, jarana, musique, folk
06.07.2008
Dragon bleu
Il pleuvait des trombones, je regardais le déluge à travers la petite fenêtre poussiéreuse de la cave. Nikita, mon frère de chat, était affalé sur le rayon d'une vielle étagère en bois moisi. Près de moi, derrière un petit lustre rouillé, trônait une immense toile d'araignée, sa créatrice, particulièrement impressionnante -elle ressemble vaguement à une mygale décharnée mais sans les poils- attendait l'accident fatal, celui qui précipiterait un quelconque moucheron dans son piège aérien. J'ai pris mes congas et mon djembé, puis j'ai commencé à jouer avec les deux en même temps [c'est une modalité chimérique que j'essaye de perfectionner], scrutant toujours la petite fenêtre moribonde. Le bruit de la pluie donnait une chaleur organique à mes rythmes épileptiques. J'avais l'impression d'être dans une jungle tropicale, quelque part au sud du Costa Rica, au beau milieu des insectes exotiques et des arbres foncièrement magiques. Je commençais à être en transe. Et soudain: "kraboum!", un dragon électrique est tombé à quelque mètres de la maison, faisant trembler le sol humide et les parois solitaires de la cave. C'était la première que je voyais un éclair fendre l'espace aussi près de moi. Il avait dégagé une étrange lueur bleue, juste avant de vomir son fracas céleste dans les environs. C'était beau, et terrifiant à la fois, au fond de mon inconscient, j'étais persuadé qu'un autre éclair viendrait se joindre au premier, mais tombant cette fois sur mon futur cadavre imaginairement calciné. Mais ce scénario pulsionnel ne s'est jamais concrétisé... Et les dragons lumineux se sont éclipsés, il n'y avait plus qu'une agréable pluie qui roulait éternellement, léchant les tuiles dermiques et les vitres embuées, abreuvant la terre et ses vers lépreux, arrosant mes douces folies et l'inexplicable mélancolie, d'un dimanche sans soleil.
20:38 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, poésie, chat, coyote
03.07.2008
Récidive Jodorowskienne
"Soulignons ici l'importance de l'imagination. D'une certaine manière, dans ce livre [La danse de la réalité], je me suis livré à une auto-biographie, pas au sens de "fictive", car tous les personnages, évènements et lieux sont vrais, mais du fait que l'histoire profonde de ma vie, est un effort constant pour dilater l'imagination et élargir ses limites, pour l'appréhender dans son potentiel thérapeutique et transformateur. A part l'imagination intellectuelle, existent: l'imagination corporelle, sexuelle, émotionnelle. L'imagination économique, mystique, poétique, scientifique. Elle agit dans tous les domaines de notre vie, même ceux que nous considérons "rationnels". Voilà pourquoi on ne peut aborder la réalité sans développer l'imagination sous des angles multiples. Normalement, nous visualisons tout selon les étroites limites de nos croyances conditionnées. De la réalité mystérieuse, tellement vaste et imprévisible, nous ne percevons rien de plus de ce qui filtre à travers de notre point de vue étriqué. L'imagination active est la clé d'une vision ample, elle permet d'envisager la vie à partir d'angles qui ne sont pas les nôtres, en imaginant d'autres niveaux de conscience supérieurs aux nôtres. Si j'étais une montagne, une planète, ou l'univers, que dirais-je? Que dirait un grand maître? Et si Dieu parlait par ma bouche quel serait son message? Et si j'étais la Mort? Cette mort que me révéla un chien en déposant à mes pieds une pierre blanche, laquelle m'a séparé de mon moi illusoire, m'a fait fuir le Chili et poussé à chercher désespérément un sens à la vie. Cette Mort qui d'épouvantable ennemie s'est convertie en mon aimable dame de compagnie."
Alexandro Jorodowski, La Danse de la réalité.
20:25 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jorodowski, alejandro, imagination, psycho-chamanisme
29.06.2008
Eux, bouffant des "tamales"
Il y a ces deux hippies joviaux, tout au bout du Malécon. Ils ont un petit stand ambulant où ils vendent des colliers, des bracelets et toute une pléthore exotique de babioles et de bagatelle mexicaine. Ce sont des amis, ils m'ont appris le macramé, et les secrets de leur petit commerce hasardeux. Toujours souriants, même les poches vides, ils sont prêts à partager un pétard ou une réflexion poétique avec les badauds qu'ils rencontrent. J'ai passé des nuits agréables en leur compagnie. Je les aidais à vendre et à attirer les clients potentiels -essentiellement des filles, il faut être honnête- et en retour ils me transmettaient leur brin d'expérience, me racontaient leurs tranches de vies, riches et mouvementées; après tout ils étaient des véritables bohèmes nomades, des bourlingueurs incessants, avant d'atterrir à Puerto Vallarta, où leurs affaires marchaient fort bien [ils se sont associés avec des petits commerçants du coin, ce qui explique leur présence plutôt régulière]. Dans cette agglomération cotière infestée par les adipeux touristes gringos, les bourgeois branchés mexicains, les complexes hôteliers défigurants, les bars lubriques à gogo, ça fait du bien de trouver des braves gens différents. J'ai hâte de les revoir, et de partager mes "visions oniriques" avec eux, car il se trouve qu'ils connaissent vaguement ces "univers" [puis c'est les seules personnes que j'ai vu lire un putain de bouquin en publique, ce qui est rare au Mexique, croyez moi]. Enfin, il y a aussi Mona, qui traîne dans les parages. C'est une petite sorcière rondouillarde aux yeux d'émeraude et au teint délicieusement doré, mais ça, c'est une autre histoire...
20:49 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hippi, baba, tresses, athéba, malecon, écriture
26.06.2008
Coccinelle
Mais où es-tu passée Cathy G? Toi, la petite papesse fantasque de l'imaginaire, qui consolait mon coeur brisé par une vilaine sorcière en me donnant des fraises tagada magiques teintées de miel d'écureuil, tout en me murmurant: "prends ces petits bonbons magiques mon enfant, ils apaiseront les vives brûlures de ton coeur agonisant". Ce qui revenait un peu à faire de la psychomagie [utiliser des actes métaphoriques pour cibler l'inconscient...], peut-être avais déjà tu lu Jorodowsky? Ce qui ne m'étonnerai guère, tellement tu es chilienne et passionnée. Tu sais, tu es peut-être la seule personne qui était un miroir ambulant dans le lequel je me reconnaissais, et cela à plusieurs niveaux. Je me souviens très bien de nos dialogues absurdes, de nos jeux théâtraux dans les couloirs aseptisés et les salles froides de la faculté de Bron. On donnait la vie à tout ce qui nous entourait, en créant des personnages imaginaires et des putains de légendes ubuesques -tellement délicieuses- qui nous accompagnaient partout: ainsi mes sandales scandaleuses détenaient des pouvoirs surnaturels qui me permettaient d'aplatir les injures, pour les transformer en tortillas fécondes, ainsi tes yeux étaient des billes qu'un poisson-chat vivant dans la cuvette de tes w.c t'avait offertes avec bonté, ainsi la prof de poésie était une elfe qui dévorait les hommes après les avoir castrés, ainsi mes bonnets acidulés étaient des capotes en coton pour des lamas extraterrestres, ainsi les oiseaux déféquaient des virgules sur les histoires prosaïques des passants fluides, ainsi le silence était une bouche en argent qui déchiquetait avec ses dents aiguisées les sons vagabonds, ainsi les pattes étaient des cheveux comestibles issus d'un mystérieux pays où l'on semait des graines de blé sur les crânes des femmes, ainsi on miaulait au milieu de la foule aigrie et on collait des poèmes surréalistes sur les panneaux d'affichage -à côté des petites annonces perimées-, ainsi on réorganisait le monde entier, tout simplement, et c'était splendide. Mais depuis que tu es partie, loin, loin, avec ton amant de porcelaine sur un vieux tapis volant domestiqué, je n'ai plus aucune nouvelle de toi. Alors manifeste-toi, espèce de petite moi-sissure bordélique! Et n'oublie pas le talent latent de ton talon de lutin, celui qui te va si bien, partout où tu dérives, les joues gonflées de gentillesse, "Glups!"
21:16 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écriture, fac, lettres, poésie, papesse
23.06.2008
Fractales cosmiques
Imaginez l'univers comme une poupée russe à l'intérieur d'un autre univers-poupée encore plus géant, et ce dernier au creux d'un autre ensemble d'univers complexes... et ce schéma ce reproduisant à l'infini. C'est la théorie des "couches cosmiques", c'est ainsi que je l'appelle, mais on peut retrouver des équivalences conceptuelles sous d'autres noms comme "les strates dimensionnelles", ou "la théorie des couches du grand oignon", hum, c'est ainsi que la nommaient les sorciers toltèques. Cette vision, d'un fragment de mon paradigme, je l'ai développée quand j'étais au lycée; après avoir étudié la composition des objets, des cellules, des atomes, et des astres. J'ai remarqué qu'un atome, avec ses électrons, ses neutrinos, et tout les petits bidules qui interagissent avec lui, ressemblait vaguement à notre système solaire, et sachant en outre que: les atomes constituent des molécules, les molécules forment des protéines, les protéines fabriquent des cellules ou des objets, les cellules matérialisent des corps vivants, les corps vivants et les objets forment des planètes, les planètes s'organisent en systèmes solaires, les systèmes solaires créent des galaxies, et enfin les amas de galaxies forment l'univers... hum, j'ai pu déduire qu'au-delà de notre univers, et de son immense physionomie évolutive, car il n'est pas infini contrairement à ce que la plupart des gens pensent [il est grossièrement sphérique et continue à se dilater sous l'effet du big bang], il devait y avoir une autre structure plus vaste, soit une autre "dimension", une autre "couche cosmique"... Et si l'univers était, dans cette nouvelle strate cosmique, tout simplement comme une sorte d'atome parmi tant d'autres qui venait d'exploser? Si c'était le cas, nous serions pire que petits, pire que microbiens, pire que nano-minus de chez Néant-rama, hum, juste de la poussière cosmique errant dans une immensité dérisoire, qu'on appel humblement: "univers". Notre Dieu créateur en quelque sorte, père de notre conscience, et fruit du hasard, si-si, car les "super-barbus tout puissants" ne sont que des clichés métaphoriques pour manipuler les foules et expliquer ce qui nous échappe... "Pan!"
Objectif à très long terme si "inch tralala" le veut, hum: rentrer en contact avec des "êtres conscients" d'autres strates dimensionnelles par le biais des rêves, donc de l'inconscient, tout en m'inspirant partiellement des techniques que le mystérieux monsieur Castaneda a expérimentées... Je suis persuadé qu'on a un certain "potentiel endormi" au fond de notre "patrimoine structural", après tout on utilise à peu près que 10% de nos capacités cérébrales, imaginez si on parvenait à exploiter la "totalité de notre conscience" comme dirait Jorodowski, ce serait vraiment... bandant!
19:34 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : couches, cosmiques, nagual, dimensions, paradigme
20.06.2008
Cancion del Elegido, Ché
Silvio Rodriguez, est un des plus grands musiciens cubains de tous les temps, et un vrai poète engagé aussi. Cette chanson il l'a écrite pour le Ché Guevara dans les années soixante-dix, c'est un splendide hommage que tous les troubadours de bon goût reconnaissent. Voici les paroles:
Siempre que se hace una historia se habla de un viejo, de un niño o de si, pero mi historia es dificil yo voy a hablarles de un hombre comun hare la historia de un ser de otro mundo de un animal de galaxias, es una historia que tiene que ver con el curso de la Via Lactea. Es una historia enterrada, es sobre un ser de la nada.
Nació de una tormenta en el sol de una noche del penúltimo mes, fue de planeta en planeta buscando agua potable, quizas buscando la vida, buscando la muerte eso nunca se sabe. Quizas buscando siluetas algo semejante que fuera adorable, o por lo menos querible, besable, amable.
El descubrio que las minas del rey Salomón se hallaban en el cielo y no en el Africa ardiente como pensaba la gente Pero las piedras son frias y le interesaban calor y alegria. Las joyas no tenian alma solo eran espejos, colores brillantes. Y al fin bajo hacia la guerra, perdón, quise decir a la tierra.
Supo la historia de un golpe, sintio en su cabeza cristales molidos y comprendió que la guerra era la paz del futuro: lo más terrible se aprende enseguida y lo hermoso nos cuesta la vida. La ultima vez lo vi irse, entre humo y metralla, contento y desnudo iba matando canallas con su cañon de futuro.
01:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : silvio, rodriguez, chanson, ché, guevara
16.06.2008
Les morts dans les rêves
Voici un petit extrait du bouquin de Jorodowsky [La danse de la réalité] que j'estime fort intéressant et enthousiasmant: "Dans la dimension des morts, ceux-ci vivent grâce à l'énergie de la mémoire. Ceux que nous oublions errent, tristes silhouettes estompées, presque transparentes, dans des espaces de plus en plus lointains. Ceux dont nous nous souvenons surgissent clairement près de nous, ils parlent, il y a en eux une joie reconnaissante. Mais dans l'obscurité gisent des silhouettes d'ancêtres qui vécurent il y a plusieurs siècles. Ce n'est parce que nous ne les avons pas connus qu'ils cessent d'être là. Il suffit d'avancer vers l'endroit où ils se trouvent, pour qu'ils se dessinent avec plus de netteté, et nous parlent dans leur langue, que nous ignorons peut-être, toujours avec une grande tendresse. Ceux qui n'ont pas vécu cette expérience ont sans doute remarqué qu'il est important pour nos familiers et nos amis que nous leur démontrions que nous ne les oublions pas, en leur souhaitant leurs anniversaires, en leur envoyant des cartes postales lorsque nous partons en voyage, en les appelant au téléphone, etc. Nous savons que nous vivons dans la mesure où les autres se souviennent de nous. S'ils nous oublient nous nous sentons mourir. Cela se passe de la même façon dans le monde onirique. Si l'inconscient est collectif et le temps éternel, on pourrait dire que chaque être qui est né ou mort, est resté gravé dans cette mémoire cosmique que tout individu porte en lui. J'irais jusqu'à avancer que chaque mort attend dans la dimension onirique qu'enfin une conscience infinie se souvienne de lui. A la fin des temps, quand notre esprit aura atteint son développement maximum et contiendra la totalité du Temps, pas un seul être, si insignifiant puisse-t'il paraître, ne sera oublié..."
20:16 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jorodowsky, rêves, onirique, théorie, inconscient
13.06.2008
Deuxième "moi"
Je suis dans une pièce à la déco vaguement baroque. Le carrelage est constitué d'un assortiment de plaques argileuses aux couleurs sombres. J'entrevois dans un coin un vase Ming en équilibre sur un support en marbre, et à ses côtés, un vieux perroquet -prisonnier dans une cage rouillée- et qui a manifestement déféqué sur le papier journal qui tapisse son univers clos. Je commence à marcher lentement, pour me diriger vers la sortie dont la porte massive en bois est grandement ouverte. Une fois étant dans le couloir de l'immeuble j'aperçois des escaliers. Je commence à dévaler les marches, presque en courant, j'ai hâte de sortir dans la rue. Mais la descente s'éternise, j'ai l'impression que les escaliers -qui s'enroulent en décrivant une forme de spirale- se prolongent jusqu'à l'infini. "J'aurais dû prendre le putain d'ascenseur", pense-je. Soudain, je ressens une légère baisse de la température. Le changement thermique me file un petit frisson. Je regarde autour de moi, il n'y a pas de fenêtres, ni de conduits d'aération, aucune ouverture. "Etrange" me dis-je. Intuitivement je sens que quelque chose va se produire. Mais j'ai aucune idée sur la nature de l'évènement. Et c'est alors qu'apparaît un amas de brume foncièrement noire à une dizaine de marches au-dessus de moi. Je panique, même si je sais que je suis entrain de rêver. Du coup, je commence à courir en sautant des marches pour descendre plus vite, mais l'étrange brume me rattrape, elle se déplace aussi rapidement que moi. Je saisis alors tout mon courage intérieur afin de pouvoir affronter la chose, mais quand je me retourne pour lui faire face, je me retrouve devant un autre "moi", enfin c'était une sorte de clone parfait, comme si je me regardais dans un miroir, sauf qu'il n'était pas habillé tel que moi. Il portait une veste en coton marron pour femme [j'avoue qu'il m'est arrivé d'acheter des fringues pour femme, c'est une question délicate de morphologie, hum] un chapeau en feutre avec une plume rouge, une jupe verte népalaise -dont j'ai oublié le putain de nom- et des chaussures en cuir qui ressemblaient à de bottes. C'était vraiment un autre "moi", d'un point de vue esthétique en tout cas. Ce dernier me dévisageait avec un malice pénétrante. J'étais stupéfait, et je ne savais absolument pas comment réagir. Il m'a alors dit en espagnol: "Je suis une partie de ton Dieu intérieur, si tu veux savoir qui tu es, traverse l'abîme". Il a ensuite montré du doigt une porte qui se trouvait quelques marches en dessous de moi, on aurait dit qu'il s'agissait d'une porte banale débouchant sur le rez-de-chaussé de n'importe quel immeuble. Puis mon clone a crié: "Zebra!", et les portes ont étés brutalement déchiquetées par un courant puissant, laissant place à une sorte d'ouverture para-normale qui aspirait tout à l'image d'un trou noir. Mon corps a donc été violemment projeté dans ce "vide sidéral", et puis... amnésie, hélas. Je ne me rappel absolument pas de la suite. Mais il a dû forcément se passer quelque chose...
19:55 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : rêve, lucide, nagual, metaphysique, écriture
09.06.2008
Pluie de nouvelles
Chers minis-fantômes caramélisés, suite à de nombreuses missives "myshitiennes", j'ai décidé, pour le bien de l'humanité et de l'équilibre fragile de la galaxie qui nous renferme, hum, d'héberger gratuitement l'intégralité de mon dernier album expérimental: Célula Onirica, [plus proche de la poésie sonore qu'autre chose...] dans ce support virtuel, vous pourrez donc le télécharger à volonté autant de fois que vous le voudrez. En ce qui concerne les chansons que j'élabore en ce moment, tout "baigne" à priori, si l'on fait abstraction de la perte malheureuse d'un carnet où je notais toutes les ébauches brouillonesques des paroles des chansons en question [pour tout vous dire je l'ai oublié sur une chaise rouillée dans le jardin, et comme il a plu des putains de trombes, je vous laisse imaginer l'état diarrhéique dans lequel je l'ai trouvé, "snif!"]. Je m'efforce donc, avec toute mon ardeure mentale, de reconstituer l'ensemble des textes perdus à jamais [oh! douce catastrophe]. Ainsi vont les choses...
19:13 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : folk, indé, musique, guitare, kouka, chansons
06.06.2008
Jorodowsky, poète chilien
"Quel est la définition d'un acte poétique? Il doit être beau, imprégné d'une qualité onirique, faire abstraction de toute justification, créer une autre réalité au coeur même de la réalité ordinaire. Il permet de transcender un autre plan, ouvre la porte d'une autre dimension, atteint une valeur purificatrice [...] L'acte poétique, gratuit, devrait permettre de manifester avec beauté et bonté les énergies créatrices normalement réprimées ou latentes en nous. Il s'oppose à l'acte irrationnel, qui est une porte ouverte au vandalisme et à la violence."
Extrait de La danse de la réalité, d'Alexandro Jorodowsky [livre que je conseil à tous, et si vous avez un peu plus de curiosité je vous invite à zieuter l'antique bande annonce de l'un de ses chefs d'oeuvres cinématographiques: "La montagne sacrée", âmes bornées s'abstenir].
21:48 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alexandro, jodorowsky, psychomagie, acte, poétique, citation
03.06.2008
Le vagabond de la Lune
J'ai envie d'écrire un roman, comme ça, tout d'un coup. Libellule m'en a donné l'idée en "balançant" que je serais un bon auteur de science fiction, hum, ce que je remets profondément en cause dans la mesure où elle -en tant qu'étudiante en pharma pseudo-rationnelle- me prends pour un illuminé hippy qui déraille [n'est-ce pas?]. Cependant je ne sais guère si je tiendrais jusqu'au bout de cette aventure, car l'écriture demande une énergie pharamineuse, et surtout quand il s'agit d'accoucher d'un vrai roman en bonne et due forme... Mais j'ai déjà un bon scénario, glups! Et depuis ce matin je ne cesse de l'enrichir mécaniquement. Je dégouline d'idées incisives qui partent dans tous les sens, mais qui en fin de compte tiennent la route -menant à un centre de gravité intelligent, comme une subtile toile d'araignée-. Par ailleurs, ce support me permettrait d'esquisser certaines de mes théories dans un cadre littéraire, ce qui me séduit d'emblée.
Et si je passe vraiment à l'acte -et de façon sérieuse cette fois, pas comme le brouillon du roman "Amelikou" que j'ai abandonné bien vite- je le découperais en petites parties que j'hébergerais ici, dans cet humble blog. Je sais aussi que cela risque de me prendre beaucoup de temps, peut-être un an... ou plus, si j'ai assez de pêche pour aller jusqu'au bout, oeuf corse.
19:50 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : roman, vagabond, de, la, lune, écriture
31.05.2008
El derecho de vivir en paz
Voici un des troubadours engagés que j'admire le plus, Vicotor Jara. C'était une grande figure de la résistance chilienne. Il fut tué après le coup d'État de Pinochet en 1973 [quand il renversa le président socialiste Allende grâce à l'aide de l'armée fasciste et de la CIA]. On raconte qu'avant d'être fusillé, des soldats sans scrupules lui auraient tranché "symboliquement" quelques doigts, puis ils lui demandèrent ironiquement de chanter un air, alors Jara commença à fredonner un hymne de résistance populaire [face aux autres prisonniers raflés]... les soldats devinrent furieux et le criblèrent de balles.
On t'oublira pas, l'ami.
19:26 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : victor, jara, pinochet, troubadour
27.05.2008
Retour du spectre [explorador?]
Cette saloperie de spectre énergétique ce cache derrière de gens qui me sont proches. Il prend leur forme, épouse leurs corps, leurs voix. Je ne remarque se présence qu'à la dernière minute, juste quand il reprend son apparence "normale". J'en suis presque convaincu; hier soir, dans un autre songe très réaliste sensoriellement [et cela me semble être un facteur plutôt important, qui annonce en quelque sorte son éventuelle arrivée], il est réapparu sinistrement, alors qu'il se cachait dans l'enveloppe charnelle de ma soeur. Je rêvais qu'on prenait des photos ensemble dans les ruelles étroites du vieux Lyon, et soudain, un clochard poisseux [sorti de nulle part] débarque et s'agrippe vicieusement à ma veste en cuir, en me dégoisant des trucs inintelligibles; j'ai remarqué aussi qu'il avait quelques dents en or et que son haleine était particulièrement nauséabonde [comme s'il avait croqué dans un étron desséché]. Machinalement, je lui ai donné l'appareil photo pour qu'il me foute la paix, et puis il s'est évanoui dans la pénombre d'une ruelle. J'ai commencé à transpirer dans le rêve, ce vieux hystérique m'avait foncièrement tendu. Puis je me suis retourné pour dire un truc un à ma soeur, et là, il y avait le putain de spectre gazeux. Ce dernier a essayé de me capturer avec son impétueux courant énergétique, mais je me suis réveillé violemment juste avant que cela arrive. Et cette fois, j'avais très mal au bas du dos, comme si on m'avait donné un coup de genou dans cette partie du corps. D'ailleurs, actuellement quand j'écris, je ressens encore un peu cette désagréable sensation.
En résumé: Le spectre, contrairement aux premières expériences oniriques de Castaneda, surgit d'une personne [qui m'est familière, jusqu'à présent]. Cela se produit lorsque le songe semble avoir un caractère assez réaliste [au niveau des sensations en tout cas]. Et puis enfin j'ai l'impression qu'il m'inflige des dégâts physiques, sinon comment expliquer ces douleurs?
Tactique: Pour l'instant, fuir brutalement, ou me réveiller à tout prix. Je ne sais absolument pas ce qui pourrait se passer si je me laisse manger par le spectre... Quoique, à vrai dire, j'ai peut-être une vague idée [théorique], celle que j'ai trouvée dans le bouquin de Castaneda, bien entendu. Mais le truc c'est que je ne suis pas spécialement prêt pour effectuer ce voyage énergétique... si c'est vraiment cela de quoi il est question. Il faut aussi que j'aille quelques jours dans les bois, histoire de ressourcer mon capital énergétique [n'essayez pas de comprendre, hum...].
Avertissement: Sincèrement, je n'ai abosolument rien raconté à mes parents, cela risquerait d'accentuer les vives tensions qui règnent en ce moment à la maison. Gardez donc tout cela pour vous mêmes [je le dis à ceux qui me connaissent dans "la vraie vie"].
23:55 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : ensoñar, arte, spectre, chamanisme, rêves
24.05.2008
Au-delà
Je discutais mollement avec M, elle était allongée de l'autre côté du lit. Chaque fois qu'elle parlait, elle regardait ses mains et jouait avec les plis chaotiques de la couette. Je la trouvais drôle ainsi, et malgré la profondeur méticuleuse de ses réflexions, je ne pouvais m'empêcher de la comparer inconsciement avec un personnage fantasque de manga japonais. Au bout de quelques échanges elle s'est levée en bondissant comme une agile sauterelle, puis elle s'est dirigée vers la grande fenêtre du living. Elle semblait être étrangement absorbée par la contemplation de quelque chose au loin, dans l'azur. On aurait dit qu'il s'agissait d'une immense libellule qui vagabondait lentement entre les sombres nuages de minuit. Je me suis levé à mon tour pour me rapprocher de la fenêtre. M était toujours figée, ses yeux ne clignaient même pas, et sa respiration semblait éteinte. J'ai eu un terrible frisson, on aurait vraiment dit qu'elle s'était transformée en une statue de chair. Je lui ai demandée si elle sentait bien, mais elle n'a point répondu. J'ai alors touché son épaule afin de susciter une quelconque réaction de sa part, mais rien ne s'est produit. J'ai pensé pendant quelques instants qu'elle me jouait une sale blague. Alors j'ai feins que j'allais l'embrasser, j'étais presque sûre qu'elle réagirait, mais quand je m'apprêtais à poser mes lèvres sur les siennes, j'ai entendu un cri monstrueux provenant de la cuisine, suivit par un fracas métallique, comme si on avait laissé choir une marmite en acier sur le carrelage. Je me suis précipité pour voir ce qui était arrivé, mais il n'y avait personne dans la cuisine, et tout semblait normal. Soudain j'ai senti quelque chose de mou sous mes pantoufles, j'avais l'impression d'avoir marché sur un vieux bonbon tout gluant. En ôtant mon pied j'ai vu un petite tâche pourpre sur le carrelage. J'ai alors enlevé ma pentoufle gauche pour l'examiner. La semelle était toute souillée, et il y avait comme un minuscule débris organique collé à elle. Je l'ai détaché, et quand je l'ai bien vu de près je l'ai violemment jeté parterre. C'étaient les restes d'un oeil. Je me suis extirpé de la cuisine aussi vite que j'ai pu. Je dégoulinais de trouille intérieurement, et j'avais aussi une vague envie de dégueuler. En arrivant au living M. n'était plus là, et la vitre de la fenêtre était cassée. J'ai eu immédiatement la foudroyante certitude que la pauvre s'était défenestrée. J'ai donc fait la même la chose, instinctivement, poussé un par un élan mystérieux. En tombant du haut de l'immeuble dans les airs lugubres j'ai ardemment tenté de déployer mes ailes, celles qui me permettent de voler dans la plupart de mes de songes [est-ce dû à l'influence d'Escaflown?]. Mais cela n'a absolument pas marché, et voyais le trottoir d'en bas se rapprocher de plus en plus de ma pauvre future carcasse défragmentée. Et soudain, juste avant de toucher l'asphalte, une sorte de vortex brumeux s'est ouvert in extremis et m'a aspiré férocement, pour ensuite me faire tournoyer dans l'intestin d'un mystérieux tunnel vaporeux. Après, j'ai eu l'impression d'avoir perdu connaissance... En ouvrant lentement les yeux, j'ai constaté avec stupéfaction que j'étais étendu sur un petit sentier boueux qui zigzagait dans une forêt à la flore démesurée. Il y avait partout comme des eucalyptus géants, dont les sommets infinis s'engouffraient dans un ciel crépusculaire aux tonalités purpurines. Il y avait aussi d'autres sortes d'arbres inédits et hymalayesques dont les multiples branches vomissaient d'épaisses lianes fibreuses couleur marron. C'était un spectacle dépaysant. Quand je respirais je pouvais aussi percevoir la richesse olfactive des lieux; l'air contenait une panoplie d'odeurs boisées, sauvagement brutes et pures comme le cristal d'un diamant parfait. Je pouvais aussi sentir l'haleine puissante de la terre, c'était une odeur d'argile unique qui apaisait mes poumons fébriles. Le plus incroyable, c'était que j'avais totalement oublié que j'étais dans un rêve, du fait que toutes ses informations sensorielles [sans parler -aussi- de l'opulence des bruits...] me faisaient percevoir cet endroit comme s'il était vraiment réel. Après cette première impression, j'ai commencé à arpenter le petit sentier dégagé. Au bout des quelques mouvements j'ai aperçu M, elle était accoudée au tronc d'un arbre monstre; elle regardait vers le haut, comme si elle épiait les portions d'azur purpurin qui filtraient à travers le feuillage des arbres de la forêt. Soudain, une lumière aveuglante a surgit d'un nuage. Elle s'approchait rapidement de nous. J'ai remarqué progressivement qu'il s'agissait d'une sorte d'insecte géant, qui émettait une vive lumière ocre, telle une luciole mais avec un long corps organique à l'image de celui des libellules. J'ai commencé à paniquer, la bestiole avait l'air hostile à notre présence. Elle a même cassé plusieurs branches, les faisant choir scabreusement très près de nous. J'ai donc pris M. par la main, et je l'ai obligée à fuir à mes côtés. Nous avons couru pendant un bon moment. J'entendais au loin, vers l'endroit où nous nous trouvions auparavant, des cris tonitruants, et aigus comme ceux d'une fêmme atterrée, mais je savais qu'ils n'étaient "pas humains". Au bout, de quelques instants, on s'est arrêtés, je me sentais étrangement épuisé, et M. refusait de bouger. Je lui ai demandé si elle savait où nous nous trouvions, elle n'a rien dit. Je me suis alors rappelé, d'un coup, que j'étais tombé dans un vortex brumeux -suite à mon saut à travers de la fenêtre de l'immeuble- et qu'il m'avait projeté dans cette étrange forêt digne d'un ouvrage de science fiction. Cela m'a immédiatement rassuré quelque peu, car je savais que je rêvais. Mais ma quiétude n'a point durée, car j'ai entendu un autre cri terrifiant juste à quelques mètres de nous, il semblait provenir d'un petit buisson épineux qui était situé à ma gauche. J'ai donc essayé de courir instinctivement en tirant M. par l'épaule, mais je n'ai pas réussi à la faire bouger d'un poil. Quand je me suis retourné pour lui dire qu'il fallait courir pour sauver notre peau, j'ai failli avoir un arrêt cardiaque, ce n'était plus M, mais un forme gazeuse opaque [comme un spectre] qui a commencé à m'aspirer avec une telle violence que je me suis réveillé en criant...
Il était 2h, j'avais donc dormi presque pendant 12 heures. J'ai essayé de me lever mais je ne pouvais pas, je ressentais douleur aigue dans la poitrine, et chaque fois que je tentais de faire un geste, une souffle glacé venait torturer mon coeur [je pense, ou une région proche du coeur]. Je suis resté allongé une bonne dizaines de minutes avant de pouvoir me déplacer normalement. J'avais peur, vraiment très peur. Et si c'était "un explorateur" d'un autre monde qui avait planifié de m'attaquer? Devrais-je arrêter d'essayer de suivre à ma façon les traces de Castaneda? Etait-ce tout simplement un cauchemar ordinaire, ou ai-je vraiment voyagé avec mon corps énergétique dans une autre couche de l'univers?
On véra bien... ou pas.
20:17 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : chamanisme, rêves, explorador, ensoñar
20.05.2008
Fruits de l'oreille
Assis, sur la terre fraîche de mon potager, je bois mon thé vert avec nonchalance. Puis, quand j'achève le litre ardent de la théière, je pose ma tasse et je croise les jambes. Les yeux fermés, j'essaye d'écouter chaque son qui se faufile dans les environs. Il y en a toute une pléthore: le bourdonnement prospère des insectes, le gazouillis des oiseaux multiples, les cris lointains des petits écoliers, l'impertinent bruit sourd des automobiles, le grondement erratique des avions, l'haleine du vent sec qui entaille mes esgourdes, le fracas silencieux des flux de mes entrailles, les battements symétriques de mon coeur béat, le craquement des contours d'un néant mental... J'essaye aussi de ressentir les petites vibrations qui se propagent un peu partout, je ne saurai dire d'où elles émanent, mais au bout d'un certain temps leurs perception devient "évidente". Je médite ainsi, une heure par jour, sous le soleil enragé, au milieu du potager, avec mes amies les fourmies. Elles viennent toujours, me sillonnent, me tâtent avec leur antennes vibrionantes et leurs pattes crochues. Au début cette sensation m'incommodait profondément, et maintenant, c'est devenu quelque chose de familier, de normal, comme avoir "des fourmies dans les jambes", à force de rester immobile, hum. Les résultats sensoriels sont étonnants; à présent, je repère plus facilement "la source" de n'importe quel son dans l'espace, c'est comme si j'avais une sorte de radar virtuel. Du coup je détecte beaucoup plus facilement la présence ou l'arrivée de quelqu'un, et j'ai aussi l'impression d'avoir développé une mémoire sonore en trois dimensions. Pour être plus précis, je peux imaginer un son sous différents angles, comme si je me déplaçais abstraitement dans l'espace afin de percevoir les nuances d'un "son virtuel". Cela a renforcé par ailleurs l'impression de "réalité sonore" dans la plupart des mes songes. Ce qui n'étais pas vraiment les cas avant, car quand je rêvais c'était plutôt le côté visuel et tactile qui l'emportait, je peinais donc énormément pour reconstituer la texture auditive d'un son "rêvé". Ainsi, je retiens mieux les dialogues oniriques qui ont lieu chaque nuit... et cela est indispensable.
16:27 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : onirique, méditation, poésie, culture, sons
19.05.2008
Les apéros sont un non-problème!
17:47 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour, photo, kouka, onirisme, culture
14.05.2008
Faille
Suis-je fou? Explications: J'ai l'impression qu'un évènement temporel de l'ordre de la science fiction a eu lieu ce lundi. Pour être précis, je crois nous avons vécu deux fois la même journée. Sauf qu'à part mon horloge biologique, personne ne s'en est aperçu. J'ai demandé maintes fois à mes proches, et ils m'ont dit maintes fois que "je déraille", et malgré cela je m'accroche vaguement aux dividendes de ma perception [qui me dit que je n'ai pas tout à fait tort], hum. Et si cela était plausible bordel? Vous pourriez riposter en disant qu'il y a eu la journée fériée du 12 Mai [la côte de Pan, hum] et que donc, comme elle s'est déroulée juste après le dimanche, j'ai peut-être eu cette vague sensation déstabilisante de double-immobilité-dominicale dans un bled périphérique, où à part les éternelles ruminations chew-gumesques des bovidés, rien de chez rien ne se passe. Mais, justement, cette double stagnation béate de la société rurale où je vis, je l'ai bien prise en compte. Il y a donc eu, selon mes intra-spéculations , hum, une troisième journée fantôme. Mais comment l'expliquer? Mon imagination délurée pourrait éventuellement fournir une hypothèse... et si j'avais été frappé de plein fouet par une énorme "faille dimensionnelle" à force de flirter avec des vielles conceptions chamaniques? Et si je m'étais bel et bien glissé dans "un autre lundi"; celui d'une autre dimension spatio-temporelle superposée à notre univers, et qui lui ressemble étrangement? Et si grâce à mes récentes explorations oniriques j'avais déclenché -accidentellement- ce phénomène? Et si j'étais tout simplement à côté de mes putains de sandales?
Je n'en sais rien. Mais je ne m'arrêterai plus aux bornes du rationnel...
22:43 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : pan, côte, chamanisme, rêves, dimension
11.05.2008
Au diable la faculté
Il n'y a rien de plus grandiose et d'humble que le contact sincère avec la terre, si l'on fait abstraction de certaines choses particulièrement jouissives [si vous voyez de quoi je parle, hum...], mais quand même, je suis tombé amoureux de cette vielle croûte d'argile, et il a suffit d'une seule journée. J'avais déjà un grand respect pour la nature et ses merveilles, et la semaine dernière j'ai l'impression d'avoir enfoncé un peu plus le clou dans cette brèche; mais je vous rassure, je ne suis pas assez cucu-la-praline pour aller jusqu'à épouser un platane et me branler dans des fougères nymphomanes [surdose de rire]. J'ai tout simplement trouvé la pièce manquante du grand puzzle de ma vie, et cette pièce je ne veux plus la lâcher. L'élément déclencheur à été mon expérience récente, qui est toute conne d'ailleurs, mais j'en ai été bouleversé, intérieurement quoi. Bref, pour tout vous dire, j'ai eu l'autorisation, après des âpres débats avec le voisin [qui est propriétaire de la baraque et du jardin], de pouvoir créer mon petit potager fantasque. Je n'y croyais pas trop, mais finalement mes nobles intentions l'ont persuadé de me faire confiance, et j'insiste sur le "me faire confiance", parce qu'il y a deux ans, j'ai trahi un peu cet homme, et je m'en veux terriblement; car j'avais déjà eu la possibilité de planter des petites herbes pseudo-aromatiques [dans une partie bien discrète du jardin], comme du persil, du basilic et d'autres conneries "à la mode", mais le monsieur c'est rendu compte que "ces fameuses herbes en question" avaient plutôt d'autres propriétés, plus iconoclastes et psyquédéliques, hum, sans parler de leur non-ressemblance flagrante avec le persil et compagnie [sourire de hyène atrophiée]. Conséquence directe: je me suis tapé un vieux savon moral et on a arraché mes petits bijoux botaniques ["snif!"]. Mais cela ne se reproduira plus, car je tiendrai ma promesse, et je donnerai une partie de la récolte artisanale au voisin. Quand à la pièce du puzzle, c'est plus une voix professionnelle, et spirituelle, pour être sincère. Je veux travailler la terre, que se soit ici, où ailleurs, je veux travailler la putain de terre, et me salir les mains de poussiéreuse beauté.
20:20 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : terre, potager, voix, écho, cultiver, ganja
08.05.2008
Vision chamanique I
Je vais tenter de vous livrer par petits bouts l'approche qu'ont développée les ancêtres des sorciers de la lignée de Don Juan [le personnage central de toute l'oeuvre de Castaneda]. Je tiens à préciser que les livres que je possède de cet auteur sont en espagnol, il se peut donc que mes traductions subjectives -pour des termes qui sont déjà très abstraits et teintés de "magique"- soient un peu "déphasées et approximatives", après tout je ne suis pas un spécialiste chevronné de Casteneda.
Il faut dabbord vous dire que la plus grande découverte des premiers sorciers toltèques à été de s'aperçevoir que l'univers tout entier, ainsi que les êtres vivants, étaient constitués d'une sorte d'énergie mystérieuse. Ce fait remonte à très loin, Don Juan précise que cela s'est produit bien avant l'arrivée des Espagnols en Amérique Latine. Selon ces antiques sorciers, il faudrait voir cette énergie comme un immense réseau de fils, de cordes, de lignes lumineuses qui se tordent dans tous les sens et qui traversent l'immensité cosmique. En outre, ils se sont apperçus que chaque être humain, organisme vivant doté d'une conscience développée, était emballé dans une sorte "d'oeuf lumineux" [mais cela dépendait des individus, souvent c'était plus une boule qu'un oeuf]. Cet halo sphérique et incandescent suivait les déplacements de l'homme en traçant de sillons évanescents au sol, comme des petits échos lumineux, et se dissipait lorsqu'il trépassait. Par ailleurs, au sein même de cette sphère, quelque part au niveau de l'omoplate droit, se trouvait un point encore plus lumineux. Ce dernier était nommé: "point d'emboîtement", par l'ensemble des sorciers. Selon eux, ce point particulier avait la particularité de concentrer une quantité monstrueuse de filaments lumineux [vous savez, ceux qui traversent l'univers]. En fait, il faudrait penser que la plupart des lignes lumineuses, qui traversaient la sphère qui emballait chaque individu, se rejoignaient dans ce point, comme si elles partaient de là. Vous visualisez un peu la chose, ou il faut que je fasse un croquis, hum? Bref, les sorciers des temps passés, étaient convaincus que ce point clé était "la racine naturelle de la perception". Ainsi, le phénomène global de la perception, même à un niveau mental, abstrait quoi, s'organiserait autour de ce point d'emboîtement ["punto de encaje"]. Après plusieurs expérimentations chamaniques, ils découvrirent que ce point clé pouvait être déplacé au sein de la sphère lumineuse, et que le résultat qui en découlait se traduisait par une perception "atypique et transcendantale" du monde familier [j'appel "monde familier" la vision conditionnée qu'on nous transmet depuis qu'on est enfants]. Certains de ces sorciers pouvaient même déplacer leur point d'emboîtement avec une telle force, qu'il sortait de la putain de sphère incandescente [ce qui était très périlleux selon Don Juan]. Conséquemment, leur énergie adoptait la forme d'une colonne lumineuse, et ils parvenaient ainsi à capter bien plus de filaments lumineux que la sphère "naturelle" de base. En outre, avec cette nouvelle configuration énergétique, ils avaient la possibilité de percevoir des "royaumes non humains". Mais comme je l'ai dit précédemment, le gourou de Castaneda trouvait cela fort dangereux, car les conséquences sociales de cette démarche étaient bien trop négatives. La plupart d'entre eux devenaient "farouches", "égoïstes" et "presque cinglés"...
Mais avant cela, ils avaient constaté qu'un déplacement "naturel" de ce point d'emboîtement, se produisait chaque fois que l'on rêvait. C'est donc en s'attachant au domaine vaporeux des songes qu'ils ont réussi à trouver des méthodes pour maintenir le point d'emboîtement dans une position différente [qui n'était donc plus à l'endroit "habituel"; c'est à dire au niveau pseudo-immuable de l'omoplate droit...] De cette sorte ils agrandissaient prodigieusement leurs capacités exploitables de perception -je trouve cela fascinant, personnellement-. L'ensemble de ces techniques ancestrales était regroupé autour du concept chamanique: "ensoñar", hélas je ne sais comment le traduire [peut-être: "para-rêver"?]. L'art magique du "ensoñar" consistait donc à déplacer le fameux point d'emboîtement et à le maintenir dans une position "non-normale". Et pour cela, il fallait... [attendre la suite, hum].
20:35 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : castaneda, esoñar, ver, chamanisme, rêve, énergie, encaje
05.05.2008
Au fin fond des choses
Bon, d'abbord, je matérialise la mise en commun:
Dans l'univers du Reiki, cette méthode curative venant du Japon, tout se base sur l'idée de force vitale, cette force est considérée comme une énergie invisible et qui est présente partout, et que l'on peut "utiliser" grâce a des techniques particulières. Le yoga peut être associé au Reiki, vu que les deux abordent le concept de "chakras", ces derniers sont répartis en sept points [où ce concentrent des flux énergétiques] qui sont associés à des organes, des glandes et des sentiments, comme la chakra du plexus solaire [c'est celui que je travail le plus, et j'en ai vraiment besoin pour diminuer mon stress]. En ce qui concerne l'acupuncture, le thérapeute va soigner des maux à l'aide d'aiguilles qu'il va planter sur des parties du corps qui sont traversées par des courants d'énergie [et tout cela dans une cadre liée au concept de ying-yang, aux prémices du taoïsme...] bref, il y a quand même une forte ressemblance entre ces trois pratiques, vous ne trouvez pas? Ensuite, tout le monde connais la célèbre formule d'Einstein: E=m.c [au carré], qui quantifie "l'énergie" disponible dans la matière, et qui en outre à permis de déboucher sur des nouvelles disciplines scientifiques comme la cosmologie [qui n'a rien à voir avec la voyance, hum]. Cette branche de l'astrophysique étudie tous les phénomènes de l'univers, allant des trous noirs cosmiques au Big bang, et actuellement il y a une grande excitation au sein de cette communauté scientifique, car grâce au LCH [c'est le plus puissant accélérateur de particules] qui va bientôt être inauguré tout près de Genève, les chercheurs espèrent pouvoir trouver la fameuse "particule de Dieu", c'est à dire le "Boson Higgs", qui est une mystérieuse petite particule dont ils n'ont jamais réussi à prouver l'existence; mais si jamais ils y parviennent, on pourra expliquer comment l'ensemble des particules de l'univers acquièrent de la masse [soit en interagissant avec l'hypothétique champ de particules "higgs", ce dernier serait présent partout, il comblerait le vide qui existe entre les atomes, donc 73% de l'univers]. Le néant ne serait donc plus du "vide", mais un vaste "océan d'énergie imperceptible" que les scientifiques appellent "masse sombre" [et à ne pas confondre avec la "matière noire" qui est une toute autre chose]. Cela est phénoménal à mes yeux, imaginez un peu les répercussions de ce nouveau modèle de fonctionnement de l'univers d'ici quelques décennies... je vous le disais mes amis, tout est de la putain d'énergie, car même un corps physique avec une "masse" [un truc bien concret quoi, telle une boulette de viande avec un peu de moutarde] possède une "énérgie", du fait qu'il est soumis aux lois de la gravité cosmique [souvenez vous de la formule d'Einstein], cette même gravité interagit avec la masse sombre de l'univers, et voilà que tout devient plus excitant! N'est-ce pas?
Et ce n'est pas tout, car si vous avez bien lieu ma note d'hier, vous me direz avec justesse que je n'ai point encore parlé du lien de mes vagues explications globales avec la sorcèlerie Toltèque que décrit Carlos Castaneda dans ses ouvrages, et bien cela viendra après, car j'en ai raz le brocoli de pianoter dans l'immédiat, hum...
20:25 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : reiki, boson, higgs, particules, cosmologie, énergie, castaneda
04.05.2008
Nagualmente
Quel est le point commun entre le Reiki japonais, le chamanisme toltèque (selon l'oeuvre de Carlos Castaneda), le yoga ayuruvédique, l'acupuncture chinoise, les théories du grand Enstein, la cosmologie scientifique et l'immense néant universel qui reste à être découvrert?
L'énergie mes amis, "tout est putain d'énergie", et je développerai la chose demain, si tout va bien...
20:17 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reiki, nagual, énergie, chamanisme, yoga
03.05.2008
Yéyé meditatif
Debout
les jambes rouillées
je fixe l'humide, silence des prés.
Une pie
voltige au carré
perçante et magique, obus emplumé.
J'attends
la transe du guerrier
celui qui cultive , mon éternité...
19:54 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, culture, écriture, kouka, meditation
02.05.2008
Masapan
Ce soir, l'ivresse roule sur nos pâles joues assaillies
et le tendre souvenir acidulé, entre mes vives neurones, glisse déjà.
Ce soir, on boit des petits verres de mélancolie
en tatouant sur nos coeurs dénudés, la pureté des meilleurs instants.
Ce soir, ce soir de Mai, est un peu le dernier;
demain ils s'en iront, comme ils sont venus,
sur une grande carlingue de colombe...
00:25 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : poésie, mexique, culture, masapan, avion
26.04.2008
Parlons musique
Ah, j'ai l'excellent plaisir de vous annoncer que je vais bientôt achever l'écriture d'une demie-douzaine de chansons [sachant que j'en ai conçues 18 ces dernières semaines, mais il me reste toujours à trouver les paroles des autres morceaux ainsi qu'à les apprendre par coeur, ce qui est plus dur à mes yeux]. La différence avec mes anciennes chansons expérimentales, c'est que ces nouvelles mélodies-folkys sont destinées à faire le trottoir, à embrasser la sensibilité personnelle d'autrui, tout en me déshabillant, pour aller au fond des choses... ce sera donc du "matos live quoi" [comme dirait Bidule]. J'ai même ressorti l'harmonica rouillé du placard, histoire de jouer aussi à l'homme orchestre au creux de certains morceaux [j'avoue que c'est en partie grâce à l'influence de Dylan]. J'ai également puisé certaines couleurs chaudes dans la palette musicale du folklore Mexicain, notamment autour des "Sones" que jouent les musiciens ambulants; cela était une évidence pour moi, après tout c'est mes racines et je ne les renie point. Il y'aura donc au moins deux chansons dans ce style, construites avec des "coplas" et chantées avec des modulations "passage abrupte à l'aigu vocal" [que l'on retrouve beaucoup dans les "sones huaxtecos" de la côte Est]. Enfin, je suis plutôt satisfait du résultat qui s'esquisse au fil des crépuscules, il ne me reste plus qu'à améliorer la mécanique-organique de mes cordes vocales et "hop", je serai prêt pour croquer l'univers tout entier, hum.
22:09 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : huaxteca, sones, folk, kouka, nicoya, musique, indé
Inspiration folky du moment
21:14 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : richie, havens, woodstoock, folk, liberté
21.04.2008
KN-Raton-padre
19:52 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dessins, croquis, culture, magie, diable, esprit, poésie
19.04.2008
Eteindre "le dialogue intérieur"?
Mais qu'est-ce donc?
Selon Don Juan, le pseudo-sorcier mexicain qui a initié le célèbre anthropologue Carlos Casteneda au chamanisme [émanant de la civilisation Toltèque], ce "procédé" est la clé absolue pour atteindre le rayonnement subtil du "Nagual". Je suppose que je me dois aussi de vous expliquer ce qu'est le "Nagual", mais ce n'est pas très simple à vrai dire, hum... Le nagual peut avoir différent sens, je l'ai découvert en lisant par exemple l'ouvrage de Don Miguel Ruiz: Les quatre accords toltèques, mais subjectivement j'ai plutôt choisi l'explication fournie par l'univers que décrit Castenda. "Le Nagual", est ce qui se trouve en dehors de l'île du "Tonal". Cette île est une représentation de la perception consciente ou inconsciente des objets de l'univers, et de la vision de l'existence que nous avons sur notre petite planète bleue. D'après Don Juan, l'immense majorité des personnes demeurent toujours dans ce moule "tonal", sauf lors de leur naissance ou de leur décès, car c'est à ces moments précis que le "Nagual" se manifeste de façon naturelle. L'île du "Tonal" est très vaste, chacun de nous possède une île personnelle de cette sorte, et on l'on retrouve sur l'ensemble de toutes ces îles existantes, et respectives à chaque personne, des points en commun, des similitudes, comme la présence ou l'absence d'un Dieu, l'ébauche du manichéisme, le désir instinctif, l'inconscient terroriste [formule poétique, hum], bref, beaucoup de choses. Cette île est aussi un "rêve", mais quand je dis "rêve" je renvoie à une vision subjective du monde, et pas au phénomène onirique régénérateur [miam, miam]. Les toltèques appelaient aussi l'ensemble collectif de ces rêves: le "Mitote"; ils croyaient qu'il était plutôt néfaste, car ce chaos empêchait de voir la vraie nature de l'univers et la "luminosité des êtres" [mais là je m'éloigne un peu du sujet, je vais donc revenir au coeur du sujet, hum]... Pour Don Juan, il est très difficile d'accéder au "Nagual", seul un guerrier [ou apprenti chamanique] peut le faire sans y risquer sa peau. Pour cela il y'a des "techniques" que le maître chaman doit apprendre au guerrier. Je vais en citer quelques unes, sans toute fois les expliquer, ainsi je laisserai les personnes véritablement ouvertes et curieuses d'avoir le déclic pour lire les ouvrages de Castaneda [notamment: Relatos de Poder]. Avant tout, il faut tout nettoyer, balayer son île du Tonal, la débarrasser de ses objets encombrants et pesants; il faut aussi cesser de vouloir toujours tout expliquer, assumer ses responsabilités, être "fort", "impeccable" et prêt à défier la mort, être prêt à agir sans attendre rien en retour, puis changer la "façade" de certaines choses auxquelles ont accorde une grande importance [les mettre dans une sorte d'arrière plan]; il faut aussi maîtriser des techniques qui tournent autour de notre "attention à l'égard du monde immédiat" [ou "l'intention"] pour saturer d'informations multiples l'île du "Tonal" et stopper ainsi son flux, sans pour autant l'anéantir, car selon Don Juan, si jamais un homme meurtri profondément son "Tonal" personnel, il risque de mourir. Par ailleurs, il mentionne aussi qu'il y-a des personnes qui on "Tonal" en bonne santé et d'autres dans un état lamentable, comme les alcooliques déliquescents ou toutes les personnes fragiles qui ont des problèmes avec leur santé physique et mentale; cela m'à conduit à penser que le "Tonal" est intrinsèquement lié à l'état sanitaire de notre complexe machine infernale en chair surenchérée [excusez-moi pour la métaphore, c'est plus fort que moi, hum]...
Stopper le "dialogue intérieur" [el dialogo interno] est tout un art chamanique, qui consiste en gros à savoir rétrécir la puissance naturelle du "Tonal" envahissant, afin de permettre au "Nagual" de jaillir momentanément. Mais pour cela il faudrait, comme je l'ai dit précédemment, être sur la voie impéccable du "guerrero" [le guerrier]; et pour y parvenir il est nécessaire d'avoir un maître sorcier qui va aider le néophyte en question [choisi par le "pouvoir"] à rétrécir son "Tonal", sans qu'il mette sa vie en danger, notamment lorsqu'il va utiliser les plantes psychotropiques... Castaneda en a consommé beaucoup [selon ces récits] comme le peyotl [qui pousse uniquement dans certaines régions arides du Mexique], le datura... Pour Don Juan, l'intérêt des ces plantes est qu'elles ont un pouvoir sacré permettant de réduire le "Tonal", et d'accéder ainsi directement au vertige transcendant du "Nagual"; mais il précise qu'il faut le faire de façon ponctuelle et limité, parce qu'à long terme ces plantes psychotropiques peuvent avoir des conséquences désastreuses pour la santé [ce qui est bien connu, hum...]. Elles servent en somme juste à préparer le terrain en déstabilisant le socle conditionné de l'île du "Tonal". Le véritable but du sorcier serait de pouvoir accéder au "Nagual" uniquement grâce à son "intention" et à son "pouvoir", sans avoir recours aux plantes sacrées... [je trouve cela très intéressant, mais je reviendrai là-dessus plus tard, dans une autre note].
Je sais que c'est un peu compliqué pour les âmes qui n'ont jamais entendu parler de concepts chamaniques tels que le "Nagual" [qui veut dire aussi "sorcier" en toltèque], le "Tonal" et compagnie... Je sais également qu'il y-a une polémique autour de ce personnage si flou de Castaneda, car je me suis penché sur les articles caustiques de ses détracteurs, mais au-delà de tout ce débat virulent, j'ai trouvé dans son pseudo-témoignage beaucoup de choses subjectivement-sensées, comme des petits bouts éplileptiques de "quelque chose" qui vibrent en osmose avec certaines de mes plus profondes pensées. Je vais donc vous laisser dans votre île du "Tonal", avec votre vision personnelle du monde en guise vérité, voilà.
15:06 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : nagual, tonal, toltèque, mitote, chamanisme, kouka, nicoya
14.04.2008
Un point noir dans le ciel...
J'entendais un bruit métallique provenant de la cheminée. C'était comme si une bête afolée lacérait frénétiquement le grillage vissé à la paroi du conduit. Mon chat était à mes cotés, il me disait avec ses miaulements électriques d'ouvrir la petite porte rouillée. J'ai mis quelques minutes avant d'oser passer à l'acte, j'avoue que j'appréhendais un peu les conséquences, je n'avais aucune idée de "ce" qui pouvait se trouver là dedans... Quand j'ai fini de déverrouiller la serrure, un oiseau énorme a jaillit de l'obscurité poussiéreuse de la cheminée. Mon chat a eu tellement peur qu'il a bondit en arrière d'au moins deux fois mon ombre. L'oiseau mystérieux s'était immédiatement envolé vers la fenêtre la plus proche, mais son corps emplumé s'est fracassé aveuglement contre l'épaisse vitre [je regardais la scène avec horreur, je me croyais dans un de mes cauchemars surréalistes]. Quelques secondes après, mon chat, sortit de son état de stupéfaction brute, a sauté violemment sur l'oiseau meurtri, mais ce derniers n'avait pas craché son dernier soupir, il s'est hissé impétueusement avec tout son plumage crépusculaire, repoussant avec ses ailes immenses et ténébreuses les assauts répétitifs et agiles de mon cousin félin. Je n'avais jamais vu un combat aussi titanesque, aussi foudroyant [les plus petits animaux peuvent êtres redoutables]... Il y'avait un amas de plumes qui valsait lugubrement autour des deux guerriers. Par moments, mon chat enragé parvenait à écorcher l'oiseau avec ses griffes, mais il recevait aussi une pluie aiguisée de coups de becs désespérés, le combat était donc plutôt équilibré. Je craignais tout même que mon cousin perde un de ses bijoux oculaires, j'ai donc couru vers la fenêtre en poussant un cri tonitruant -afin de séparer momentanément les deux parties-, puis, je l'ai ouverte aussi vite que mes réflexes l'ont permis. L'oiseau noir a senti un courant d'air frais qui s'engouffrait dans la pièce, il n'a pas tardé à décoller péniblement pour s'extirper de la baraque. Juste au moment ou il traversait la fenêtre ouverte, ses longues ailes épileptiques ont frôlé mon chapeau de feutre. J'ai ressenti quelque chose de glaciale, comme si on trempait mon corps nu dans une baignoire remplie de crânes pourris et de glaçons ensanglantés. Je n'oublierai jamais cette sensation, ce souffle ténébreux qui m'a absorbé avec toute ma verticalité le temps d'une respiration...
21:04 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corbeau, chat, écriture, réel, poésie, kouka
07.04.2008
Parade pour un immonde meilleur!
Ils auraient du jeter la flamme oléagineuse dans la Seine, ils manquent vraiment de courage ces sportifs. Porter un badge minuscule avec un slogan si bien éducoloré: "Pour un monde meilleur", est carrément insuffisant, soyons sérieux [pourquoi n'ont-ils pas interdit le passage grotesque de ce bout de ferraille au "pays des lumières"?], c'est un génocide culturel que subissent les tibétains, sans parler de l'implication criminelle de la Chine dans le conflit désastreux du Darfour... Il faudrait des actions politiques "unanimes" plus fortes, plus menaçantes, et virer immédiatement cette ordure ambulante de J. Rogue, comment se fait-il qu'un rat aussi corrompu et hypocrite puisse présider les J.O depuis des lustres! C'est du foutage-sordide-d'humain tout ça! J'ai envie de vomir...
23:35 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jo, flamme, olympique, culture, chine
04.04.2008
KN-VII
Pico vampírico
la sangre brota
el hueso cruje
mis labios se encarnizan
[...]
21:59 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, culture, mexique, marijuana, tibet
02.04.2008
Passons à la vitesse supérieure!
Je crains que les autorités totalitaires de la raie publique du Dragon, ne fassent aucune concession à l'égard du grand peuple ch'tibétain. J'invite donc vivement les futurs champignons olympiques, notamment les lanceurs de javelots [bien aiguisés] et les archers [robinesques des bois] à viser avec une immense précision les espaces V.I.P [Very ignoble people] où s'entasseront des grappes sordides de politichiens colonialistes sans âme.
No pasarán, "Pan!".
19:30 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tibet, jo, libre, révolution, surréaliste, culture
31.03.2008
Lexique koukique IV
Suite des néologismes et des autres expressions à gogo:
*Virguler: Modérer, tempérer une émotion ou une envie. Ex: Virgule ta colère, ça fait peur aux enfants!
*En avoir ras le brocoli: Nouvelle variante éducolorée du très célèbre: "En avoir ras le cul", hum.
*Amidon: Ce petit mot existe déjà, sauf que j'exploite son potentiel métonymique, en gros ça renvoie au pain. Ex: File moi une tranche d'amidon s'il te plaît!
18:35 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lexique, néologismes, langue, drôle, culture, littérature
23.03.2008
"Je" est un songeur
Et si on rêvait tout le temps?
C'est dans le livre de Don Miguel Ruiz: Les quatre accords Toltèques[merci à Lisa Luna, au passage], que j'ai trouvé un profond écho à mes pensées, à mes théories [celles que j'ai l'habitude d'élaborer lorsque je ne trouve guère mon sommeil]. Don Miguel, qui s'est penché sérieusement sur les connaissances et l'héritage chamanique du peuple Toltèque [ancienne civilisation pré-hispanique du Mexique], nous dit: *Rêver est la fonction principale de notre esprit qui fait cela 24 heures par jour. Il rêve lorsque le cerveau est éveillé et également lorsque ce dernier dort. La différence c'est que, durant l'état de veille, le cadre de référence matériel nous fait percevoir les choses de façon linéaire. Lorsque nous nous endormons, nous n'avons plus ce cadre de référence, aussi le rêve a-t-il tendance à changer constamment*. Je trouve cela très sensé. Je crois qu'il y'a en effet un certain "fil" ou un "bourdonnement" onirique qui s'active en permanence quelque part dans un petit recoin de notre esprit. Mais il est difficile de s'en rendre compte, du fait que la saturation d'informations sensorielles que l'on perçoit à chaque instant, vient camoufler ce phénomène. Cependant, je suis persuadé qu'on peut le contrôler, et cela tout simplement grâce à notre pouvoir "d'imagination maîtrisable". Par exemple quand nous fantasmons, quand nous imaginons lucidement une situation, et que nous faisons merveilleusement abstraction du monde réel qui nous entoure... On arrive même parfois à ressentir certaines sensations [à l'instar des vertiges: "Oh je suis au sommet d'une échelle!"] aussi intensément que dans nos songes [comme par hasard, hum]. A l'inverse, quand nous roupillons, comme nous ne sommes plus "conscients", les évènements imaginaires [multi-songes] se déroulent de façon chaotique, non linéaire [à moins d'être dans le cadre d'un rêve lucide, mais là c'est plus complexe]. Je crois aussi que notre "inconscient" est tout simplement [sourire de hyène] ce fil onirique inconstant qui tisse des évènements, des brouillards, des sensations imaginaires à chaque seconde de notre existence [que l'on soit réveillés ou endormis]... Par ailleurs, je crois qu'on peut tout de même l'effacer [partiellement], grâce à des techniques de méditation [en nous focalisant par exemple uniquement sur notre respiration], si, si, mais il faut avoir une solide expérience et un peu de patience.
Donc, pour résumer la chose, l'ensemble de nos "rêves parasites" permanents constituent notre "inconscient", à l'exception des rêves contrôlés lucidement [ce sont par exemple les fantasmes volontaires, les monologues mentaux, les pensées logiques...]. Mais il demeure toujours un grand mystère, c'est celui de savoir quels sont les facteurs qui sont à l'origine de la composition et de la succession aléatoire de ces "blocs imaginaires" lorsque notre conscience est éteinte, ou trop occupée par la saturation d'informations sensorielles immédiates... bref, qui est donc ce foutu metteur en scène surréaliste qui organise nos rêves non domestiqués?
[Tout ceci peut être creusé d'avantage, ou remis en question, oeuf corse].
18:17 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : kouka, poésie, onirisme, rêves, surréalismes, science, culture
19.03.2008
Soap and skin
17:27 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : anja, plaschg, soap, portrait, dessin, poésie, skin
13.03.2008
Amaroli
Guérir par soi même. Telle est l'approche d'Amaroli, c'est à dire de "l'urinothérapie". J'ai longtemps été adepte, et c'est toujours le cas. Loin de considérer la démarche comme dégoûtante, sale, abjecte, moi je la trouve très agréable, poétique, subversive et en communion harmonieuse avec notre corps sophistiqué. Je me souviendrai toujours de ce premier verre rempli de substance jaune, cet "or liquide" qu'on fabrique naturellement et dont les propriétés sont connues depuis fort longtemps, que j'ai osé boire malgré l'angoisse et les préjugés [après tout, dans notre culture occidentale on réduit l'urine à un simple déchet immonde: "pas toucher le pipi mon petit, pas bien, c'est sale", hum].
Sérieusement, j'aimerais parler d'un cas de guérison qui m'a assez marqué, en dehors du miens [plutôt superficiel, on va dire]. C'est celui de mon cousin David. Il y a 2 ans, on avait découvert qu'il avait développé une tumeur au cerveau, qui lui provoquait des problèmes épileptiques graves, des mouvements involontaires, un excès de sécrétion salivaire, des difficultés pour articuler ses mots... on voulait même l'opérer, parce qu'on craignait que cette tumeur mette un terme définitif à sa vie. Mais l'opération en question comportait de nombreux risques très inquiétants. Mon oncle, un scientifique mexicain très sérieux, a décidé, malgré sa résignation et sa méfiance, de tenter quelque chose avant cette intervention chirurgicale. Quelque chose d'atypique, quelque chose d'alternatif, quelque chose de nouveau. Il_avait rencontré, quelques semaines auparavant, un médecin qui soignait ses divers patients avec des traitements à base d'urine préalablement traitée dans un laboratoire [parfois on y rajoutait des antibiotiques, je crois...]. Ce médecin lui a dit qu'il pouvait aider David, et après une longue réflexion, mon oncle a donné son feu vert. Pendant des semaines, on a injecté dans une partie du cerveau de David, des petites doses de son urine, et aussi celle de quelques femmes enceintes. En outre, il allait voir un acupuncteur qui l'aidait à calmer ses spasmes et ses mouvements involontaires. Au bout de quelques mois, un scanner a révélé, à la plus grande surprise des chirurgiens qui voulaient l'opérer, que la tumeur se résorbait, ce qui paraissait "inexplicable" aux yeux des experts. Cela est assez compliqué d'expliquer "le pourquoi du comment", mais pour résumer disons que le mode d'action de cette thérapie ressemble au principe de la vaccination [c'est très technique, mon oncle m'avait expliqué mais je ne me rappel plus très bien, bref]. Aujourd'hui, David va très bien, il n'a plus de tumeur [aux dernières nouvelles] et ses mouvements involontaires ont été pratiquement soignés avec un autre traitement complémentaire à base de... "myrtilles", si, si, elles contiennent des "flavonoïdes", mais là j'ai moins bien compris, hum... Quoiqu'il en soit c'est tout simplement grandiose. Et dire que le coup global du traitement alternatif est minuscule à côté de celui d'une opération du cerveau [sans parler des cachets pour l'épilepsie et tout ce bazar chimique]. Les grands patrons de l'industrie pharmaceutique ont de quoi s'inquiéter, parce que si dans le futur l'urinothérapie [encadrée et approfondie par des gens responsables et expérimentés] perce dans "domaine santé" de notre société, leurs profits vont tomber au plus bas. D'ailleurs il se peut que ces lobbys industriels [ou d'autres groupes obscurs] aient financé des tentatives d'assassinat au Mexique contre ce docteur qui soigne avec l'urinothérapie [c'est pour cette même raison que je n'ai pas donné pas son nom]. Je soupçonne aussi, très sérieusement, ce lobby de payer des sociétés de com' ou des individus sournois, pour qu'ils dénigrent, rejettent, éreintent l'urinothérapie sur le web, notamment dans les forums publiques [genre Doctissimo, croyez-moi]. Il est facile de semer des fausses rumeurs, d'insulter ceux qui racontent leurs expériences personnelles avec Amaroli, tout en gardant l'anonymat. Je ne crois pas tomber dans une "websternique" paranoïa, je pense qu'il y'a une hostilité capitaliste envers les méthodes alternatives qui ne créent pas de profits. Quand on voit de quoi sont capables les chiennes de multinationales comme Monsanto, je me dis que certains lobbys pharmaceutiques sont tout aussi insidieux. Ne soyons pas dupes, n'oublions guère qu'elles cherchent surtout à faire du business avec leurs produits [mais attention, je ne suis pas hostile à la recherche scientifique en général].
Je tiens à préciser que je n'ai rien inventé. Je ne suis pas un gourou crapuleux, ni un sectaire, ni un ignorant, je parle de quelque chose qui s'est bel et bien produite, et j'ai la conscience tranquille. Si jamais ce sujet vous intéresse, sachez qu'il y'a quelques ouvrages disponibles en France, et quelques informations plutôt "fiables" sur internet [mais gardez toujours du recul, parfois c'est extrapolé, ou douteux].
J'espère aussi n'avoir pas fait du prosélytisme, ce n'était guère mon intention, je voulais juste témoigner en tant que citoyen "ouvert" du monde, pour lancer un éventuel débat enrichissant [et oui, comme j'ai fini mon recceuil virtuel -madre- de poésie, je me permets de nouvelles audaces dans mon petit blog "pas si onirique que ça après tout". Il faut bien varier et avarier les plaisirs, hein?].
Post-lutin: J'ai collé un vrac d'informations et de liens-web dans mes commentaires. N'hésitez pas à y jeter un coup de rétine!
21:01 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : kouka, amaroli, urinothérapie, urine, tumeur, monsanto, flavonoïdes
10.03.2008
Humedad
Tu dulce mirada tenebrosa, es como una pequeña naranja jugosa, que le da sabor a mis noches insípidas... Por favor, mi preciosa Tentación, empápame con tus ojos marvillosos! Qué me estoy secando hasta los huesos! Y me lleva [al vacío, al vacío infernal] la chingada madre!
16:47 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, kouka, nicoya, interioridad, poesia
05.03.2008
Il pleut des poux
Je file les ciseaux à mon autre moi, celui qui affiche un sourire de hyène dans le miroir. Puis, il me prend plusieurs mèches au hasard, et les coupe une par une. Je ne bouge pas d'un poil, de peur qu'il m'entaille une oreille, il est tellement maladroit parfois... L'opération semble durer toute une éternité, j'ai donc le temps de faire défiler ma vie sur la passerelle de ma mémoire: les situations sucrés, les cloaques de la folie, les bouffées cosmiques, les railleries scabreuses, les coïncidences magiques, les rythmes métaphysiques, les scarifications tièdes, les débats philosophiques, les sentiments chaotiques, l'amour-l'amer-la mort, l'inconstance mafieuse, les choses que l'on ne peut expliquer, le désordre, le désordre à tous les niveaux... "Pan!"
Mon autre moi a enfin terminé. Il me rend les ciseaux en soupirant, il a l'air exténué. Je n'ose point regarder la catastrophe dans le miroir, j'ai si peur, mes cheveux sont plus que des bouts de ficelle, ce sont mes amis les plus intimes. Alors je m'éloigne de là, tout doucement, puis, je dépose entre mes lèvres éreintées une tendre cigarette [que j'allume avec un vieux briquet dérobé], et, je vais m'allonger sur mon pissenlit. C'est tellement curieux, je me sens si léger, si aérien, comme ces volutes de fumée qui s'extirpent de ma gorge. Je crois que je vais m'envoler avec elles...
00:07 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, prose, cheveux, scarification
01.03.2008
Prémices chamaniques
02:24 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : chamanisme, magie, noire, coyote, barde, mystique, poésie
25.02.2008
Jusqu'à ce que nos lents élans devinssent...
Il glissait timidement sur l'accent circonflexe de la demeure, le zizi-serpent. Puis, il sauta vers l'en haut pour tomber verlan bas, comme toujours, abonné à l'abandon. Mais cette fois, le valeureux malheureux n'y pare-brise point, car un petit rot de nuage stoppa la tentative tant attendue -même si cela était un trognon-problème en ce qui me sourcil ou cerne-. Le bibi-cerveau [lent] se retrouva donc gisement de pétrole, saboté, humilié, tel un oeuf écrabouillé par une pépite de désir aux reflets terroristes. Mais il jura, il jura en pièce jointe rajeunie, que cet épisode purûlant ne résumerait point d'exclamation la trajectoire de son future cadavre! Car l'immonde l'avait vu bien d'autres foules sous un autre sangle, et les péripéties de ses antiques étrons autodidactes avaient déjà placardé sa réputination récidiviste. Le quiqui-gazon mourut bienséance dans un silence quantique de plomb: "boing!". Et les voisines Quart-de-Camembert, pleurèrent des océans hypocrites sous les becs -benzènes- des faucons croquant l'altitude réglissante de la maison, toujours aussi gluante et venimeuse qu'une tranche de serpent:
"Pan!" [circuit].
00:50 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : kouka, poésie, surréalisme, dada, youpi, reputination, immonde
21.02.2008
Ange usurpateur
Un waterfall d'étoiles liquéfiées s'engouffrait dans mes esgourdes vagabondes. Elle avait une voix pure et séraphine comme l'haleine des sommets tibétains, et je me laissais emporter par ce courant céleste surgissant du décor brumeux. Je voulais par tous les moyens trouver la formule pour qu'elle me dévoile son visage mystérieux, je suis même allé jusqu'au déchirement désespéré de la membrane onirique, celle qui sépare le monde matériel du monde impalpable -tout en courant le risque mortel de me réveiller-, mais cela a été en vain. Un épais rideau lumineux -mêlé à l'horizon instable- continuait à masquer insolemment la nymphe chantante. C'était comme essayer d'avaler des flocons de neige espiègles avec une bouche verglacée aux lèvres cousues. Pour la première fois, depuis fort longtemps, je n'avais plus vraiment d'emprise sur mon rêve. J'étais devenu tout simplement un spectateur-spéculateur-admiratif-impuissant, et cela m'a angoissé profondément, car j'avais réussi à développer, maladroitement, la capacité d'influencer les évènements qui avaient cours lors de mes songes -et cela était systématique-, dépassant par ailleurs le cadre familier du rêve lucide...
Au réveil, j'étais trempé de sueur, et le soleil cognait à la fenêtre.
02:45 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, songe, poésie, onirisme, nymphe
17.02.2008
Vueltita
Genèse des troubles et tradition folky génétique, à priori... Il faudra donc questionner et remettre en question mes propres interrogations, ainsi que mes conclusions et mes réactions [si l'on veut et que l'on peut quand on doit le faire, oeuf corse]... A moins que l'antique flou-tagada [fulgurant éclat aux répercussions sucrées] remporte la victoire dans un prélude insoupçonné. Mais je le doute, car je sens que je n'appartiens plus vraiment au grand tourbillon onrique. Musicalement parlant, j'ai envie de virer mon putain d'hémisphère irrationnel pour laisser une généreuse marge à la lucidité sélective [plutôt contemporaine] et devenir, pourquoi pas, un indécrottable troubadour subversif engagé dans une multiplicité de combats utopiques ou atypiques. Et oui, j'en ai assez d'écrire des chansons surréalistes que je suis le seul à pouvoir déchiffrer. Le monde est bien trop mal fichu, et la nuit, la nuit j'entends ces cris fantômes qui résonnent dans mes pensées... ce qui me ronge les os et la conscience. Je me dois donc de réagir au plus vite.
J'ai toujours su qu'une guitare et une voix pouvaient être des armes artistiques, mais je n'ai jamais eu vraiment la rage ni le courage de concrétiser cette noble possibilité. Maintenant, je sais que je dois le faire, et j'y mettrai toute l'acidité de mes viscères. Cependant, je tiens à garder quelques condiments surréalistes -des petites pincées deçà delà- je ne peux tout de même pas jeter mon berceau dans les flammes du changement.
17:20 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, oeuf, corse, flou-tagada
15.02.2008
Chimères lexicales III
Hum, voici une autre petite dose de néologismes koukiques:
*Krusturicabuleux: Désigne quelque chose, ou quelqu'un qui est fabuleux, fantastique, génial, splendide... C'est aussi un petit clin d'oeil à l'univers croustillant de Kusturica. Ex: Ton écharpe purpurine est krusturicabuleuse, j'aimerais tant avoir la même!
*Youpi: Ici, le terme est un adjectif, qui renvoie a quelqu'un qui est heureux, content. Je tiens à préciser qu'il doit être prononcé comme si c'était une exclamation [ youPiiiii! + petit sourire], de cette façon, il devient plus expressif. Ex: Je suis trop youpi en ce moment! J'espère que ça va durer!
*"Courroucoucou les cocos!": Mon préféré! C'est comme le chant langoureux d'un petit oiseau [pienso en el jilguerito, o en una palomita], et il faudra l'utiliser pour prendre congé, pour dire au revoir [en partenariat avec une petite gestuelle appropriée et en roulant les "r"]. Ex: Bon, je dois y aller, courroucoucou les cocos!
19:30 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, courroucoucou, les, cocos, youpi, krusturicabuleux
11.02.2008
Sainte Vivi: attisons le débat!
Comme s'il nous fallait-phallus un vieux prétexte idiot dans le calendrier occidental pour devenir romantiques. C'est l'une des inventions les plus grotesques qui soient, je vous le dis [un peu comme le ketchup américain, vous voyez?].
Alors, moi je dis non! Bouuu, bouuuu! Remballez-moi ce fête robotique à l'eau de rose! Et que ça saute! Hum.
23:30 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : kouka, saint, valentin
Duel
Je devais prendre le bouclier psychique ou la furieuse épée, j'ai donc choisi d'ouvrir une autre dimension.
01:05 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, épée, enflammée
10.02.2008
Formule
Etre vrai, tel un coup de poing dans une bagarre de rue, et rejoindre l'essence brute de la situation.
11:26 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, dada, pensée, poésie
06.02.2008
Chimères
Il y'a des
forces insolites, collées
sur mes rétines, dedans
mes rêves clos, pendant
vos décalages
------m--------ages
----i---------------ages,
partout-ze!
03:10 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, poésie, invasion
02.02.2008
Perte du talisman
Le transfert onirique
a bien été déclenché:
j'ai aperçu, su, bu, un
jardin parsemé de masques
et de ruisseaux noirs qui s'éventraient,
devant une maison-sangsue [ni dessous]
au réalisme sans cesse rétorqué.
Puis "ça", et "ce"? chacal-spectral-croqueur
d'étoiles juteuses et de cris personnels
brillant sous l'angle de la frayeur.
02:05 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, talisman, croqueur, poésie
30.01.2008
We can be heroes
-Tes héros? Qui sont tes héros Kouka?- M'a t'on demandé l'autre soir. Mais j'étais bien trop éméché et distrait pour répondre avec pertinence, alors, voici une réponse un peu plus lucide [si jamais tu erres par ici en mode "curieux", hum].
Tous ces amis, ces artistes, ces penseurs, ces combattants de la liberté, qui arrivent à me toucher profondément avec une réflexion transcendante et atypique, avec une création artistique enrichissante et sincère, avec un engagement politico-social intelligent, sont, eux tous, mes putains d'héros. Et, je continuerai à les admirer secrètement, tant qu'ils garderont leur essence particulière...
01:25 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, pensée
28.01.2008
Klorique
Vibrionnantes affres de l'existence,
-tremblements poussiéreux des échos de mes faiblesses-
venez, venez bordel de Sartre que je vous fesse!
23:55 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada
27.01.2008
Lexique koukique, suite
Voici d'autres bricolages ou déviations lexicales, mais cette fois, je rajoute aussi des expressions [pour varier et avarier les plaisirs].
*"Coucouille ça gazouille?": Expression pour saluer une personne que l'on connaît assez, sinon ça craint [à moins que l'on soit en mode désinvolte]. "Gazouiller" renvoie aussi bien au même verbe [oh! les oiseaux qui chantent sur les branches...] qu'à l'expression " Hey ça gaze" [piquée au Prince de Bel Air que je regardais tant jadis, yep].
*"Va te faire popcorner": Bon, faut bien riposter de temps en temps [dans ce monde de brutes]. Sinon, il m'arrive de remplacer le "Popcorner" par "Empailler", mais c'est un peu plus violent quoi.
*Narco: Insulte indirecte, c'est "Connard" en verlan. Mais, il faut le prononcer en roulant le "r" [c'est très imporrrtant, hum], de cette sorte on fait un peu allusion au "narco-trafiquant" [de conneries, d'actions scabreuses... oeuf corse].
*Cacash: Fric, pognon... du "cash" quoi, sauf que c'est fusionné au terme [très élégant] "Caca". Ex: File-moi ton cacash pour payer au monsieur.
*Décadanser: Se trémousser comme un zombi épileptique [genre ces jeunes qui vont aux raves, ou aux boites de sardine... loleuh!].
*Goût-acatélasse: Bon, je suis allé le chercher dans l'argot mexicain [mais cette exclamation est rarement utilisée], elle désigne un plat, un aliment, ou un choix qui dégoûte, qui répugne. Ex: Ce fromage est vraiment goût-acatélasse!
20:35 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, lexique, narco, décadanser, cacash, popcorner
23.01.2008
Vilain Kouka et son lexique
Et pourquoi "pan!", laisser son petit grain de folie dans ce ragoût géant!
Alors foilà, je vais élaborer au fur et à mesure mon petit "Lexique koukique", c'est à dire, une liste mots chimériques très personnels que j'ai envie de diffuser afin d'enrichir [hum, hum...] quelque peu notre langue communicative. C'est un doux rêve qui me poursuit encore naïvement, alors, pourquoi pas tenter de le concrétiser!!! Après tout, je suis libre, dans ce semblant de liberté... En tout cas, chers fantômes, n'hésitez pas à les utiliser [sans modérationeuuh].
Et pour commencer, voici trois koukismes:
*Bullicide: Qui annihile une bulle [sens figuré], rompre un univers, un monde imaginaire.
*Bullshitrie: Dérivé koukique du mot anglais "bullshit" [connerie, chose merdique...]. Hum, foilà, et vous pouvez le chercher sur Google, ça tombe chez moi [tralalalalère]. Exemple: Arrête tes bullshitries Kouka, ça vol pas très haut tu sais?
*Framboiser: Devenir tout rouge [de honte, d'embarras, sous le joug d'une émotion] comme nos amies les framboises. Cependant, je tiens à préciser que ce mot existait déjà [accommoder avec du jus de framboise], moi je rajoute un sens figuré, ex: Elle est renversante, quand elle me regarde, je ne peux m'empêcher de framboiser.
15:10 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, lexique, koukique, framboiser, bullicide, bullshitrie
20.01.2008
Roulade [slam de mierde]
Glisse, vice dans ma clope
ton cannabis mon pote!
Pas l'factice, qui pisse des maux,
je veux du vrai, iguana bio,
aux effets magiques et rigolos
genre une soupe de mikados: Oh! Oh! Oh!
Yep, j'ai besoin de ma dose
[de junky-jungle-grandiose]
car je le vaux bien, tu gépis?
Allez, nulle âme ne nous épie,
sors l'épice, le condiment
qui flingue la géométrie
de l'enfer glauque ambiant: "Pan!"
Et je te payerai, oui, sans mépris
avec des liasses de... mélancolie,
puisque je suis siiii fortuné
dans ce domaine taaant cultivé!
Amen, oh amen mon frère,
le doux Seigneur saigne
dans nos feuilles pleines.
"Juuuuuuuuuiiiick!"
Et nous continuerons ainsi
l'entreprise déliquescente,
jusqu'à l'indécente descente
des brigades du poil soumis.
15:55 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, marijuana, canabis
17.01.2008
Factum
Sur les pare-brises des passants pressés
-citrons caustiques du quotidien-
je l'ai cherché, gelé je l'ai cherché
l'homme orchestre aux poumons bruns!
15:30 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, écriture, mexique
12.01.2008
Die crampe
Joyeux égarés,
garants du vertige,
tétons, saignons les
mamelles de la nuit
jusqu'à l'agonie
de son petit lait,
car l'aube viendra
pour nous dessécher,
avec ses bijoux
aux violents reflets!
18:10 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada, marijuana
06.01.2008
Subway
Je fis l'inventaire fascinant des niches oniriques les plus antagoniques, allant des grottes cauchemardesques cannibales, aux fantasmes voluptueux férocement extravagants. Et pour cela, je n'avais guère besoin de rêver, tout était dans leurs haleines ostentatoires, dans leurs mégots de mots. Mon antenne sensorielle captais bien des choses, même trop de... ces choses. Je devais être branché sur une étrange fréquence cosmique.
13:20 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada
04.01.2008
Ubique
Plonger dans ton hors-champ de blé
le comble du comblé
rouler dans ta frêle narine et
cajoler, les quelques nerfs-transistors
de ton véloce cerf-volant
mais, au ralenti, comme un long calcul
qui s'éternise perversement
devant une inquiète marmelade
d'élucubrations turquoises
puis, je te sacre, et, tu me sondes
livrée aux rances délivrances
d'une contagion sinoque.
15:50 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada, marijuana
01.01.2008
K. minus [douce nostalgie]
19:55 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, surréalisme, poésie, photos
Fusée
Je m'en vais au fond
du pourpre siphon,
afin d'y fondre
foncièrement seul.
Et quand je renaîtrai, à l'insu du visible-risible,
je serai le petit cafard pourri qui te mord les orteils...
-Ah! Ah!
Ou peut-être bien,
juste une larme
qui se poignarde
sur ta pâle joue-
00:05 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, surréalisme, poésie
30.12.2007
Dibujos nuevitos
20:45 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dessins, dada
29.12.2007
Kébauche
03:45 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, surréalisme, poésie
27.12.2007
Sabrons le shampoing!
02:50 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia
25.12.2007
Père no-Truc
15:35 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, dada, folk, poésie, littérature
24.12.2007
Glaire Noël
Guirlandes aguichantes
-"glups!" sur la joue-
pellicules arctiques
-"glups!" sur la joue-
rubans tortionnaires
-"glups!" sur la joue-
bonhomie comédienne
-"glups!" sur la joue-
refrains éthyliques
-"glups!" sur la joue-
marshmallows vampires
-"glups!" sur la joue-
et les gens, fort contents
17:00 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia
19.12.2007
Tumultes
Offre-moi tes longs doigts pusillanimes
pour les trancher avec les moustaches de ma guitare
et les accords dissonants rempliront le boudoir
13:35 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, dada
14.12.2007
Mexique, photos (suite)
17:35 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada, surréalisme, yep, marijuana
12.12.2007
Déraillement
Je scrutais son bonnet bleu cyan dans la pénombre. Elle était assise à côté de moi, grelottante et lasse. On s'était réfugiés dans une cage d'escalier, dont la porte était miraculeusement ouverte, pour nous reposer un peu à l'abri du froid carnivore. Mais on arrivait pas à s'endormir, on avait tant de choses à se dire. Des choses qui troublent, des choses toutes rouges, comme les ampoules des arbres de la Croix Rousse [saignantes cerises lumineuses de Décembre]. Puis, j'ai passé mon bras sur son épaule tremblante, je voulais juste lui transmettre un peu de chaleur humaine, elle ne cessait de se plaindre du froid, et je ne pouvais point rester les bras croisés. Cependant, au fur et à mesure, la situation est devenue étrange. Je ne sais comment, je me suis retrouvé entrain de dessiner des cercles irréguliers, des ondes ricochantes, avec le bout de mes doigts sur ses cuisses tièdes. Et ces gestes, silencieux et nonchalants, la faisaient frissonner de plaisir... J'étais un autre, et Rimbaud rira dans sa tombe. Ce n'est vraiment pas dans mes habitudes d'agir de la sorte. J'ai pratiquement toujours réussi à contrôler mes pulsions lubriques, et Dieu sait que les hommes en débordent, mais cette nuit, dans cette cage d'escalier atemporelle, dans cette bulle voluptueuse et irréelle, j'ai franchi les frontières de ma propre éthique personnelle. Après quelques gentilles caresses, j'ai fini par m'abandonner à ses douces lèvres, ventouses pulpeuses de l'amour. Nos langues s'enroulaient avec violence, nos nez boxaient avec fougue, et nos mains, nos mains espiègles sont allées chercher les parties les plus cachées, les plus sensibles. Je bandais comme un chien, elle mouillait comme une reine. On aurait tant aimé rentrer l'un dans l'autre, faire l'amour secrètement dans ce nid fantôme, sous les ailes de notre animalité instinctive... Cependant, mon éthique endormie a bondi tout au fond de mon cerveau. Je ne pouvais guère aller plus loin, car je voyais en elle une amie, et rien d'autre. Je voulais pas me sentir minablement vide après l'acte, et devenir hypocrite comme tant d'hommes, et cela même si le désir mutuel était à son paroxysme... Alors, j'ai tout arrêté, de façon progressive. Je lui ai demandé pardon, et je l'ai embrassée une dernière fois, inexplicablement. Quand on est sortis de là, le vent du petit matin nous gelait les os. On est allés jusqu'à la gare, elle était pas très loin, il fallait juste suivre les voies du tramway qui s'étiraient devant nous. Une fois sur place, on s'est regardés longuement, j'ai cru à un moment donné qu'elle allait me gifler, mais elle m'a juste souri tendrement. Ensuite, on a échangés quelques mots hésitants pour se dire au revoir. Puis, elle est partie, en marchant tout doucement.
16:55 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, lyon
04.12.2007
Plousk
Minauder au piano bar
pouponner l'inaccessible
coaguler les tentations
et que la neige trombone!
18:35 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, dada
30.11.2007
Etoile filante
Je suivais son petit regard espiègle, il rebondissait partout, sur le papier peint, sur les bouteilles tièdes. C'était comme essayer d'attraper une luciole avec des baguettes chinoises. Impossible. J'avais beau essayer avec toute ma fougue animale, il finissait toujours de l'autre côté du bistrot, à des années lumières de mon orbite. Ces yeux étaient plus farouches que le tango que balançaient les deux musiciens fébriles, mais pourtant, le peu que j'ai pu voir d'eux, a suffit à m'hypnotiser. Et maintenant, ils me talonnent, dans les méandres de mon inconscience.
On croise des inconnues comme ça, insaisissables et fugaces.
17:15 Publié dans Réel rouillé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, dada
29.11.2007
Kesquite
Spirale de la volupté
cuisses molles mouillées
ronde envie de toi
soufflet.
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27.11.2007
"Pan!"
Tire de carabine,
foire d'hémoglobine,
j'ai cloué mon intestin
sur tes lobes en porcelaine.
Et les spectres cacochymes te fixent
avec une pétulance inquiétante,
ils voudraient bien tes boucles d'oreilles
pour s'adoniser devant leurs glaces...
19:30 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, dada
24.11.2007
Etrinzelte
Rires pirates voguant sur le bitume
cernes labourées par la fatigue
déchirons nos lèvres closes
bruine de chocolat, rose
éclatant le verglas humain.
Et thé-toi, et tue-moi
précieuse fibre
tzigane
ane
.
16:35 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada, surréalisme, yep, marijuana
19.11.2007
Dékranation
Je défonce la porte bleue, langue ouverte, yeux gluants. mais la rue demeure désespérément muette. je voudrais tant qu'elle jappe, qu'elle éjacule son foutre bitumeux sur mon hébétement lancinant. plouc! depuis que j'ai égaré mes moustaches de chat, je suis devenu bien flasque, vaguement pire qu'un matelas obèse tuméfié. et le silence poisseux me nargue avec ces raccourcis aigus, et les mouches kamikazes [marmelade] se fracassent sur mon front port-avions. il n'y a plus aucun geste transcendant, plus aucune respiration nutritive, mes soupirs sont devenus des obus atomiques. résonances putrides croissantes, ondes morbides nonchalantes. night, les spectres fredonnent des airs déliquescents au coeur mon inexistence théorisée. j'ai envie de dégueuler mon propre jambon de singe, auto-spéculations savamment sanguinolentes. fakir! l'avènement de l'avenue de l'Avenir se désintègre, mes interrogations se transmutent en impasses anarchistes. l'eau de vie devient feu de mort. cendres lacrymales, inceste cérébral. mes yeux sortent de ses coquilles! et la fille, celle qui clignote dans les brumes amorphes de mes songes déglingués, ne reviendra plus. des chimères, des putains de chimères infernales de mouise abjecte l'ont dévorée. logorrhée, la vitalité du cauchemar freudien se confirme, et les démons ocres sont bien là, juste à quelques pouces-arrachés de ma splendide carcasse inerte. il suffit d'ouvrir le placard, il suffit de... de... aorte bleue.
17:50 Publié dans What da fuck? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada, mexico, poesia, écriture
17.11.2007
Rata
Fantasmagórica musa insomne,
como una grieta en un cristal
que se propaga por los cielos
de mis oníricas guerras.
15:10 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, poésie, dada, mexico, poesia, écriture
14.11.2007
Demis-maux-mi
Crachat crépusculaire et derme fatigué
épaisse solitude édentant le vieil homme
manufacture stakhanoviste d'évocations écornées
il égratigne les satellites avec son escabeau
bistrot enfumé des ombres aux arômes de cuir
l'élégance grise ne gifle jamais sa parure
chevalier rouillé pestant devant un écran
ambulant potager de la sagesse biologique
Claudius rase ses spasmes avec noblesse
oeuil ténébreux au creux d'une bouteille
béret circoncis pour colonne paradigmatique
balancer de l'amidon aux pigeons cosmiques.
15:30 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia
12.11.2007
Tracteur moi
Valise imbue de réminiscences acidulées
la petite fille fantôme renifle des violettes
nuages désertiques aux crinières purpurines
j'ai remis mes habituelles chaussettes en gruyère
éclaboussements pompeux et artifices imberbes
les arbres chétifs masturbent les passants
oublions d'omettre l'abandon de la vertu
vertigineux-verres-verts du sérieux tyrannique
en amont de tes cils je cueille du persil
glissade sur un toboggan arc-en-cielique
l'hibou borgne outrage toujours les chouettes
ne me dis plus que les lutins sont des tapins
cuillères caramélisées multirécidivistes
prophètes bohèmes jonglant dans ta gorge
l'explosion cosmétique a flétri les tulipes
je suinte des fragments de peuples minuscules
formalités physiologiques et discussions internes.
17:45 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, dada
10.11.2007
Fabulistique
Retrouvailles féeriques et joies stratégiques
la myrtille humaine miaule avec insistance
murmurants fêlés pour affaler les folies félines
éternelles ruelles barrées d'accords mineurs
ovation pour l'excavation hasardeuse des sens
je trébuche vaillamment sur ses yeux accidentés
nationalité sucrée tutoyant les statues de praline
sporadique tendresse d'une pinte salivante
le chien mafieux cloué au mur fume son cigare
petite pomme enrhumée roulant parterre
il faudra corrompre et rompre le temps
raffales religieuses de bises paraplégiques
lampadaires hautains toisant mes promesses.
17:10 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia
08.11.2007
Tomadas




17:00 Publié dans Kroukissimes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, 2007, photos
05.11.2007
O.E.I
Révolution du soupir
bols diurnes et taciturnes
avaler mécaniquement le vide:
"Pan!"
Les faits d'hiver arrosent notre indifférence,
glaciation viscérale
manteau d'homme chétif.
On dira comme jamais
qu'on est devenus étrangers,
que le couple que nous sommes
ne s'accouple plus en somme.
Gnome.
Soustraction,
les vendanges de la monotonie nous ont défigurés
ainsi que la faucille des fausses divergeances...
---Oxymore----X---
X---Exponentiel----
---O---Infectieux---
Je-elle-est-suis devant un mur
solitude crépitante
néant
.
18:15 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, dada
03.11.2007
Taupes
Le volcan broussailleux se hisse
foutre clandestin, haleines de réglisse
on se murmure des silences humides
cigarette magique meublant nos palais
j'ai perdu ton index mais je sens tes seins
cerisiers incestueux du soleil levant
puis, on s'embrasse-braise-brassant
gifles baveuses et croquantes apostrophes
les sels de tes prunelles m'implorent
je replonge sous les draps, peau
vallée des larmes, oh!
15:35 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie, poesia, dada
02.11.2007
Tabasco
La masa gigante de agua ciega
desnudó y golpeó a todo el Estado,
la gente flota con su miseria,
las moscas zumban palizas,
nada quedó, excepto el hambre,
y nosotros, nos rascamos la nariz
iz
.
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31.10.2007
Ojeando en la cueva
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29.10.2007
Culebreando
Le diste varias vueltas averiadas al espejo de fuego,
ni siquiera se te quemó una sola lágrima de pelo,
y te miraban atonitamente los brujos fugaces del desierto,
tenías el cuerpo glutinoso y enroscado de una víbora:
"SSssiSSsiSSsiSssiSSssiSSssiSS!"
Pero nada te detuvo, te fuiste arrastrando hasta el cerro,
y un cuando llegaste a la cima, dibujaste nubes serpentinas
tinas
.
16:55 Publié dans Pwoëtsie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kouka, nicoya, mexique, folk, poésie

























